![]()
Sommaire
- Qui vote pour le Ballon d’Or, exactement ?
- Combien rapporte une place dans un top 10 ?
- Quel score un joueur peut-il atteindre au maximum ?
- Pourquoi un excellent joueur peut-il finir à zéro point ?
- Sur quels critères les jurés sont-ils censés trancher ?
- Le Ballon d’Or est-il le seul trophée de la soirée ?
- Combien de Français sur la liste, et où se joue la soirée ?
- Favoris, palmarès, trophée : que savait-on avant le 26 octobre ?
Décryptage
Publié le 14 septembre 2026 · Mis à jour le 6 novembre 2026 à 12h30
Le Ballon d’or de France Football est voté par cent journalistes, un par pays, choisis parmi les cent premières nations du classement mondial FIFA masculin. Pour l’édition 2026, leur scrutin s’est clos le 28 septembre selon beIN Sports, et le palmarès a été révélé le lundi 26 octobre 2026 au London Palladium (fin des votes et date du résultat). Harry Kane l’a emporté devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal, selon le palmarès publié par l’UEFA.
Vous cherchez votre joueur préféré parmi les 30 nommés au Ballon d’Or 2026 et vous ne le trouvez pas. La liste est tombée le 8 septembre 2026, le trophée a été remis le lundi 26 octobre 2026 au London Palladium de Londres, et ce qui a décidé du nom gravé dessus n’est pas un débat de comptoir mais une addition : cent journalistes, un par pays, dix cases à remplir chacun.
Qui vote pour le Ballon d’Or, exactement ?
Cent journalistes spécialisés, un seul par pays, choisis parmi les cent premières nations du classement mondial FIFA masculin. Les rédactions de France Football et de L’Équipe désignent ces jurés, et l’UEFA co-organise la cérémonie depuis 2024, rappelle le règlement du scrutin. Aucun joueur, aucun entraîneur, aucun public ne vote. Une nation vaut une voix : au dépouillement, la France pèse exactement autant que n’importe quelle autre fédération du top 100 mondial. Pour la France, ce bulletin revient au rédacteur en chef de France Football, et il ne pèse que 15 des 1 500 points possibles. Le collège n’a pas toujours été aussi resserré : en 2013, sélectionneurs et capitaines votaient aussi, et Franck Ribéry, troisième, impute encore sa défaite à une prolongation de quatorze jours du scrutin. Le Ballon d’or africain, que la CAF remettra à Lagos le 7 décembre 2026 après le sacre d’Achraf Hakimi, relève d’un tout autre jury : commission technique, entraîneurs, joueurs et médias africains. Ces quatre collèges de votants pèsent chacun autant dans le résultat, et la CAF a publié le détail de leurs votes neuf jours après la cérémonie de 2025, à Rabat. Depuis 1992, seuls Samuel Eto’o et Yaya Touré ont gagné quatre fois le trophée de la CAF, quand Achraf Hakimi n’y a été sacré qu’une fois, en 2025. À Londres, le Marocain a fini 13e et Sadio Mané 29e ex aequo, selon Sports Illustrated, un classement qui ne dit pas qui partira favori à Lagos.
Combien rapporte une place dans un top 10 ?
Chaque juré classe dix joueurs parmi les trente nommés. Son numéro un empoche 15 points, le deuxième 12, puis viennent 10, 8, 7, 5, 4, 3, 2 et 1 point pour le dixième, selon le détail du barème. La pente est raide en haut et plate en bas : une seule première place vaut autant que les cinq dernières réunies. En 2025, cinq Parisiens du top 10 avaient capté à eux seuls 2 910 des 6 700 points distribués, et le PSG compte dix nommés en 2026. Le détail bulletin par bulletin ne sort qu’après la cérémonie : en 2025, France Football l’a publié quatre jours après le sacre, et 73 jurés sur 100 y plaçaient Ousmane Dembélé premier. Les cent bulletins de 2026, juré français compris, doivent paraître le 31 octobre dans France Football, dont le rédacteur en chef situe l’écart entre Kane et Mbappé sous les 41 points. Le barème a déjà changé : en 2006, chacun des 52 jurés européens ne classait que cinq joueurs, de 5 points à 1, et Zidane avait fini cinquième, loin derrière Cannavaro. Six ans plus tôt, Luís Figo l’avait devancé de 16 points, 197 contre 181 : Zidane, sacré une seule fois, en 1998, a manqué là un deuxième Ballon d’Or. Sous ce barème à cinq noms, Ronaldinho a remporté son unique Ballon d’Or en 2005, avec 225 points sur 260 possibles, avant de glisser au quatrième rang en 2006, puis au douzième en 2007.
La suiteGolden Boy, qui va gagner en 2026 ? Cubarsí favori, trois Français en finale · 6 novembre
Le graphique ci-dessous met ces dix marches côte à côte.

Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre
Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :
Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :
Le tableau reprend les mêmes valeurs et ajoute la colonne que personne ne publie : ce que chaque rang rapporterait si les cent votants s’accordaient dessus.
| Rang sur le bulletin | Points | Part du bulletin | Total si les 100 votants s’accordent |
|---|---|---|---|
| 1re place | 15 | 22,4 % | 1 500 |
| 2e place | 12 | 17,9 % | 1 200 |
| 3e place | 10 | 14,9 % | 1 000 |
| 4e place | 8 | 11,9 % | 800 |
| 5e place | 7 | 10,4 % | 700 |
| 6e place | 5 | 7,5 % | 500 |
| 7e place | 4 | 6,0 % | 400 |
| 8e place | 3 | 4,5 % | 300 |
| 9e place | 2 | 3,0 % | 200 |
| 10e place | 1 | 1,5 % | 100 |
Quel score un joueur peut-il atteindre au maximum ?
Au Ballon d’Or 2026, remis le 26 octobre 2026 à Londres, aucun joueur ne pouvait dépasser 1 500 points (100 journalistes votants, 15 points maximum par bulletin), et cinq des 30 nommés étaient français. Ce plafond reste théorique : il faudrait que les cent jurés placent le même homme en tête de leur liste. Un bulletin met 67 points en circulation (15 + 12 + 10 + 8 + 7 + 5 + 4 + 3 + 2 + 1), soit 6 700 points répartis sur tout le jury. Le vainqueur en ramasse une part, pas la totalité. En 2024, Rodri n’a devancé Vinicius que de 41 points, selon ESPN, soit sept bulletins à inverser pour changer de lauréat, chaque inversion des deux premiers déplaçant six points.
Pourquoi un excellent joueur peut-il finir à zéro point ?
Parce que vingt des trente nommés repartent bredouilles de chaque bulletin. Dix cases, trente noms : le scrutin force chaque journaliste à laisser les deux tiers de la liste des 30 de côté. Un joueur admiré partout, mais onzième dans la tête de la majorité des jurés, termine avec un total dérisoire, parfois nul. Le classement final mesure donc moins la qualité d’une saison que l’aptitude à entrer dans des top 10. D’autres ne figurent même pas sur la liste club par club des nommés 2026, comme Mohamed Salah, quatrième en 2025, ou Désiré Doué. Le règlement a longtemps fait pire : réservé aux joueurs européens jusqu’en 1994, le trophée n’a jamais été remis à Pelé, auquel France Football en a attribué sept a posteriori.
Sur quels critères les jurés sont-ils censés trancher ?
Trois, et dans cet ordre : les performances individuelles et le caractère décisif, l’aspect collectif et les trophées remportés, puis la classe et le fair-play. La saison de référence court d’août 2025 à juillet 2026, Coupe du monde comprise, ce qui a pesé lourd sur cette édition. Harry Kane a marqué 73 buts pour le Bayern et l’Angleterre en 2025-2026, selon l’UEFA, et ce total figure parmi les raisons de son sacre devant Kylian Mbappé. En cas d’égalité de points, on compare le nombre de premières places obtenues, puis de deuxièmes, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un nom sorte.
Le Ballon d’Or est-il le seul trophée de la soirée ?
Non. La même annonce du 8 septembre 2026 a dévoilé 30 joueuses pour le Ballon d’Or féminin, dix jeunes pour le Trophée Kopa, cinq gardiens pour le Trophée Yachine, ainsi que les nommés aux titres d’entraîneur et de club de l’année. Le jury féminin, lui, compte cinquante votantes, moitié moins que le masculin. Créé en 2018, le trophée féminin a été remporté d’abord par Ada Hegerberg, puis cinq fois sur sept par une Espagnole du FC Barcelone. Troisième le 26 octobre, Lamine Yamal, 19 ans, a manqué l’occasion de devenir le plus jeune Ballon d’Or, record que garde Ronaldo, lauréat à 21 ans en 1997. Le Brésilien a ajouté un second trophée en 2002, et Cristiano Ronaldo en compte cinq : les deux Ronaldo réunis restent à un trophée des huit de Messi. À l’autre bout du palmarès, Stanley Matthews, premier lauréat en 1956, avait 41 ans et 10 mois, un record d’âge jamais battu depuis. Le Trophée Kopa, voté par les anciens Ballons d’Or, a un rival confié à des journalistes, le Golden Boy de Tuttosport : leurs palmarès ont divergé trois fois, en 2018, 2019 et 2025. Aucun règlement n’interdit à un Golden Boy de remporter ensuite le Ballon d’Or, mais seul Lionel Messi l’a fait, primé à Turin en 2005 puis sacré en 2009. Le prix de Turin, réservé aux moins de 21 ans, n’a jamais sacré deux fois le même joueur, par convention selon Sports Illustrated, et sa limite d’âge se compte à l’année de naissance. Le trophée des jeunes porte le nom de Raymond Kopa, fils d’immigrés polonais descendu à la mine adolescent à Nœux-les-Mines, Ballon d’Or 1958 sous le maillot du Real Madrid. Pour y prétendre en 2026, il faut être né après le 31 juillet 2005, une règle d’âge qui a écarté Désiré Doué, deuxième du trophée en 2025.

