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Questions-réponses
Un soir de juillet, la fenêtre se couvre soudain de centaines de fourmis ailées, montées en une heure de la moindre fissure de la terrasse. On croit à une invasion, à un nid caché dans les murs. Sauf que ce spectacle a un nom précis, l’essaimage, et qu’il obéit à un signal météo si net qu’il déclenche le même envol dans toute une région, le même soir. Voici, question par question, ce qui se passe réellement.
Pourquoi des centaines de fourmis ailées apparaissent-elles d’un coup ?Pourquoi toutes le même soir dans toute la région ?Pourquoi surtout en juillet et en août ?Ces fourmis volantes sont-elles dangereuses ?Que faire, et surtout que ne pas faire ?Combien de temps le phénomène dure-t-il ?
Pourquoi des centaines de fourmis ailées apparaissent-elles d’un coup ?
Parce que ce ne sont pas des fourmis d’une espèce spéciale, mais les reproducteurs d’une colonie ordinaire. Ces individus ailés sont les futures reines et les mâles, qui quittent tous ensemble le nid pour un unique rendez-vous amoureux, le vol nuptial.
C’est le seul moment de l’année où l’on peut voir des fourmis ailées à l’air libre, comme le rappelle la bibliothèque du Muséum d’histoire naturelle de Genève. Le reste du temps, ces reproducteurs attendent, cachés dans la fourmilière, le signal du grand départ.
Pourquoi toutes le même soir dans toute la région ?
Parce que le déclencheur est météorologique, donc partagé par toutes les colonies voisines. L’envol se produit par temps chaud et lourd, souvent juste avant ou juste après un orage, quand l’air est humide et le vent faible.

Le Muséum d’histoire naturelle de Londres et la Royal Society of Biology précisent les seuils : les fourmis s’envolent rarement en dessous de 13 degrés, et une température de l’ordre de 25 degrés est idéale. Comme ces conditions tombent en même temps sur tout un secteur, les colonies décollent de concert. Cette synchronisation n’a rien d’un hasard : elle force le croisement entre reines et mâles de nids différents, et évite ainsi la consanguinité.
Pourquoi surtout en juillet et en août ?
Parce que c’est la fenêtre de reproduction de l’espèce la plus commune dans nos jardins, la fourmi noire des jardins (Lasius niger). Les guides d’entomologie situent son essaimage précisément aux mois de juillet et d’août.
D’où cette impression de pic estival, généralement de la mi-juillet à la mi-août. Chaque colonie ne se reproduit qu’une fois dans la saison, mais comme elles sont innombrables, l’été entier semble ponctué de ces envols soudains.
Ces fourmis volantes sont-elles dangereuses ?
Non. La fourmi noire des jardins n’est pas nuisible pour l’homme, confirme l’entomologiste consulté par le Muséum de Genève. Elle ne pique pas, ne transmet rien, et ne cherche qu’à s’accoupler puis à disparaître.

Les mâles meurent d’ailleurs assez vite après l’accouplement. Quant aux nombreux ailés qui finissent sur un rebord de fenêtre, ils ne fonderont jamais de colonie chez vous : une reine a besoin de terre et d’abri pour cela, pas d’un carrelage de cuisine.
Que faire, et surtout que ne pas faire ?
Le plus efficace est le plus simple : fermer les fenêtres le temps de l’envol, poser une moustiquaire, et ramasser les fourmis entrées à l’aspirateur ou à l’éponge humide. Un peu d’eau savonneuse suffit à décourager celles qui insistent.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est dégainer l’insecticide. Le phénomène est bref et sans danger, et traiter reviendrait à répandre un produit toxique pour un problème qui se règle tout seul. Détruire le nid n’a pas davantage de sens : l’essaimage est justement le moment où la colonie se disperse.
Combien de temps le phénomène dure-t-il ?
Quelques heures, rarement plus d’une soirée. Une fois l’accouplement passé, les mâles disparaissent et les jeunes reines fécondées perdent leurs ailes pour chercher un abri où pondre.
Dès le lendemain, il ne reste souvent que quelques ailes éparses sur le sol. L’agitation qui semblait ingérable la veille s’efface d’elle-même, jusqu’au prochain soir chaud et lourd de l’été suivant.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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