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Récit
Publié le 6 juillet 2026 · Mis à jour le 6 juillet 2026 à 16h02
La route file à pleine vitesse dans les rues de Barcelone. Une plaque d’égout au milieu du bitume. Trois coureurs partent au sol d’un coup, les vélos glissent, les corps roulent. Et puis, très vite, ils se relèvent.
C’était le 4 juillet 2026, sur le contre-la-montre par équipes qui ouvrait le Tour de France, 19,6 km dans les rues de Barcelone. Pendant que les caméras suivaient la bagarre pour le maillot jaune, trois coureurs de la formation XDS Astana ont chuté après avoir heurté une plaque d’égout à mi-parcours. Ce que nous retenons ici, ce n’est pas le classement. C’est ce qui vient après la chute, et le choix rare d’une équipe de filmer sa propre déroute pour la partager.
En bref
- Trois coureurs XDS Astana chutent sur une plaque d’égout, sans fracture mais avec coupures et contusions (Cyclingnews).
- Tous terminent l’étape ; l’un d’eux, le genou en sang, franchit la ligne à 4:54 du vainqueur.
- L’équipe finit dernière des 23 formations, à 2:18 de Visma-Lease a Bike.
- Elle a posté la vidéo de sa journée avec un mot simple : nous continuerons à nous battre.
Se relever et finir, coûte que coûte
Le bilan aurait pu être lourd. Il ne l’est pas : selon l’équipe, citée par Cyclingnews, ni fracture ni blessure grave pour Nicolas Vinokourov, Harold Tejada et Simone Velasco, mais des écorchures et des contusions. Reste le plus dur, une fois debout : repartir.
Et ils sont repartis. Vinokourov a rejoint l’arrivée le genou en sang, à 4:54 du vainqueur. Tejada s’est relevé vite pour finir à 2:46. Velasco, le plus touché, a franchi la ligne près de six minutes après Jonas Vingegaard, le lauréat de l’étape. Sur un chrono par équipes, où l’on roue dans roue pour gagner des secondes, ces minutes-là racontent une autre course : celle de ceux qui, la générale déjà perdue au premier jour, choisissent quand même de terminer.

C’est le sens caché de ces arrivées loin derrière. Sur le papier, l’équipe finit 23e et dernière des 23 formations, à 2:18 de Visma-Lease a Bike. Dans les faits, ces coureurs blessés ont refusé l’abandon facile, et leurs mécaniciens et soigneurs ont enchaîné un long travail le soir venu.
Le geste rare : filmer sa propre déroute
Voici ce qui distingue cette journée des autres chutes de début de Tour. Le soir même, l’équipe a mis en ligne une vidéo de sa journée, montage sobre de la préparation, des espoirs, puis du choc qui a tout renversé. Le message qui l’accompagne tient en une phrase : belle préparation, grands espoirs, puis une chute qui a tout changé, et nous continuerons à nous battre.
Assumer publiquement sa pire journée n’a rien d’automatique dans le sport de haut niveau, où l’on préfère souvent tourner la page en silence. Montrer ses coureurs à terre, ses ambitions par terre, et le dire soi-même plutôt que de laisser les images circuler sans contexte, c’est une forme de transparence qui gagne du terrain. La séquence a d’ailleurs largement dépassé le cercle des fans, avec plus de 2,5 millions de vues cumulées, d’après info.fr.

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Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Le graphique ci-dessus remet ces écarts en perspective : trois coureurs, trois retards très différents, une même volonté d’aller au bout.
Et côté français, le même piège
La plaque d’égout n’a pas visé une seule équipe. La formation française Cofidis a elle aussi payé le tribut de ce chrono barcelonais : son leader Guillaume Martin et son coéquipier Clément Berthet sont tombés, avant de rallier l’arrivée ensemble à 3:34, eux aussi avec des écorchures, rapporte Cyclingnews. Deux chutes au même endroit, sur le même obstacle, dans la même heure.
Pour les supporters français, l’image parle. Voir Guillaume Martin, l’un de nos coureurs, se relever et finir sans lâcher, c’est le même geste que celui des Astana : la générale peut attendre, la ligne, elle, se franchit. Le sport se joue aussi là, loin du podium.

Reste une pensée pour la suite. Le lendemain, tous devaient reprendre la route vers Figueres, cabossés mais debout. La plus belle victoire de ce premier jour n’était peut-être pas sur le podium. Elle était derrière, dans le peloton des éclopés qui ont refusé de descendre du vélo.
Questions courantes
Combien de coureurs Astana ont chuté et étaient-ils gravement blessés ?
Trois : Nicolas Vinokourov, Harold Tejada et Simone Velasco. Aucune fracture ni blessure grave selon l’équipe, mais des coupures et des contusions.
Ont-ils tous terminé l’étape ?
Oui. Le plus retardé a franchi la ligne près de six minutes après le vainqueur, et l’un des blessés a fini le genou en sang, à 4:54.
Une équipe française a-t-elle aussi été touchée ?
Oui, Cofidis : Guillaume Martin et Clément Berthet ont chuté sur la même plaque d’égout et terminé ensemble à 3:34.
Pourquoi cette journée a-t-elle autant circulé ?
Parce que l’équipe la plus touchée a elle-même posté la vidéo de sa déroute, un choix rare, et que les images ont dépassé 2,5 millions de vues.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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