Un petit drone de reconnaissance tenu à deux mains, prêt à être lancé dans un champ à l'aube.

Harmattan AI, la licorne française des drones qui vole désormais avec le Rafale

Née en 2024, devenue licorne de la défense, elle assemble des drones à Paris que l'armée commande par milliers. Portrait d'une entreprise éclair.

Sommaire
  1. Qui est Harmattan AI ?
  2. Que font ses drones, au juste ?
  3. Pourquoi la France en commande des milliers ?
  4. Que s'est-il passé le 13 juillet ?

Vous avez peut-être entendu ce nom passer ce week-end, sans savoir ce qu’il recouvrait. Harmattan AI est une entreprise française née en avril 2024 qui conçoit des drones de reconnaissance à intelligence artificielle embarquée. En un an, les commandes venues de la France ont été multipliées par cinq, et le 13 juillet, un de ses appareils a volé aux côtés d’un Rafale. Voici, concrètement, ce qu’est cette société et pourquoi l’armée lui commande des drones par milliers.

Qui est Harmattan AI ?

C’est une start-up parisienne fondée par Mouad M’Ghari, entouré de spécialistes des drones. Moins de deux ans après sa création, elle est devenue la première licorne française de la défense, ce terme désignant une jeune entreprise valorisée à plus d’un milliard de dollars avant son entrée en Bourse.

Sa valorisation atteint environ 1,4 milliard de dollars, soit près de 1,2 milliard d’euros. Elle l’a franchie après une levée de 200 millions de dollars menée en janvier 2026 par l’avionneur Dassault Aviation. Un adossement industriel qui n’est pas anodin : il place l’entreprise dans l’orbite d’un grand nom de l’aéronautique française. En moins de deux ans, la maison a aussi essaimé au-delà de nos frontières, avec un partenariat de défense signé avec le Maroc et des implantations dans plusieurs pays, mais son coeur reste parisien.

Un petit drone décolle au-dessus d'un champ, hélices en mouvement.
En vol plus de quarante minutes, sans cloud ni GPS : l’appareil garde sa mission en environnement brouillé.

Que font ses drones, au juste ?

Ce sont de petits appareils de reconnaissance qui tiennent dans un sac à dos et se déploient en moins d’une minute. Une fois en l’air, ils restent en vol plus de quarante minutes et embarquent une caméra infrarouge pour opérer de nuit. De quoi donner à une unité au sol un oeil discret et mobile, sans lourde logistique ni piste de décollage. Là où un gros drone de surveillance demande une équipe entière, celui-ci se lance à la main, comme on libère un oiseau.

Leur particularité tient dans le calculateur embarqué. Il identifie et suit une cible en temps réel sans connexion au cloud, sans GPS et sans infrastructure de communication. Résultat : l’appareil garde sa mission même dans un environnement brouillé, là où un drone classique, coupé de son signal, perdrait le fil. C’est ce pari sur l’autonomie logicielle qui distingue la maison de bien des concurrents.

Pourquoi la France en commande des milliers ?

Parce que la cadence a changé de dimension. En mai 2026, la Direction générale de l’armement a commandé 5 000 drones pour l’armée de Terre, après une première livraison de 1 000 appareils en janvier. L’entreprise assemble aujourd’hui environ 1 300 appareils par mois sur son site parisien, avec un déménagement prévu près d’Orly pour accélérer encore la production.

La progression se lit d’un coup d’oeil : en quelques mois, le carnet français est passé d’un premier millier livré à cinq mille commandés.

Commandes françaises de drones à Harmattan AI : 1 000 appareils livrés en janvier 2026, 5 000 commandés en mai 2026.
Graphique Actu Alt Plus. En quelques mois, la commande française est passée d’un premier millier livré à cinq mille appareils : une cadence multipliée par cinq. Sources : Harmattan AI ; Clubic.
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Cette montée en puissance accompagne un partenariat de long terme renouvelé avec l’État, ce que l’entreprise appelle un Program of Record. Autrement formulé, il ne s’agit plus d’un contrat ponctuel, mais d’un engagement durable qui sécurise la commande dans le temps.

Que s’est-il passé le 13 juillet ?

Harmattan AI a annoncé que NAMIB, sa charge utile de guerre électronique, avait réussi un vol collaboratif avec un Rafale. Concrètement, un drone et un avion de chasse ont opéré ensemble, la machine venant épauler l’appareil piloté sur le terrain électromagnétique.

C’est ce genre de démonstration, tombée en plein pic de curiosité du 14 juillet, qui a propulsé le nom de l’entreprise au-delà des cercles spécialisés. Faire voler une IA maison aux côtés du fleuron de l’aviation de combat française, le message est aussi symbolique que technique.

Un avion de chasse générique en vol, un petit drone visible dans le même ciel.
Le 13 juillet, la charge utile NAMIB a réussi un vol collaboratif avec un Rafale.

Reste la question que pose cette ascension express : la France saura-t-elle produire ses drones au rythme des conflits actuels, quand l’Ukraine en fabrique par centaines de milliers ? La réponse se jouera moins dans les levées de fonds que dans les chaînes d’assemblage, du côté d’Orly. Une chose est sûre : le nom, lui, ne devrait plus vous être inconnu.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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