Un buffle blanc albinos à la touffe de poils clairs, debout dans un enclos ombragé

Bangladesh : un buffle albinos à la mèche virale échappe au sacrifice de l’Aïd et rejoint le zoo national, avec ses 191 espèces

Une touffe dorée trop reconnaissable, une semaine de gloire en ligne, et une décision ministérielle : voici comment un buffle destiné au sacrifice a fini pensionnaire du zoo national de Dhaka.

Sommaire
  1. En bref
  2. Une semaine de célébrité avant l'Aïd
  3. La décision qui a tout changé
  4. Pourquoi un zoo, et pas juste un sauvetage
  5. Questions courantes

Flash

Publié le 1 juillet 2026 · Mis à jour le 6 juillet 2026 à 16h00

Dans une ferme de Narayanganj, près de Dhaka, un buffle blanc d’environ 680 kilos passe ses journées à recevoir des bains et des visiteurs. Une semaine avant l’Aïd al-Adha, sa touffe dorée soigneusement peignée l’a rendu viral au Bangladesh, où beaucoup y ont vu la coiffure du président américain. Il devait finir en sacrifice rituel : il vit désormais au zoo national de Dhaka, aux côtés de plus de 2 000 animaux répartis en 191 espèces, selon le décompte relayé par NBC News. Une ressemblance capillaire aura donc suffi à lui sauver la vie.

En bref

  • Sa nouvelle maison abrite plus de 2 000 animaux de 191 espèces : le buffle y intègre un suivi des traits génétiques rares.
  • Un buffle albinos rare, viral pour sa touffe dorée jugée ressemblante, a échappé au sacrifice une semaine avant l’Aïd al-Adha.
  • Le ministre de l’Intérieur Salahuddin Ahmed a ordonné qu’il soit épargné et l’acheteur remboursé.
  • L’animal est relogé au zoo national de Dhaka, où l’albinisme justifie des soins particuliers.

Une semaine de célébrité avant l’Aïd

Tout est parti d’une mèche. L’animal, un buffle albinos au pelage pâle et aux poils clairs, a été acheté il y a plusieurs mois par un éleveur, Ziauddin Mridha, en vue du sacrifice traditionnel de l’Aïd al-Adha. C’est le frère cadet de l’éleveur qui l’a baptisé, en raison de ses cheveux, rapporte CBS News.

Les images de sa touffe blonde, souvent peignée par ses propriétaires, ont circulé au moins une semaine avant la fête. Des curieux sont venus de loin admirer la bête, décrite comme étonnamment douce et réclamant des soins constants, bains réguliers et repas fréquents compris.

Un enclos de zoo verdoyant et spacieux, herbe, arbres et abri ombragé
Le zoo national de Dhaka recense plus de 2 000 animaux de 191 espèces.

L’Aïd al-Adha, la grande fête du sacrifice, marque chez les musulmans le geste d’Abraham et s’accompagne, dans de nombreux pays, de l’abattage rituel d’un animal. C’est dans ce calendrier précis que le sort du buffle s’est joué.

La décision qui a tout changé

La bascule n’est pas venue de la rue, mais du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur, Salahuddin Ahmed, a ordonné que le buffle soit épargné, et que la personne qui l’avait acheté pour le sacrifice soit remboursée, indiquent NBC News et CBS News en citant l’agence Reuters.

Le ministère a mis en avant deux raisons pour cette décision de dernière minute : des préoccupations de sécurité et le niveau inhabituel d’intérêt du public. Autrement dit, la foule et la viralité avaient transformé un animal de ferme en événement, et les autorités ont préféré composer avec plutôt que d’y résister.

Le destin du buffle a basculé : promis au sacrifice de l'Aïd, il rejoint un zoo national de 191 espèces
Graphique Actu Alt Plus. Sources : NBC News, CBS News, Euronews.
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Le contraste est saisissant quand on met bout à bout le point de départ et l’issue. Promis à l’abattoir de l’Aïd, le buffle a rejoint un parc animalier qui recense plus de 2 000 animaux de 191 espèces, où il reste visible du public.

Pourquoi un zoo, et pas juste un sauvetage

La suite de l’histoire est moins connue que le gag, et c’est peut-être la plus intéressante. Selon les responsables cités par Euronews, le transfert vers le zoo national de Dhaka comptait parce que les buffles albinos sont peu communs et réclament des efforts de conservation particuliers.

L’albinisme, cette absence de pigmentation qui donne le pelage pâle et les poils clairs, est un trait génétique rare. Le placer dans un établissement doté d’un vrai personnel soignant permet un suivi vétérinaire et une observation que ni une ferme ni un abattage n’auraient offerts. La mèche virale a servi de porte d’entrée, la génétique et la conservation prennent désormais le relais.

Une prairie verte au petit matin baignée d'une lumière dorée et d'une brume basse
Épargné à la dernière minute, le buffle a gagné une tout autre existence.

Cette tension entre tradition religieuse et emballement des réseaux, la France la connaît sous une autre forme. Le débat sur la protection animale y revient régulièrement, du statut d’être sensible reconnu aux animaux dans le Code civil depuis 2015 jusqu’aux discussions récurrentes sur l’abattage et la corrida. Ici, pas de loi ni de pétition, juste une coiffure improbable qui a fait dévier le destin d’une bête. Et un rappel, au fond, que l’attention collective tranche parfois plus vite qu’un texte de loi, pour le meilleur cette fois. Le buffle, lui, continue de recevoir ses bains et ses visiteurs, à ceci près qu’il ne compte plus les jours.

Questions courantes

Pourquoi ce buffle a-t-il été épargné ?
Réponse courte: le ministre de l’Intérieur du Bangladesh, Salahuddin Ahmed, a ordonné qu’il soit épargné en invoquant des raisons de sécurité et l’intérêt inhabituel du public. L’acheteur qui l’avait destiné au sacrifice a été remboursé.

Où vit-il désormais ?
Réponse courte: au zoo national de Dhaka, qui abrite plus de 2 000 animaux de 191 espèces. Il y reste visible du public et bénéficie de soins adaptés à son albinisme.

Pourquoi son cas intéresse-t-il les scientifiques ?
Réponse courte: l’albinisme est un trait génétique rare chez le buffle. Les responsables du zoo estiment que ces animaux peu communs demandent des efforts de conservation et un suivi particuliers, impossibles hors d’un tel établissement.

Quel rapport avec l’Aïd al-Adha ?
Réponse courte: l’Aïd al-Adha, la fête du sacrifice chez les musulmans, s’accompagne dans de nombreux pays de l’abattage rituel d’un animal. Le buffle avait été acheté pour cela avant que la décision officielle ne le sauve, une semaine avant la fête.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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