
Sommaire
Publié le 25 avril 2026 · Mis à jour le 11 juin 2026 à 5h09
On imagine les grands requins et les thons capables de filer loin, vite, presque sans limite. Mais dans un océan plus chaud, même les nageurs les plus puissants peuvent se retrouver à court de bonnes options.
Une étude relayée par ScienceDaily décrit un piège en deux temps : ces prédateurs ont déjà des besoins énergétiques élevés, et le réchauffement marin réduit les zones où ils peuvent vivre sans surchauffe.
Leur force coûte très cher en énergie
Le communiqué de Phys.org parle d’une situation de “double jeopardy”, une double peine biologique. Les poissons à corps chaud, comme certains thons et requins, brûlent beaucoup plus d’énergie que d’autres espèces de taille comparable.
L’étude publiée dans Science montre que cette stratégie, très efficace pour la chasse et les longues distances, devient plus risquée quand l’eau se réchauffe et que la nourriture n’est pas forcément disponible dans les zones plus fraîches.

Fuir vers le froid ne suffit pas toujours
Le résumé de l’Université de Pretoria indique que ces espèces pourraient devoir se déplacer vers des eaux plus froides, notamment vers les pôles. Mais bouger ne règle pas tout : il faut aussi y trouver des proies, des routes et des conditions compatibles.
La friction est là. Un animal puissant peut être mobile et vulnérable en même temps. Sa vitesse ne le protège pas si l’espace habitable se contracte autour de lui.
Les données suivies par NOAA rappellent que l’océan absorbe une grande partie de l’excès de chaleur lié au changement climatique. Pour les espèces marines, cette chaleur n’est pas un décor : c’est une contrainte physique permanente.

Une limite invisible peut déplacer toute une chaîne vivante
Si les grands prédateurs changent de zone, ce ne sont pas seulement eux qui bougent. Les proies, les pêcheurs, les protections marines et les équilibres locaux peuvent être entraînés dans le déplacement.
L’IPCC souligne déjà les risques climatiques pour les écosystèmes marins, avec des effets sur la biodiversité, les pêcheries et les communautés humaines. Les requins et les thons donnent une image directe de cette bascule : le corps lui-même rencontre la limite.
Le contraste reste saisissant. Ces animaux ne manquent pas de puissance. Ils manquent peut-être de marge. Dans l’océan qui chauffe, même les champions de la distance peuvent finir par chercher une eau qui leur laisse encore assez d’espace pour vivre.
Questions courantes
Pourquoi les requins et thons à corps chaud sont-ils vulnérables au réchauffement ? Ils dépensent beaucoup d’énergie pour maintenir une température corporelle élevée, ce qui les rend plus sensibles à la chaleur et au manque de nourriture.
Peuvent-ils simplement migrer vers des eaux plus froides ? Ils peuvent se déplacer, mais les zones plus fraîches ne garantissent pas toujours assez de nourriture ni des habitats adaptés.
Pourquoi cela compte-t-il pour les écosystèmes marins ? Ces grands prédateurs structurent des chaînes alimentaires. Leur déplacement peut modifier les équilibres entre espèces, pêcheries et zones protégées.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
L’Odyssée de Nolan en IMAX 70 mm : la seule salle de France est à Montpellier - 2
Musées gratuits le premier dimanche du mois : la règle et les pièges - 3
Grève easyJet : un préavis sans aucune date, et une loi qui ne prévient les passagers que 24 heures avant - 4
600e de Taratata : ce que France 2 a rediffusé jeudi soir avait été tourné dix mois plus tôt - 5
Conseillers numériques : le budget passe de 40 à 14 millions d’euros, et les démarches bloquent toujours
Nos dossiers
- France486
- Santé208
- Science207
- Prévention195
- Culture184
- Consommation178
- Biodiversité171
- IA149
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

