![]()
Devinez avant de lire
Selon l'Insee, quelle part des grandes entreprises françaises (250 salariés et plus) utilise au moins une IA en 2025 ?
La réponse :
Le chiffre
Entre le vacarme autour de l’intelligence artificielle et son usage réel dans les entreprises, il y a un fossé, et l’Insee vient de le mesurer. En 2025, 18 % des entreprises françaises d’au moins dix salariés déclarent utiliser au moins une technologie d’IA, selon l’étude Insee Première parue en juillet. C’est peu au regard du bruit ambiant, mais c’est surtout trois fois plus qu’en 2023.
18 %des entreprises françaises de 10 salariés ou plus utilisent l’IA en 2025, soit le triple de 2023
La progression est spectaculaire par sa vitesse. En un an seulement, la part a gagné huit points selon nos calculs, passant d’environ 10 % en 2024 à 18 % en 2025. La France se situe ainsi juste sous la moyenne de l’Union européenne, autour de 20 %. L’IA cesse d’être une curiosité de laboratoire pour devenir un outil qui s’installe, doucement mais sûrement, dans le tissu économique du pays, année après année.

Un chiffre qui cache un grand écart
La moyenne de 18 % masque un monde à deux vitesses. Chez les grandes entreprises de 250 salariés et plus, le taux grimpe à 58 %, plus de la moitié. Dans le secteur de l’information et de la communication, il atteint même 59 %. À l’inverse, une petite structure a de fortes chances de n’avoir jamais ouvert le moindre outil d’IA. La technologie se diffuse, mais elle se diffuse d’abord chez les gros, ceux qui ont les moyens de recruter les profils et de tester les outils sans risquer gros. Ce grand écart n’est pas un détail : il dessine deux économies qui, sur ce terrain, avancent à des rythmes très différents.
Ensemble des entreprises18 %
Entreprises de 250 salariés et plus58 %
Unité : part des entreprises de 10 salariés ou plus déclarant au moins un usage d’IA. Période : 2025. Limite : l’enquête Insee couvre les secteurs principalement marchands, hors agriculture, finance et assurance.
Pourquoi tant d’entreprises n’y viennent pas
Le frein numéro un n’est pas le prix, c’est le doute. Parmi les entreprises qui n’utilisent pas d’IA, 71 % expliquent n’y voir aucune utilité, un motif surtout avancé par les plus petites. Vient ensuite le manque de compétences en interne, cité par 54 %, cette fois plutôt par les grandes. Autrement dit, la marche à franchir est autant culturelle que technique. Le poids économique de celles qui ont sauté le pas est déjà considérable : elles concentrent 66 % du chiffre d’affaires et 59 % de l’emploi de leur champ, comme le souligne franceinfo.

Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre
Citez ce chiffre en mentionnant Actu Alt Plus :
Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :
Reste à savoir à quoi sert vraiment cette IA au quotidien. Certaines entreprises l’ont intégrée sans le crier, comme Doctolib et ses données de santé. D’autres la découvrent par la petite porte, à mesure que la publicité et les assistants s’invitent dans les outils du quotidien, jusque dans les services grand public comme ChatGPT. Le vrai basculement se jouera moins sur le chiffre global que sur le moment où les petites entreprises, aujourd’hui à l’écart, y trouveront enfin leur intérêt.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Taratata 600 : la date d’enregistrement et celle de diffusion - 2
Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat - 3
Résultats des évaluations nationales 2026, dès le 21 septembre - 4
Mondiaux de cyclisme : le maillot arc-en-ciel rapporte 8 000 euros, moins qu’une étape du Tour - 5
1,661 mètre à Marseille, le zéro qui fixe l’altitude de toute la France continentale
Nos dossiers
- France395
- Science279
- Culture197
- Consommation175
- Santé publique169
- Patrimoine167
- IA167
- Sport160
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

