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Sommaire
- Devinez avant de lire
- En bref
- Ce que contient la liste, catégorie par catégorie
- Comment une espèce y entre, et ce que ça déclenche
- Une trentaine d’entrées par an
- Le numbat a changé de catégorie à Gland, pas à Canberra
- La baleine à bosse ne figure pas sur cette liste
- En France, la liste rouge se lit en pourcentages
- Questions courantes
Devinez avant de lire
Combien de taxons compte la liste officielle australienne des espèces menacées ?
La réponse :
Panorama
Les forêts d’Alpine Ash du continent australien sont entrées au registre fédéral des écosystèmes menacés le 20 mars 2026, en catégorie « en danger ». Deux mois plus tôt, c’étaient les zones humides des Macquarie Marshes, en Nouvelle-Galles du Sud. Ce registre porte un sigle : la liste EPBC, du nom de la loi fédérale australienne de 1999 qui l’institue.
Au 24 septembre 2026, le registre officiel australien des espèces menacées comptait 2 222 taxons (700 animaux, 1 522 plantes), plus 142 communautés écologiques inscrites à part. Ce total n’est publié nulle part tel quel : la base SPRAT du ministère australien de l’Environnement tient la faune et la flore sur deux listes séparées.
En bref
- La liste australienne des espèces menacées porte 2 222 taxons, dont plus des deux tiers de plantes, et 142 communautés écologiques sont listées à part.
- Six catégories, de « éteinte » à « dépendante de mesures de conservation », chaque entrée avec sa date d’effet.
- Trente-neuf ajouts en 2025, contre 130 en 2023, pour une moyenne de 31 par an.
- La part des taxons classés « en danger critique » est passée de 1 % du registre en 2000 à 20 % en 2025.
- Le numbat est descendu en « quasi menacé » sur la liste rouge mondiale en juillet 2026 sans changer de statut en Australie.
Ce que contient la liste, catégorie par catégorie
Six catégories structurent la liste EPBC : éteinte, éteinte à l’état sauvage, en danger critique, en danger, vulnérable, dépendante de mesures de conservation. La catégorie « en danger » domine avec 870 taxons, devant « vulnérable » (784) et « en danger critique » (458). La liste de la flore est plus de deux fois plus longue que la liste de la faune : 615 plantes en danger, 563 vulnérables, 309 en danger critique, 35 éteintes.
Deux entrées sur trois du registre australien sont donc des plantes, quand les récits publics portent sur des mammifères et des oiseaux.

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Le classement par groupe mesure des volumes inscrits, sans rien dire du niveau de menace. Le tableau croise les deux.
| Groupe | Taxons inscrits | Dont « en danger critique » | Dont « éteints » |
|---|---|---|---|
| Oiseaux | 186 | 18 | 22 |
| Mammifères | 152 | 9 | 39 |
| Autres animaux (surtout invertébrés) | 114 | 49 | 1 |
| Reptiles | 104 | 27 | 1 |
| Poissons | 91 | 28 | 0, et 1 éteint à l’état sauvage |
| Grenouilles | 53 | 18 | 4 |
| Total faune | 700 | 149 | 67 |
| Flore | 1 522 | 309 | 35 |
| Total faune et flore | 2 222 | 458 | 102 |
| Communautés écologiques (liste distincte) | 142 | 60 | catégorie inexistante |
Une précision de vocabulaire : « autres animaux » recouvre surtout les invertébrés, et c’est le groupe qui porte le plus d’entrées en danger critique de toute la faune, avec 49 taxons. Les mammifères, eux, concentrent les disparitions : 39 des 67 animaux classés éteints sur la liste.

