
Publié le 30 mai 2026 · Mis à jour le 6 juin 2026 à 5h30
Dans une offre d’emploi, la ligne la plus regardée est souvent celle qui n’existe pas : le salaire. Un intitulé ambitieux, trois missions, une photo de baby-foot, puis la formule magique, « rémunération selon profil ». Une directive européenne veut en finir avec ce flou, mais en France, le calendrier réel est plus lent qu’on ne le croit.
Le 7 juin 2026 est une date clé, souvent mal comprise : c’est la date limite fixée aux États membres pour transposer la directive 2023/970 sur la transparence des rémunérations. Ce n’est pas la date à laquelle, en France, toute offre sans salaire deviendrait illégale. La nuance est de taille.

Car la France est en retard. Le gouvernement a transmis une première version du projet de loi de transposition aux partenaires sociaux début mars 2026, mais le texte n’a pas encore été examiné au Parlement. Selon les professionnels du secteur, la transposition est désormais attendue à l’automne 2026, pour une application progressive à partir de 2027. Le « grand soir » de la fourchette obligatoire n’est donc pas pour le 7 juin.
Reste que la direction est claire. Une fois en vigueur, le texte imposera d’afficher une fourchette de rémunération dès l’offre d’emploi, interdira de réclamer l’historique de salaire d’un candidat, ouvrira aux salariés un droit de connaître les rémunérations moyennes par sexe, et obligera à justifier les écarts supérieurs à 5 %. De quoi rebattre les cartes du recrutement, dans un monde du travail déjà bousculé par l’essor de l’IA et par des initiatives comme les portes ouvertes des entreprises.

Pour les candidats, le changement sera concret : moins de temps perdu à postuler à l’aveugle, plus de poids dans la négociation. Pour les employeurs, c’est une remise à plat des grilles, parfois inconfortable. Mais l’échéance européenne, même si la France la franchit en retard, a déjà installé le sujet : afficher le salaire n’est plus une excentricité, c’est l’horizon.
En bref
Que se passe-t-il le 7 juin 2026 ?
C’est la date limite pour que les États membres transposent la directive européenne 2023/970 sur la transparence des rémunérations, pas la date d’application directe en France.
La France est-elle prête ?
Non : le projet de loi n’est pas encore voté ; la transposition est attendue à l’automne 2026, pour une application progressive dès 2027.
Qu’imposera la directive ?
Une fourchette de salaire dans les offres, l’interdiction de demander l’historique de rémunération, un droit à l’information sur les écarts, et la justification des écarts supérieurs à 5 %.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
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