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Vous imaginiez la naissance d’une planète comme un chantier de plusieurs millions d’années ? Elias 2-24 b en a moins d’un, et une équipe de l’Universidad Diego Portales, au Chili, a confirmé son existence le 16 septembre 2026 dans The Astrophysical Journal Letters, sur des images du télescope Keck II, à Hawaï. C’est la plus jeune exoplanète jamais détectée : elle pèse entre 1,9 et 4 fois la masse de Jupiter et tourne à 55 fois la distance Terre-Soleil autour de son étoile, à quelque 450 années-lumière d’ici.
À retenir
- Moins d’un million d’années au compteur : les quatre précédents détenteurs du record d’âge, deux planètes autour de PDS 70 et deux autour de WISPIT 2, dépassent tous les 5 millions d’années.
- Elle occupe un sillon étroit creusé dans le disque de poussière de son étoile, à 54,9 unités astronomiques, et y capte encore de la matière : sa croissance n’est pas terminée.
- Le même point faible revient sur des images d’archives de 2018 et de 2020, avec le déplacement d’une planète en orbite, pas celui d’un artefact ou d’une étoile d’arrière-plan.
- Le programme visait sept jeunes étoiles à disque structuré, au coronographe vortex NIRC2, avec l’appui d’ALMA et du Very Large Telescope de l’ESO.
Ce sillon est le cœur de l’affaire. Les disques de jeunes étoiles apparaissent striés d’anneaux et de lacunes, et les astronomes supposent que des planètes en formation les creusent, sans parvenir à photographier la responsable. L’imagerie directe reste un exercice d’équilibriste : il faut masquer l’étoile pour distinguer le point minuscule qui l’accompagne, la difficulté même rencontrée pour Beta Pictoris d. Elias 2-24 b offre l’un des exemples les plus nets du contraire, souligne l’observatoire Keck, qui estime pouvoir désormais relier lacune et planète avec beaucoup plus de confiance.
| Système | Planètes imagées | Âge |
|---|---|---|
| Elias 2-24 | 1 | moins d’un million d’années |
| PDS 70 | 2 | plus de cinq millions d’années |
| WISPIT 2 | 2 | plus de cinq millions d’années |
Pourquoi ça compte
Une formation aussi rapide, et aussi loin de l’étoile, met en difficulté les théories dominantes sur l’assemblage des géantes gazeuses, écrit l’observatoire. L’étude y voit la signature d’une accrétion de cœur bien plus expéditive que prévu à une cinquantaine d’unités astronomiques. Confirmée le 16 septembre 2026 dans The Astrophysical Journal Letters, Elias 2-24 b affiche moins d’un million d’années, soit au moins cinq fois moins que les quatre plus jeunes exoplanètes imagées jusque-là. « Elias 2-24 b nous montre que même nos meilleurs modèles de formation planétaire passent encore à côté de processus importants », reconnaît le co-auteur Lucas Cieza, cité par la NASA.
Sur les sept étoiles passées au crible, une seule a livré sa planète. Les six autres gardent leur sillon, et l’explication qui va avec.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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