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Décryptage
À 35 ans, Antoine Griezmann quitte l’Atlético de Madrid pour Orlando City, en Floride. Avec le champion du monde 2018, ils sont désormais au moins cinq vainqueurs de Coupe du monde tricolores à avoir porté un maillot de Major League Soccer, selon notre décompte. Le geste ressemble à une fin de carrière dorée au soleil, mais il obéit à une mécanique précise, celle du joueur désigné, et il tombe l’année où les États-Unis accueillent le Mondial. Derrière un simple transfert se lit tout un chemin de fin de carrière des Bleus.
En bref
- Avec Griezmann, au moins 5 champions du monde français ont désormais joué en Major League Soccer, selon le décompte d’Actu Alt Plus : Thierry Henry, Hugo Lloris, Blaise Matuidi, Olivier Giroud et l’attaquant tricolore.
- Orlando City a officialisé sa signature en provenance de l’Atlético de Madrid : arrivée en juillet 2026, contrat jusqu’à la saison 2027-2028, avec une option pour 2028-2029.
- Il rejoint la MLS comme joueur désigné, le statut créé en 2007 pour David Beckham, qui autorise un club à payer une star au-delà du plafond salarial.
- Retraité international à l’automne 2024 après 137 sélections, Griezmann ne figurait pas dans le groupe des Bleus pour la Coupe du monde 2026.
Un joueur qui part vivre son rêve américain, la belle histoire est connue. Ce qui l’est moins, c’est ce qui rend ce chemin si fréquent pour les grands noms du football français, et ce qu’il raconte d’une génération. Voici la mécanique derrière le transfert.
Ce que Griezmann a signé, et pourquoi maintenant
Le transfert est officiel : Orlando City a annoncé l’arrivée d’Antoine Griezmann en provenance de l’Atlético de Madrid, où l’attaquant a passé l’essentiel de sa carrière. Il rejoint le club floridien en juillet 2026, avec un contrat courant jusqu’à la saison 2027-2028 et une option pour 2028-2029.
Dans cette vidéo de présentation publiée par le club, l’attaquant apparaît déjà en tenue floridienne : Orlando met en scène l’arrivée de sa nouvelle tête d’affiche mondiale, la deuxième après le Ballon d’Or Kaká.
À 35 ans, le natif de Mâcon assume un choix qu’il n’a jamais caché. Grand admirateur de David Beckham, il rêvait depuis longtemps de suivre son idole aux États-Unis. Il quitte l’Espagne, seul pays où il avait évolué en professionnel, pour un dernier chapitre outre-Atlantique.
Un détail compte pour la suite : Griezmann a tiré sa révérence en équipe de France à l’automne 2024, après 137 sélections et un titre mondial en 2018. Il n’était donc pas concerné par la Coupe du monde 2026, disputée en ce moment même sur le sol américain. Son avenir se joue désormais en club, et il a choisi le pays hôte.

Le joueur désigné, la règle qui attire les stars
Si la MLS peut s’offrir des joueurs de ce calibre, c’est grâce à une règle taillée pour ça. Le championnat américain fonctionne avec un plafond salarial strict, identique pour tous les clubs, censé garantir l’équilibre de la compétition. Sans exception, aucune franchise ne pourrait aligner une vedette mondiale.
L’exception, c’est le statut de joueur désigné, surnommé la règle Beckham parce qu’elle est née en 2007, quand le Galaxy de Los Angeles a recruté l’Anglais. Chaque club peut inscrire jusqu’à trois joueurs désignés dont le salaire dépasse le plafond : seule une part plafonnée pèse sur le budget de l’équipe, le propriétaire réglant le reste de sa poche.
Concrètement, c’est ce dispositif qui autorise Orlando à payer Griezmann bien au-delà de ce que la grille commune permettrait. La MLS s’achète ainsi des visages connus sans faire exploser le cadre financier qu’elle défend par ailleurs. C’est le moteur discret de tous ces transferts de prestige.
Un exode doré : les Bleus qui ont fini en Amérique
Griezmann n’invente rien : il s’inscrit dans une longue file de champions français. En remontant le fil, on retrouve Thierry Henry aux New York Red Bulls au début des années 2010, puis, plus récemment, Blaise Matuidi, Hugo Lloris et Olivier Giroud, tous passés par la MLS après avoir soulevé la Coupe du monde. L’attaquant devient ainsi l’un des vainqueurs du Mondial à rejoindre le championnat, aux côtés d’icônes comme Beckham, Kaká, Zlatan Ibrahimović ou Lionel Messi.
Le tableau ci-dessous rassemble ces trajectoires. Il montre que la MLS n’est pas un accident de parcours pour un joueur en fin de course, mais une destination assumée, où la France est particulièrement bien représentée.
