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Panorama
Publié le 1 juillet 2026 · Mis à jour le 6 juillet 2026 à 16h01
Vous pensez peut-être encore que le chikungunya se ramène d’un voyage sous les tropiques. Ce n’est plus toute l’histoire. En 2025, la France métropolitaine a recensé 809 cas dits autochtones, c’est-à-dire contractés ici même, sans le moindre voyage, selon le bilan de Santé publique France. C’est le niveau le plus élevé depuis 2006, et cela change la façon dont chacun doit regarder une simple piqûre cet été.
En bref
- En additionnant les cas région par région, 809 cas autochtones de chikungunya ont été identifiés en métropole en 2025, dont 450 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit plus d’un sur deux.
- La maladie a touché 8 régions, dont 3 pour la première fois : Nouvelle-Aquitaine, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté.
- Le moustique tigre est désormais implanté dans 83 des 96 départements métropolitains au 1er janvier 2026.
- La bonne réponse tient en deux gestes : penser au diagnostic même sans voyage, et vider chaque semaine les petites réserves d’eau autour de chez soi.
Un basculement, pas un simple pic saisonnier
Le mot à retenir est autochtone. Un cas importé, c’est un voyageur qui rentre malade d’une zone tropicale. Un cas autochtone, c’est une personne qui n’a pas quitté la métropole et qui a été piquée près de chez elle par un moustique tigre porteur du virus. En 2025, ces cas locaux ont atteint 809, un chiffre inédit depuis 2006, année de la grande épidémie de La Réunion. Le chikungunya reste rarement grave, mais il cloue au lit avec de la fièvre et des douleurs articulaires parfois tenaces.
Ce niveau s’explique en partie par une épidémie dans l’océan Indien, notamment à La Réunion, portée par une souche virale très bien adaptée au moustique tigre. Des voyageurs infectés sont rentrés tôt dans la saison, et le moustique a fait le reste sur le sol métropolitain.

La géographie du risque : PACA en tête, mais plus seule
La concentration est nette. À elle seule, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a compté 450 cas autochtones de chikungunya, répartis en 35 épisodes distincts, surtout dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône, d’après l’agence régionale de santé Paca. La région rassemble ainsi près de 60 % des cas de toute la France hexagonale, un record pour elle.
Mais le fait marquant est ailleurs. Huit régions ont connu des transmissions locales, et trois d’entre elles pour la première fois : la Nouvelle-Aquitaine, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté. Le risque remonte vers le nord et l’ouest, sur des territoires où ni les habitants ni parfois les soignants n’avaient l’habitude d’y penser.

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Ce graphique dit l’essentiel : le Sud reste l’épicentre, mais les 359 cas hors PACA racontent un pays entier qui bascule doucement dans la zone à risque. La ligne de partage entre région tropicale et métropole s’efface.
Pourquoi cette carte s’étend, année après année
La cause tient en trois millimètres. Le moustique tigre, Aedes albopictus, gagne du terrain sans relâche : au 1er janvier 2026, il était implanté dans 83 des 96 départements métropolitains. Il aime les villes, les jardins, les petites eaux stagnantes, et l’allongement des étés chauds lui offre des saisons de plus en plus longues.
Résultat, le vecteur est désormais présent presque partout, et il suffit d’un voyageur virémique dans le voisinage pour amorcer une chaîne locale. La surveillance renforcée court d’ailleurs du 1er mai au 30 novembre 2026, signe que la fenêtre de risque s’étire bien au-delà du seul cœur de l’été.
Ce que ce tournant change pour vous, concrètement
Le premier réflexe utile est mental. Si vous avez une fièvre brutale avec des douleurs articulaires en pleine saison, même sans avoir voyagé, cela mérite désormais une consultation, y compris dans une région qui n’était pas concernée hier. Un diagnostic et un signalement précoces permettent aux autorités d’intervenir vite autour du cas, avant qu’une petite chaîne ne s’installe.
Le second réflexe est domestique et gratuit. Le moustique tigre ne vole pas loin, il naît chez vous. Vider une fois par semaine les coupelles de pots, ranger seaux et arrosoirs à l’abri de la pluie et couvrir les réserves d’eau coupe le cycle à la racine, comme le rappelle notre dossier sur la soucoupe d’eau à vérifier. Ce n’est pas la panique qui protège, c’est la régularité de ces petits gestes.

Le chikungunya n’a pas franchi la Méditerranée par surprise. Il s’installe pas à pas, un été après l’autre, à mesure que le moustique avance. La vraie information de ce bilan, ce n’est pas un chiffre qui fait peur, c’est une habitude à prendre : regarder l’eau qui traîne dans son jardin comme on regarde déjà la météo avant de partir en balade.
Questions courantes
Peut-on vraiment attraper le chikungunya en France sans avoir voyagé ?
Oui. En 2025, 809 cas dits autochtones, contractés en métropole sans voyage, ont été recensés, le niveau le plus élevé depuis 2006. La transmission se fait par le moustique tigre, présent dans 83 départements.
Quelles régions sont concernées en 2025 ?
Huit régions, avec une très forte concentration en Provence-Alpes-Côte d’Azur (450 cas). Trois régions ont connu une transmission locale pour la première fois : Nouvelle-Aquitaine, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté.
Comment réduire le risque autour de chez soi ?
En supprimant les gîtes du moustique : videz chaque semaine les coupelles et petites réserves d’eau, couvrez les récupérateurs, rangez à l’abri de la pluie tout ce qui retient l’eau. Le moustique tigre naît à quelques mètres de là où il pique.
Quels symptômes doivent alerter, même sans voyage ?
Une fièvre d’apparition brutale accompagnée de douleurs articulaires, en pleine saison de surveillance (1er mai au 30 novembre). Il est conseillé de consulter sans attendre pour permettre un diagnostic et un signalement précoces.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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