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Vérification
Vous cherchez une réponse simple sur la 5G et la santé, et il y en a trois. Dans son expertise actualisée le 17 février 2022, l’ANSES juge peu vraisemblable qu’un nouveau risque apparaisse en bande 3,5 GHz, renvoie à l’expertise déjà établie pour les bandes 700 MHz à 2,1 GHz, et dit manquer de données sur les 26 GHz. La réponse tient en trois verdicts, un par bande de fréquences.
L’affirmation« La 5G est dangereuse pour la santé »
Notre verdictÀ nuancer
L’inquiétude a de bonnes raisons d’exister : des antennes sur les toits, des fréquences nouvelles, un déploiement rapide. Voici ce que disent les documents officiels français, bande par bande.
Ce que disent les faits, bande par bande
Les bandes 700 MHz à 2,1 GHz n’ont rien de nouveau : la 5G y réutilise des fréquences déjà exploitées par la 2G, la 3G et la 4G. L’expertise collective de l’ANSES juge les travaux menés sur ces fréquences toujours pertinents et recommande de poursuivre le suivi.
La bande 3,5 GHz est le cœur du réseau 5G français. Le groupe de travail y juge « peu vraisemblable, à ce stade, que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz constitue un nouveau risque pour la santé ». La version qui fait référence n’est pas le rapport d’avril 2021 souvent cité, mais celle publiée par l’agence le 17 février 2022, après une consultation publique de plus de 200 contributions.
Reste la bande 26 GHz, dite millimétrique. L’ANSES y écrit que « les données ne sont pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires », un seul effet disposant d’un niveau de preuve limité, sur les membranes cellulaires. Cette bande n’a fait l’objet, en France, que d’expérimentations.
| Bande | Statut en France | Conclusion de l’ANSES |
|---|---|---|
| 700 MHz à 2,1 GHz | Déjà utilisée en 2G, 3G et 4G | Expertise existante toujours pertinente, suivi à poursuivre |
| 3,5 GHz | Cœur du réseau 5G déployé | Nouveau risque sanitaire « peu vraisemblable, à ce stade » |
| 26 GHz | Expérimentations seulement | Données « pas suffisantes pour conclure » |
Les deux camps citent le même rapport sans mentir : l’un retient la ligne 3,5 GHz, l’autre la ligne 26 GHz.

Ce que l’ANFR mesure devant les antennes
Les mesures existent, et elles sont publiques. Entre 2020 et 2023, l’ANFR a réalisé plus de 13 000 mesures au sol autour des sites 5G, bilan publié en avril 2024.
Devant une antenne 5G en 3,5 GHz, l’exposition globale, toutes technologies confondues, est passée de 1,53 à 1,79 V/m entre 2020 et 2023, soit 17 % de hausse. La seule bande 5G y est montée de 0,08 à 0,41 V/m. Le V/m mesure l’intensité du champ électrique, et le décret du 3 mai 2002 plafonne l’exposition du public à 61 V/m dans cette gamme.
Selon nos calculs, la 5G seule représente 0,41 V/m devant les antennes 3,5 GHz mesurées en France fin 2023, soit 0,7 % de la valeur limite de 61 V/m fixée par le décret du 3 mai 2002 (mesures ANFR publiées en avril 2024). Concrètement, tous les réseaux mobiles réunis atteignent 2,9 % de ce plafond devant ces mêmes sites.

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Une moyenne lisse toutefois les pics locaux, et ne dit rien de votre rue.
Ce qui reste incertain, et ce que ça ne dit pas
Une incertitude n’est pas un danger, et pas non plus un détail. Sur les 26 GHz, l’ANSES n’écrit pas que c’est sûr : elle écrit qu’elle manque d’études pour se prononcer.
Les premières mesures millimétriques existent pourtant. Lors d’une expérimentation en gare de Rennes le 2 juillet 2021, l’ANFR a relevé de 0,4 à 3,2 V/m selon les tests, et moins de 1 V/m en usage réaliste, pour la même limite de 61 V/m.
Côté cancer, le classement de référence date du 31 mai 2011. Le CIRC, l’agence cancer de l’OMS, a rangé les radiofréquences en groupe 2B, « peut-être cancérogènes pour l’homme », après une étude rétrospective montrant un risque de gliome accru de 40 % chez les plus gros utilisateurs de téléphone. Ce classement signifie « qu’il pourrait y avoir un risque » à surveiller.
La revue systématique commandée par l’OMS, publiée le 4 septembre 2024, a examiné plus de 5 000 études, en a retenu 63, et ne trouve aucune association entre l’usage du téléphone mobile et les cancers de la tête. L’agence australienne ARPANSA, qui l’a conduite, relève que les cancers du cerveau n’ont pas augmenté en vingt ans malgré l’explosion du sans-fil. Ces travaux portent sur le téléphone collé à l’oreille, pas sur les antennes.
La question ressurgit à chaque génération de réseau, du GSM à la 5G, et à chaque norme domestique comme le Wi-Fi 7. La mesure, elle, est très documentée en France ; ce qui manque est la donnée sanitaire sur les fréquences les plus récentes, et l’ANSES finance douze projets de recherche sur le sujet.
Questions courantes
La 5G est-elle dangereuse pour la santé ?
Il n’existe pas de réponse unique. L’ANSES juge un nouveau risque peu vraisemblable en 3,5 GHz, mais estime les données insuffisantes pour conclure sur les 26 GHz.
Quel niveau d’ondes mesure-t-on réellement près d’une antenne 5G ?
L’ANFR a mesuré 1,79 V/m en moyenne devant les sites 5G en 3,5 GHz en 2023, dont 0,41 V/m pour la seule 5G. La limite réglementaire est de 61 V/m.
Le CIRC a-t-il classé la 5G cancérogène ?
Non. Le CIRC a classé en 2011 les radiofréquences en groupe 2B, peut-être cancérogènes pour l’homme, sur la base d’études portant sur le téléphone mobile. C’est un risque possible à surveiller, pas un risque démontré.
Les ondes millimétriques 26 GHz sont-elles déployées en France ?
Non, seulement des expérimentations, comme en gare de Rennes en juillet 2021. C’est pourtant la bande sur laquelle l’ANSES dit manquer de données.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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