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Récit
Vous n’êtes ni médecin, ni infirmier. Vous enfilez une blouse, vous laissez votre téléphone à la porte, et vous prenez au creux du bras un bébé qui pèse moins qu’un paquet de sucre et se bat pour respirer. Puis, avant de le reposer, vous lui glissez six mots à l’oreille. Voilà, à peu de choses près, ce que fait Dave Whitlow chaque semaine.
En bref
- Le « câlineur » n’est pas une exception américaine : en France, l’association Main dans la main revendique plus de 600 bénévoles câlineurs, surtout en région parisienne.
- Dave Whitlow, 73 ans, tient 5 à 6 bébés par visite, parfois 8, chaque semaine depuis huit ans, au Children’s Hospital of Richmond.
- Certains nouveau-nés qu’il berce pèsent moins de 900 grammes.
- Le contact peau à peau agit comme « un puissant sédatif contre la douleur », rappelle une pédiatre de l’hôpital Necker.
Deux fois par semaine, depuis huit ans
Chaque mardi et chaque jeudi, Dave Whitlow pousse la porte du service de néonatalogie de son hôpital, en Virginie. À 73 ans, cet ancien cadre territorial n’a aucune blouse blanche à défendre : il est bénévole câlineur, et il l’est depuis huit ans. « C’est le meilleur poste que j’aie jamais eu », confie-t-il à la chaîne locale.
Le rituel est précis. Il gante et blouse avant d’approcher un enfant, laisse son portable dehors, puis surveille d’abord les moniteurs. Une fois l’enfant contre lui, il guette d’abord les écrans, la saturation en oxygène, la position, et interroge l’infirmière sur les soins en cours. Il tient cinq à six bébés par visite, jusqu’à huit les jours chargés, certains sous les 900 grammes. Avant de reposer chacun, il murmure toujours la même phrase : grandis fort, grandis intelligent, grandis bon.

Pourquoi le contact apaise les prématurés
Ce geste n’a rien d’anecdotique. Chez le tout-petit, le portage et le peau à peau font passer d’un état d’inconfort à un état de confort, un basculement d’abord physique. Le nourrisson quitte le « je suis seul, il fait froid, personne ne me touche » pour « on me cajole, il y a une odeur, une voix, un rythme ».
Résultat, un apaisement mesurable. « Les câlins peuvent représenter un puissant sédatif contre la douleur », résumait au micro de France Inter une responsable de pédiatrie à l’hôpital Necker, citée par Pourquoi Docteur. Un enfant calmé, ajoutait-elle, est aussi un enfant plus facile à soigner.
En France aussi, des bras bénévoles
La pratique existe bien de ce côté de l’Atlantique. L’association Main dans la main, fondée en 1987 et reconnue d’utilité publique en 1999, propose à des adultes de réconforter bénévolement les bébés et enfants hospitalisés quand les parents sont absents ou l’équipe débordée. Elle revendique plus de 600 câlineurs, essentiellement en région parisienne.
L’engagement est encadré : avoir plus de 20 ans, être en bonne santé, tenir au moins un an, respecter des règles d’hygiène strictes. Comme leur homologue de Virginie, ces bénévoles sont majoritairement des femmes, et beaucoup en ressortent, disent-ils, plus riches qu’à l’arrivée. Les soignants, eux, les considèrent comme des membres de l’équipe à part entière : un enfant apaisé est aussi un enfant que l’on soigne mieux.

Reste cette image, la plus simple. Un homme âgé, une chaise, un nourrisson minuscule, et six mots répétés comme une promesse. Dave Whitlow dit qu’il ne s’imagine plus arrêter. On veut bien le croire.
Questions courantes
Qu’est-ce qu’un bénévole câlineur ?
C’est une personne qui donne de son temps à l’hôpital pour porter et réconforter des bébés ou des enfants hospitalisés, en relais des parents absents. Elle ne remplace pas les soignants et agit dans un cadre strict d’hygiène.
Le peau à peau est-il vraiment utile aux prématurés ?
Oui. Le contact rapproché apaise le nourrisson, l’aide à se stabiliser et agit, selon les soignants, comme un sédatif naturel contre la douleur. C’est un soutien, pas un traitement médical.
Comment devient-on câlineur en France ?
En passant par une association comme Main dans la main : il faut avoir plus de 20 ans, être en bonne santé, s’engager sur la durée et suivre des consignes d’hygiène très strictes avant chaque visite.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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