![]()
Flash
Gonflez les joues, calez le coquillage, soufflez : dimanche 2 août, le port de Moguériec, à Sibiril (Finistère), a rouvert son championnat du monde de cracher de bigorneau, l’un des rendez-vous les plus réjouissants de l’été breton.
Le principe tient en une bouchée. Un bigorneau posé sur la langue, trois essais, et l’on souffle le coquillage le plus loin possible sur une piste de 20 mètres. Rien de bien sérieux ? Détrompez-vous : depuis 2005, la kermesse Jules-Verne aligne à 14 heures des lanceurs venus de toute la Bretagne, entre le crabinaudrome et les jeux de la fête du port.
Et un chiffre plane sur chaque édition. Onze mètres et quatre centimètres : le record, signé Alain Jourden en août 2011, n’a jamais été battu. Quinze étés que la marque tient bon, comme un totem planté dans le sable. L’édition 2026 l’avait de nouveau remise en jeu, sans que personne, pour l’heure, ne soit venu la chatouiller.
L’histoire, elle, est aussi savoureuse que la discipline. Le cracher de bigorneau serait né par hasard sur une plage voisine de Roscoff : des CRS de garde, coincés sous la pluie, se seraient mis à souffler des coquillages avec des enfants pour tuer l’ennui. Vingt ans plus tard, la blague est devenue une institution, avec sa catégorie féminine ouverte dès la création et ses habitués qui reviennent, chaque été, viser la fameuse ligne.
À retenir
- Le championnat du monde de cracher de bigorneau se tient à Sibiril, au port de Moguériec, chaque été depuis 2005.
- Trois essais par lanceur, sur une piste de 20 mètres : on souffle le coquillage le plus loin possible.
- Le record officiel reste 11,04 m, réalisé par Alain Jourden en 2011, jamais dépassé.
- Tout est organisé par l’école publique Jules-Verne, au profit de ses élèves.
Pourquoi ça compte
Derrière la franche rigolade se cache une jolie mécanique de village : des bénévoles, une école à faire vivre et un record devenu patrimoine local à force de résister. Sibiril n’a besoin ni de stade ni de podium olympique pour faire salle comble ; il lui suffit d’un coquillage, d’une ligne dans le sable et d’un dimanche d’août. C’est ça, le sport hors du score : une bonne humeur qui se transmet, comme un autre mondial de village ailleurs en France.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 3
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 4
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 5
Résultat du Super Loto du 18 septembre : 13 millions gagnés
Nos dossiers
- France395
- Science279
- Culture196
- Consommation174
- Santé publique168
- Patrimoine167
- IA166
- Sport159
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

