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Au Field Museum de Chicago, un serpent brun-rougeâtre de Nouvelle-Guinée porte désormais un nom de rock star. L’espèce s’appelle Lielaphis slashi, en hommage à Slash, guitariste de Guns N’ Roses et amateur de reptiles depuis l’enfance. Sa description est parue le 11 août 2026 dans la revue Zootaxa, signée par sept chercheurs emmenés par Tianqi Huang et Sara Ruane.
À retenir
- L’animal est nocturne et se tient au pied des grands arbres, dans les basses terres du nord-est de la Nouvelle-Guinée.
- Il n’est pas venimeux : ses dents arrière élargies lui servent à saisir de petits lézards et des œufs de reptiles.
- Il n’étouffe pas ses proies non plus. La constriction, c’est l’affaire des boas.
Comment « découvre »-t-on encore un serpent en 2026 ? Pas en le croisant dans la jungle. Le spécimen dort d’abord en collection. Il n’en sort que le jour où une équipe a de quoi trancher. Ici : séquençage à haut débit, comptage d’écailles, et un modèle écologique qui montre que la bête n’occupe pas le même habitat que ses cousines.
Décrit le 11 août 2026 dans la revue Zootaxa, Lielaphis slashi porte de 19 à 20 le nombre d’espèces connues du genre Lielaphis, vingt ans après la collecte de son spécimen en Nouvelle-Guinée.
Le serpent mesure soixante et onze centimètres, à peu près la longueur d’un manche de guitare. Le reste du parcours tient en six lignes.
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| Collecte, 2006 | Chris Austin, de l’université d’État de Louisiane, récolte le serpent en Nouvelle-Guinée, de nuit, au pied d’un grand arbre |
| Génétique | Séquençage à haut débit des données de douze espèces déjà décrites du genre Lielaphis |
| Morphologie | Comptage d’écailles : le nombre diffère de celui des espèces voisines |
| Écologie | Modélisation d’habitat : la niche ne recouvre pas celle des cousines |
| Publication, 11 août 2026 | Zootaxa 5866(2), pages 305 à 319, DOI 10.11646/zootaxa.5866.2.6 |
| Annonce publique, 20 août 2026 | Le Field Museum dévoile l’épithète retenue : slashi |
Le nom, lui, n’a rien d’un tirage au sort. Le choix de l’épithète est revenu aux auteurs de la description, et c’est Sara Ruane, conservatrice associée en herpétologie au Field Museum et dernière signataire du papier, qui l’a fait. « Guns N’ Roses est l’un de mes groupes préférés depuis le CP, et en CM2 j’avais déjà annoncé à ma maîtresse que je voulais devenir herpétologiste », raconte-t-elle. À douze ans, elle reçoit un numéro de Reptiles Magazine avec Slash en couverture, son python réticulé sur les épaules.
Le guitariste a répondu publiquement : « En herpéphile de longue date, je suis extrêmement honoré et touché qu’un Lielaphis slashi de Nouvelle-Guinée porte mon nom. » Le musée a sorti le spécimen de ses réserves pour une séance de présentation au public.
Pourquoi ça compte ? Le nom fait parler d’un endroit dont on parle peu. « Les habitats d’où vient le serpent de Slash sont menacés par des industries comme la culture du café et l’exploitation minière », rappelle Sara Ruane dans le communiqué du musée. Le même mécanisme avait sorti de l’ombre un félin décrit en Bolivie, et il éclaire aussi la spirale des embryons de serpents.
Les auteurs concluent que les lacunes de connaissance sur les serpents de la région restent béantes. Il reste donc des noms à distribuer.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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