Combien de Français sur la liste, et où se joue la soirée ?
Ousmane Dembélé, tenant du titre, Kylian Mbappé, Michael Olise, William Saliba et Dayot Upamecano : cinq nommés français sur trente. Le 26 octobre, Mbappé a fini deuxième et Dembélé septième, selon le classement complet relayé par Sports Illustrated. Mbappé reste ainsi sans Ballon d’Or, et ses rangs année par année depuis 2017 montrent ce qui lui a manqué cette fois. Michel Platini, lauréat trois fois de suite, de 1983 à 1985, reste le seul Français à avoir gagné plusieurs Ballons d’Or. Avec le sacre de Dembélé en 2025, la France compte huit Ballons d’or, autant que l’Argentine, mais partagés entre six lauréats, quand Lionel Messi a remporté seul les huit argentins. Karim Benzema, quatrième en 2021, n’a été sacré qu’une seule fois, en 2022, à 34 ans, sous le maillot du Real Madrid. Côté féminin, Selma Bacha, Melvine Malard et Wendie Renard portent à huit le nombre de Français nommés sur les deux listes. Cela ne donne pas une voix de plus à la France, puisque le jury compte un votant par pays. La 70e édition a quitté Paris pour le London Palladium le lundi 26 octobre 2026, la première à Londres en soixante-dix ans de trophée. La soirée a commencé à 21 heures, heure de Paris, et passait en France sur La Chaîne L’Équipe, la diffusion gratuite de DAZN excluant le territoire français. La cérémonie précédente s’était tenue au Théâtre du Châtelet, à Paris. Sur place, un seul guichet, celui de l’UEFA, vendait les rares billets encore disponibles, et les formules d’hospitalité à 3 000 livres hors taxe étaient épuisées. Le théâtre ouvert en 1910 compte 2 286 fauteuils, et sa scène reste associée à la naissance du mot « Beatlemania », en octobre 1963.
Favoris, palmarès, trophée : que savait-on avant le 26 octobre ?
- Calendrier, confirmé au 24 octobre : la cérémonie a commencé le lundi 26 octobre 2026 à 21 heures, heure de Paris (20 heures à Londres), au London Palladium, animée par Thierry Henry et Kate Scott (UEFA). En France, elle passait sur La Chaîne L’Équipe et en streaming gratuit, L’Équipe figurant comme diffuseur français dans la liste des partenaires TV de l’UEFA.
- Les votes étant clos depuis le 28 septembre, les cotes ne parient que sur un résultat déjà écrit : Harry Kane partait favori, coté 2/5 au mieux le 22 octobre selon Oddschecker, devant Lamine Yamal (3/1) et Kylian Mbappé (22/1). L’Anglais a bien été sacré, premier joueur de son pays lauréat depuis 25 ans, selon l’UEFA.
- Au 13 octobre 2026, Oddschecker cote Kylian Mbappé troisième favori à 23, soit environ 4 % de chances implicites, malgré ses dix buts au Mondial. Il a finalement terminé deuxième.
- Lionel Messi compte huit Ballons d’or, Ronaldo cinq : à eux deux, 13 des 15 éditions disputées entre 2008 et 2023, et seul Messi figure parmi les nommés de 2026.
- Au trophée Kopa, remis le même soir, Lamine Yamal a remporté un troisième sacre d’affilée parmi dix nommés de moins de 21 ans, départagés par les anciens Ballons d’Or, rapporte beIN Sports.
- Le Ballon d’Or féminin a changé de mains : Aitana Bonmatí, lauréate en 2023, 2024 et 2025, ne figurait pas parmi les 30 nommées. Alexia Putellas l’a remporté, selon l’UEFA.
- Le vainqueur ne touche aucune dotation de l’organisateur : les primes, comme les 3 millions d’euros prévus en 2017 dans le contrat de Neymar au PSG, sortent des clubs.
- Le trophée lui-même, laiton doré serti sur un bloc de pyrite, sort depuis 1956 de l’atelier parisien de Mellerio, au 9 rue de la Paix, après une centaine d’heures de travail.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Grève 5 novembre 2026 avion : la DGAC ne demande aucune annulation - 2
Grève du 5 novembre 2026 transport : métro normal, RER B à 1 sur 2 - 3
Grève du 5 novembre 2026, bilan et suite décidée le 9 novembre - 4
Comment assister à Miss France 2027 au Futuroscope, et combien coûte une place - 5
Élections de mi-mandat aux États-Unis le 3 novembre 2026, résultats dès minuit à Paris
Nos dossiers
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

