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Avec le même bulletin de salaire, vous achetez 106 m² à Mulhouse et 17 m² à Paris. Voilà, en deux chiffres, ce que dit le baromètre emploi et logement 2026 de Meilleurtaux et Meteojob, publié le 18 décembre. L’étude, qui en est à sa 7e édition, croise trois choses qu’on regarde rarement ensemble quand on songe à déménager : le nombre d’offres d’emploi en CDI, le salaire médian local, et le prix au mètre carré. Le résultat dessine une France à rebours des idées reçues. Les villes où l’on vit le mieux côté budget ne sont pas les grandes métropoles, mais des villes moyennes longtemps boudées.
En bref
- À Mulhouse, première du classement, le salaire médian permet d’acheter 106 m² à crédit, contre 17 m² à Paris, selon le baromètre Meilleurtaux et Meteojob.
- Le podium est tenu par des villes moyennes : Mulhouse, Saint-Étienne (107 m²) et Rouen (64 m²).
- Le levier décisif, c’est l’immobilier : Mulhouse affiche 1 229 €/m², contre 9 645 €/m² à Paris.
- Les métropoles décrochent : Strasbourg perd 7 places, Lyon, Lille et Toulouse en lâchent 4 chacune.
Ce que veut dire « 106 m² au salaire médian »
Le chiffre est plus parlant qu’il n’en a l’air, à condition de le décomposer. À Mulhouse, le salaire médian net relevé dans les offres d’emploi tourne autour de 2 240 € par mois. Avec ce revenu et les taux de crédit actuels, une personne seule peut emprunter environ 130 000 € sur vingt ans. Au prix local de 1 229 € le mètre carré, cette somme achète près de 106 m². Autrement dit, le baromètre ne mesure pas un salaire ni un prix isolés, mais leur rapport : combien de logement un revenu médian permet réellement de financer dans chaque ville. C’est ce croisement qui change tout, et qui explique pourquoi une ville aux salaires modestes peut devancer des métropoles bien mieux payées.

La méthode va plus loin. Pour établir son classement final, l’étude multiplie cette surface accessible par la part de CDI disponibles localement, histoire de ne pas recommander une ville où l’on achèterait grand mais sans trouver de travail stable. C’est ce double filtre, emploi solide et logement abordable, qui sacre les villes moyennes.
Pourquoi les villes moyennes raflent la mise
Le constat est devenu une constante de l’étude : les grandes métropoles sous-performent malgré des marchés du travail vigoureux. La raison tient en un mot, le foncier. À Paris, le mètre carré frôle 9 645 €, et le salaire médian, pourtant élevé à 2 850 €, ne finance plus que 17 m². Lyon plafonne à 30 m², Bordeaux à 29 m² malgré sa belle dynamique économique. Les rémunérations grimpent, mais jamais assez vite pour suivre des prix qui ont décollé. Résultat, comme le résume le baromètre dans sa conclusion relayée par MoneyVox, les grandes villes ne permettent plus à une majorité de Français de devenir propriétaires d’un logement assez grand pour y vivre à l’aise.

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À l’inverse, des villes comme Saint-Étienne (1 226 €/m²) ou Mulhouse offrent un immobilier deux à trois fois moins cher, pour des salaires à peine inférieurs. L’écart de revenu se résorbe au moment de signer chez le notaire. C’est exactement le pari de celui qui déménage pour respirer côté budget : accepter quelques centaines d’euros de salaire en moins pour gagner cinquante mètres carrés.
Les villes qui montent, celles qui décrochent
Le classement bouge d’une année sur l’autre, et ces mouvements racontent les dynamiques locales. Côté hausse, Bordeaux signe la plus forte progression avec sept places gagnées, portée par un tissu économique dynamique et des salaires en hausse, même si ses prix la maintiennent loin du sommet. Saint-Étienne grimpe de cinq rangs jusqu’à la deuxième place, tandis que Reims gagne aussi cinq places, aidée par une explosion de près de 40 % des offres d’emploi et sa position à 45 minutes de Paris en train.
Côté baisse, le décrochage des métropoles est net. Strasbourg enregistre la plus forte chute de l’année avec sept places perdues, pénalisée par des salaires stagnants et un immobilier trop cher. Lyon, Lille et Toulouse reculent chacune de quatre places, victimes du même déséquilibre entre revenus, emploi et prix du foncier. Un signal utile à lire avant de s’engager : une ville attractive sur le papier peut se révéler étouffante pour le porte-monnaie.

À retenir, si vous pesez un déménagement : le bon arbitrage ne se joue pas sur le salaire seul, ni sur le prix au mètre carré seul, mais sur ce que l’un permet d’acheter de l’autre, une fois le travail trouvé. Ces 106 m² mulhousiens ne sont pas une promesse de richesse. Ils disent simplement où, en France, un revenu ordinaire pèse encore son poids en mètres carrés.
Questions courantes
Quelle est la ville où l’on s’installe le mieux en 2026 ?
Selon le baromètre emploi et logement 2026 de Meilleurtaux et Meteojob, c’est Mulhouse, devant Saint-Étienne et Rouen. Le classement croise emploi, salaire médian et prix de l’immobilier.
Que signifie « 106 m² accessibles au salaire médian » ?
C’est la surface qu’une personne au salaire médian local (environ 2 240 € net à Mulhouse) peut acheter à crédit sur vingt ans, au prix du mètre carré de la ville. À Paris, ce même calcul ne donne que 17 m².
Pourquoi les grandes villes sont-elles mal classées ?
Leurs salaires sont plus élevés, mais l’immobilier y est bien trop cher. À Paris, le mètre carré atteint 9 645 €, contre 1 229 € à Mulhouse. Le pouvoir d’achat immobilier s’effondre.
Quelles villes progressent le plus cette année ?
Bordeaux gagne 7 places, Saint-Étienne et Reims en gagnent 5 chacune. À l’inverse, Strasbourg perd 7 places, Lyon, Lille et Toulouse en perdent 4.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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