Comment une espèce y entre, et ce que ça déclenche
Chaque ligne de la liste porte une date d’effet, comme un acte d’état civil. Le numbat est « listé en danger » depuis le 15 février 2018. Le phascogale à queue rouge est « vulnérable » depuis le 7 décembre 2016. L’inscription est un acte juridique daté, et le registre s’amende taxon par taxon.
L’entrée s’accompagne d’un avis de conservation approuvé, rédigé par le Threatened Species Scientific Committee, le comité scientifique qui conseille le ministre de l’Environnement. Celui du numbat est entré en vigueur le jour même de son classement, d’après sa fiche officielle. Un plan de rétablissement, préparé par le service des parcs et de la faune d’Australie-Occidentale, court depuis le 16 août 2017.
La catégorie retenue commande la suite. Seules les espèces classées en danger critique, en danger, vulnérable ou éteintes à l’état sauvage peuvent faire l’objet d’une décision de plan de rétablissement. Les fiches des espèces non éligibles le mentionnent noir sur blanc. Une ligne de plus sur la liste, c’est une obligation de plus pour l’administration fédérale.
La base SPRAT publie une fiche par taxon : la catégorie en vigueur, la date d’effet, l’avis de conservation, le plan de rétablissement s’il existe et les décisions auxquelles l’espèce est ou n’est pas éligible. C’est là que le statut légal d’une espèce australienne se lit d’une traite.
Les communautés écologiques ont leur propre liste, et les dates récentes s’y bousculent. Les arbustaies d’Illawarra-Shoalhaven sur affleurements volcaniques sont passées en danger critique le 12 mars 2026, le Murray en aval de la Darling le 16 janvier 2026, les Macquarie Marshes en danger le même jour. Sur les 142 entrées, 60 sont en danger critique et 2 seulement sont classées vulnérables.
Une trentaine d’entrées par an
Trente-neuf espèces ajoutées en 2025.
Le rapport annuel Australia’s Environment, produit par le réseau de recherche TERN, chiffre le rythme. Trente-neuf entrées en 2025, après un record de 130 en 2023, pour une moyenne de 31 ajouts par an. Huit écrevisses d’eau douce et deux dauphins marins figurent parmi les arrivées de 2025.
La composition du registre bouge plus vite que sa taille. La part des taxons classés « en danger critique », le niveau de menace le plus élevé, est passée de 1 % du total en 2000 à 20 % en 2025. Treize espèces alors, 434 aujourd’hui. Le registre ne s’allonge pas seulement : il se durcit.
Le numbat a changé de catégorie à Gland, pas à Canberra
La liste rouge mondiale de l’UICN a publié sa version 2026-1 le 9 juillet 2026 : 175 909 espèces évaluées, 49 505 menacées d’extinction. Le numbat y quitte la catégorie « en danger » pour « quasi menacé ». Sa population est remontée d’environ 300 individus à la fin des années 1970 à 2 000 ou 3 000 aujourd’hui, sur 0,04 % de son aire d’origine.

« Un effort de conservation de long terme, stratégique et collaboratif, fonctionne », résume le professeur John Woinarski, coprésident du groupe de spécialistes UICN des marsupiaux et monotrèmes d’Australasie, dans le communiqué de l’organisation. Le redressement doit beaucoup aux travaux de Tony Friend dans les années 1980 et à un plan de rétablissement de 1994. Ont suivi le contrôle des prédateurs par appâts et clôtures, l’élevage au zoo de Perth et cinq populations réintroduites devenues autonomes.
Les chats harets et les renards restent les deux menaces principales, et le numbat est le dernier représentant vivant de la famille des Myrmecobiidae. Sur la liste australienne, il reste classé « en danger ». Les deux registres ne répondent pas à la même question : l’UICN évalue un risque d’extinction mondial, la liste EPBC déclenche des obligations fédérales australiennes.
La baleine à bosse ne figure pas sur cette liste
Megaptera novaeangliae n’apparaît pas sur la liste des espèces menacées. Sa fiche SPRAT porte une seule mention de statut : « Listed migratory », au titre de la loi australienne et de la convention de Bonn. L’animal est protégé dans les eaux australiennes sans être inscrit au registre des espèces menacées, et sa fiche précise qu’il n’est pas éligible à une décision de plan de rétablissement.
AAP comptait 1 417 scènes de nourrissage de baleines à bosse le 28 août 2026, sur la côte est australienne. Les dugongs de Shark Bay se comptent par recensement aérien. Ces décomptes viennent d’observations de terrain, quand le registre fédéral ne compte que des inscriptions datées.
Et chez nous ?
En France, la liste rouge se lit en pourcentages
La liste rouge nationale est réalisée par le Comité français de l’UICN et PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD). Elle publie des taux par groupe, chapitre par chapitre. En France métropolitaine, 32 % des oiseaux nicheurs sont menacés, 28 % des crustacés d’eau douce, 24 % des reptiles, 23 % des amphibiens, 19 % des poissons d’eau douce, 15 % des orchidées et 14 % des mammifères.
Outre-mer, les taux montent : 43 % de la flore de Mayotte et 41 % de celle de La Réunion sont menacées, contre 15 % en Guadeloupe. À La Réunion, plus d’un tiers des espèces d’oiseaux sont menacées ou déjà éteintes.
Comparer les deux pays ligne à ligne est impossible : la France ne publie pas de total national d’espèces inscrites, seulement des proportions par groupe.
Quatre grenouilles australiennes sont classées éteintes sur ce registre, et rien ne les en retire.
Questions courantes
La catégorie « dépendante de mesures de conservation », à quoi correspond-elle ?
Elle compte 7 taxons sur toute la liste australienne, et ce sont tous des poissons. Aucun oiseau, aucun mammifère, aucune plante n’y figure.
Un registre d’espèces menacées peut-il contenir des espèces déjà éteintes ?
Oui. Cent deux taxons y sont classés « éteints », et un poisson est classé « éteint à l’état sauvage », seul cas de cette catégorie sur les deux listes.
Les communautés écologiques suivent-elles les mêmes catégories que les espèces ?
Non. Leur liste n’utilise que trois niveaux de menace, sans catégorie « éteinte », et une entrée y est rangée comme actuellement non éligible.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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