Des Bleus et des stars mondiales passés par la MLS
| Joueur | Club MLS | Période | Palmarès repère |
|---|---|---|---|
| Antoine Griezmann | Orlando City | à partir de 2026 | Champion du monde 2018 |
| Olivier Giroud | Los Angeles FC | 2024-2025 | Champion du monde 2018 |
| Hugo Lloris | Los Angeles FC | depuis 2024 | Champion du monde 2018, capitaine des Bleus |
| Blaise Matuidi | Inter Miami | 2020-2021 | Champion du monde 2018 |
| Thierry Henry | New York Red Bulls | 2010-2014 | Champion du monde 1998 |
| David Beckham | LA Galaxy | 2007-2012 | Pionnier, à l’origine de la règle du joueur désigné |
| Kaká | Orlando City | 2015-2017 | Ballon d’Or 2007 |
| Zlatan Ibrahimović | LA Galaxy | 2018-2019 | Star mondiale, ex-PSG |
| Lionel Messi | Inter Miami | depuis 2023 | Champion du monde 2022 |
Tableau Actu Alt Plus. Sources : Foot Mercato, MLSsoccer.com, World Soccer Talk. Avec Griezmann, au moins cinq champions du monde français ont porté un maillot de MLS, et Orlando mise sur une star mondiale pour la deuxième fois après Kaká.
La MLS, vitrine à l’année du Mondial américain
Le calendrier n’a rien d’anodin. Griezmann débarque l’été où les États-Unis, le Canada et le Mexique accueillent la Coupe du monde 2026. L’exposition du football sur le sol américain atteint un pic cette année-là, et la MLS compte bien profiter de la lumière.
Pour le championnat, chaque star signée est un produit d’appel : des maillots vendus, des affluences en hausse, une exposition télé qui déborde des frontières. Faire venir des visages que le grand public connaît déjà, à l’instant où le pays entier se met au football, c’est transformer un Mondial en accélérateur de notoriété.
Griezmann arrive donc au bon moment pour la ligue, qui n’a pas attendu 2026 pour recruter des stars, mais qui voit dans cette année-vitrine une occasion de fidéliser un public neuf. Le joueur y gagne un cadre de vie et un dernier défi ; la MLS, elle, y gagne une tête d’affiche.

Ce que ces départs disent de la génération 2018
Au fond, ce transfert raconte surtout une page qui se tourne. La bande sacrée en 2018 arrive en bout de course : Lloris et Giroud ont déjà troqué l’Europe pour l’Amérique, Matuidi a raccroché, et voilà Griezmann qui les rejoint sur le même chemin. La MLS devient le vestiaire d’une génération dorée.
Pendant ce temps, une nouvelle équipe de France disputait ce Mondial 2026, avant de tomber en demi-finale. Le relais est passé, et les héros d’hier choisissent une sortie loin des projecteurs européens, dans un championnat qui les accueille en vedettes plutôt qu’en cadres vieillissants.
Rien d’anormal ni de triste là-dedans : c’est le cycle classique d’une carrière au sommet. Mais la répétition du scénario, Bleu après Bleu, finit par dessiner une trajectoire presque balisée, où l’Amérique tient le rôle de dernière étape.
Reste une question que seul le terrain tranchera : à 35 ans, loin de l’intensité de la Liga, que va vraiment montrer Griezmann sous le soleil de Floride ? La réponse dira si cet exode doré est un vrai projet sportif ou une préretraite déguisée en transfert. Rendez-vous à la reprise.
Questions courantes
Dans quel club Griezmann joue-t-il désormais ?
Antoine Griezmann a signé à Orlando City, en Floride, en provenance de l’Atlético de Madrid. Il rejoint le club en juillet 2026, avec un contrat courant jusqu’à la saison 2027-2028 et une option pour 2028-2029.
Griezmann joue-t-il la Coupe du monde 2026 ?
Non. Il a pris sa retraite internationale à l’automne 2024, après 137 sélections et un titre mondial en 2018. Il ne figurait pas dans le groupe des Bleus pour le Mondial 2026.
Qu’est-ce qu’un joueur désigné en MLS ?
C’est un statut créé en 2007 pour l’arrivée de David Beckham. Il autorise chaque club à recruter jusqu’à trois joueurs dont le salaire dépasse le plafond commun de la ligue, le propriétaire prenant en charge la part située au-delà du plafond.
Quels autres champions du monde français ont joué en MLS ?
Avant Griezmann, Thierry Henry (New York Red Bulls), Blaise Matuidi (Inter Miami), Hugo Lloris et Olivier Giroud (Los Angeles FC) sont passés par le championnat américain. Cela fait au moins cinq champions du monde tricolores, selon le décompte d’Actu Alt Plus.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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