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Vous avez sûrement croisé le titre rassurant : la mortalité a encore reculé en France en 2024. C’est vrai. Mais derrière le palmarès propre (cancer, cœur, vaisseaux), un chiffre passe sous le radar de toutes les dépêches. Selon l’étude publiée le 23 juin 2026 par la Drees, l’Inserm et Santé publique France, 21,3 % des décès de 2024 ont une cause imprécise ou inconnue. Un mort sur cinq, dont on ne sait pas vraiment dire de quoi il est parti. Et cette zone grise ne se répartit pas au hasard.
En bref
- En additionnant les deux lignes de l’étude Drees, 21,3 % des décès de 2024 ont une cause imprécise (16,5 %) ou totalement inconnue (4,8 %).
- Cette imprécision touche plus souvent les femmes et les décès survenus à domicile.
- Le top reste stable : tumeurs 27,1 %, maladies cardio-neurovasculaires 21,2 %.
- Contre-courant : le cancer du poumon recule globalement mais monte chez les femmes.
Un palmarès qui rassure, une marge qui interroge
Commençons par ce qui va plutôt bien. En 2024, 641 046 personnes sont décédées en France, soit 4 000 de plus qu’en 2023, mais le taux de mortalité standardisé, qui corrige l’effet du vieillissement, baisse de 11 décès pour 100 000 habitants, à 777,9. Il est même repassé sous le niveau de 2019. Les tumeurs restent la première cause de mortalité, chez les hommes comme chez les femmes, avec 27,1 % des décès. Les maladies cardio-neurovasculaires, infarctus et AVC en tête, suivent à 21,2 %.

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Le souci, c’est ce qui vient juste après ce duo de tête. Si l’on met les chiffres côte à côte, la troisième part la plus lourde n’est pas une maladie : c’est le flou. Les causes imprécises ou inconnues pèsent autant que les maladies du cœur. Voilà le chiffre que les gros titres ne reprennent pas.

Que cache vraiment une cause « imprécise » ?
Une cause imprécise, ce n’est pas un dossier perdu. C’est un certificat de décès qui mentionne un mécanisme final sans remonter à l’origine. L’étude cite les arrêts respiratoires, la sénilité, l’insuffisance cardiaque ou les septicémies sans point de départ identifié. Tout le monde meurt d’un arrêt du cœur ou du souffle : la vraie question, pour la santé publique, est de savoir ce qui l’a provoqué. Ces causes-là sont inutilisables pour piloter la prévention. Or on ne corrige bien que ce qu’on sait mesurer, et 16,5 % des décès échappent à cette mesure, auxquels s’ajoutent 4,8 % de causes carrément inconnues. Concrètement, cela veut dire qu’un cinquième des certificats ne dit pas grand-chose aux autorités sanitaires sur les maladies à combattre en priorité. C’est une part de notre photographie collective de la santé qui reste, chaque année, en sous-exposition.
Pourquoi les femmes et le domicile sont plus concernés
C’est l’angle que personne ne sort, et il dérange un peu. À structure d’âge comparable, ce sont les causes initiales des femmes et les décès survenus à domicile qui sont le plus souvent imprécis, comme le détaille le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. La logique est mécanique : un décès à l’hôpital bénéficie d’un dossier médical complet, d’examens, d’un médecin qui connaît l’histoire de la personne. Un décès à domicile, souvent celui d’une personne très âgée, est constaté avec moins d’éléments. Les femmes vivant plus longtemps et mourant plus souvent chez elles à un grand âge, elles concentrent ce déficit de précision. Ce n’est pas un jugement, c’est un signal sur la qualité du repérage selon le lieu et le profil.

Le détail à retenir : le poumon des femmes
Un dernier chiffre, à contre-courant du récit général. La mortalité par cancer continue de baisser, sauf pour le pancréas, en hausse, et pour les cancers du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes. Au moment où le cancer recule presque partout, celui du poumon des femmes grimpe encore : c’est la trace décalée du tabagisme féminin, qui s’est diffusé plus tard que chez les hommes et dont la facture arrive aujourd’hui. À retenir, donc : derrière une bonne nouvelle d’ensemble, deux signaux à surveiller, la zone grise du diagnostic et ce cancer évitable qui s’installe chez les femmes.
Questions courantes
Combien de décès ont une cause imprécise ou inconnue en France en 2024 ?
21,3 % au total : 16,5 % des décès ont une cause initiale insuffisamment précise et 4,8 % une cause totalement inconnue, selon l’étude Drees, Inserm et Santé publique France parue en juin 2026.
Quelles sont les deux premières causes de décès en 2024 ?
Les tumeurs, surtout les cancers, avec 27,1 % des décès, première cause chez les hommes comme chez les femmes, puis les maladies cardio-neurovasculaires (infarctus, AVC, insuffisance cardiaque) à 21,2 %.
Pourquoi parle-t-on de cause « imprécise » ?
Parce que le certificat indique un mécanisme final (arrêt respiratoire, sénilité, septicémie sans origine) sans remonter à la maladie de départ. Ces décès deviennent difficilement exploitables pour orienter la prévention.
La mortalité a-t-elle vraiment baissé en 2024 ?
Oui, le taux standardisé recule de 11 décès pour 100 000 habitants et repasse sous le niveau de 2019, même si le nombre brut de décès augmente légèrement avec le vieillissement de la population.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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