![]()
Le chiffre
Vous avez déjà jeté une pièce dans une fontaine en faisant un vœu. À Yellowstone, quelqu’un vient la ramasser : l’équipe géologie du parc national a retiré plus de 20 100 déchets des zones hydrothermales pendant la saison 2026, d’après le bilan de saison de l’observatoire volcanologique de l’USGS. Dans le lot : 2 canards en caoutchouc, 5 AirPods, 6 gouttières dentaires Invisalign et une carte Uno.
20 100déchets retirés des zones hydrothermales de Yellowstone sur la saison 2026
S’y ajoutent 5 600 pierres et bâtons, lancés dans les bassins et les geysers pour voir ce qui se passe. Sur la seule saison 2026, l’équipe géologie du parc national de Yellowstone a retiré 25 700 objets des zones hydrothermales, dont plus de 20 100 déchets et 280 casquettes, selon le bilan publié le 14 septembre 2026 par l’observatoire volcanologique de l’USGS. L’USGS cite le Midway Geyser Basin, les abords d’Old Faithful et l’Upper Geyser Basin, c’est-à-dire les passerelles les plus fréquentées du parc.
Ce que les visiteurs laissent tomber
L’inventaire tient de la brocante de fin d’été : 54 bouchons d’objectif, 47 élastiques à cheveux, 42 crayons, 36 paires de lunettes de soleil, 20 cartes magnétiques d’hôtel. Vient ensuite le rayon des trouvailles improbables, où l’on croise 15 faux ongles, 8 petites voitures, 7 photos Polaroid, 6 badges Junior Ranger et 3 pin’s Delta Airlines. Le détail, poste par poste :
| Objet | Quantité |
|---|---|
| Déchets, tous types | plus de 20 100 |
| Pierres et bâtons | 5 600 |
| Casquettes et chapeaux | plus de 280 |
| Pièces de monnaie | plus de 18 dollars |
| Bouchons d’objectif | 54 |
| Élastiques à cheveux | 47 |
| Crayons | 42 |
| Paires de lunettes de soleil | 36 |
| Figurines | 22 |
| Cartes magnétiques d’hôtel | 20 |
| Faux ongles | 15 |
| Petites voitures | 8 |
| Photos Polaroid | 7 |
| Gouttières dentaires Invisalign | 6 |
| Badges Junior Ranger | 6 |
| AirPods | 5 |
| Pin’s Delta Airlines | 3 |
| Tees de golf | 3 |
| Balles rebondissantes | 3 |
| Canards en caoutchouc | 2 |
| Carte Uno | 1 |
Les pièces, elles, viennent de partout : pesos, yens, euros, dollars canadiens. Leur total tient dans une poche, un peu plus de 18 dollars, et la photo officielle du parc les montre étalées à côté des billets et des bijoux remontés cette saison.

Reste la question que personne ne se pose en lançant son centime : qu’est-ce que ça fait au bassin ?
Pourquoi le vœu abîme la source
Les couleurs d’une source chaude sont vivantes. Ce sont des tapis de micro-organismes thermophiles, et chaque teinte correspond à une plage de température : les bactéries orange, brunes et vertes prospèrent dans les eaux les moins chaudes. Refroidissez l’eau, et la population change. Or « toute matière étrangère peut endommager ou altérer définitivement une structure hydrothermale », prévient l’USGS : en bouchant son alimentation en eau, en bloquant ou en détournant son chenal d’écoulement, ou en la polluant de produits chimiques et de sédiments.
Morning Glory Pool, dans l’Upper Geyser Basin, en est la démonstration grandeur nature. Des milliers de livres de pièces, de déchets, de cailloux et de rondins y ont été jetés ; les débris se sont incrustés dans les parois et dans la bouche du bassin, la circulation d’eau a ralenti, la température est tombée, et les bactéries orange et jaunes ont pris la place. Surnommé « la poubelle » dans les années 1950, le bassin affiche aujourd’hui 70,7 °C en moyenne et une couleur qui a changé au cours du XXe siècle. L’USGS le cite toujours comme le cas d’école du parc.
Yellowstone a déjà servi de correctif à une belle histoire : AAP racontait le 18 juin 2026 comment la science avait démonté le mythe du loup censé avoir rendu leurs rivières au parc. Le mécanisme se répète ici, en plus petit et en plus banal. En France aussi l’eau sort brûlante du sol : les sources de Chaudes-Aigues, dans le Cantal, jaillissent entre 50 et 82,5 °C, les plus chaudes de France métropolitaine. À la différence des bassins de Yellowstone, elles sont captées et conduites jusqu’aux bains, pas laissées à ciel ouvert au bord d’une passerelle.
Une partie du butin va resservir : une fois la saison 2026 close, les casquettes encore portables seront lavées et données à des associations locales.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 3
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 4
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 5
1,661 mètre à Marseille, le zéro qui fixe l’altitude de toute la France continentale
Nos dossiers
- France395
- Science283
- Culture197
- Consommation175
- Santé publique171
- Patrimoine167
- IA167
- Sport160
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

