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Publié le 24 juin 2026 · Mis à jour le 28 juillet 2026 à 17h03
Une équipe à zéro pointé côté discipline, une autre déjà lestée de douze points négatifs : voilà ce que raconte la colonne apparue le 20 juin sur le site de la FIFA. Elle s’appelle « PFP », pour points fair-play, et elle n’a rien d’anecdotique. À l’issue de la phase de groupes, désormais bouclée, ce compteur de cartons peut décider quelle sélection passe en seizièmes et laquelle rentre à la maison, sans qu’un seul ballon de plus ait été joué.
Mise à jour du 20 juillet 2026. Au terme du Mondial 2026, dont la finale du 19 juillet a été remportée par l’Espagne face à l’Argentine, la colonne fair-play a surtout débouché sur un trophée : la FIFA a décerné son Prix du Fair-Play aux Pays-Bas, l’une des rares sélections sans aucun carton rouge et avec seulement trois avertissements sur tout le tournoi. Pour départager deux équipes à égalité de points en phase de groupes, l’ordre officiel est le suivant : d’abord la confrontation directe (points, puis différence de buts, puis buts marqués entre les équipes concernées), ensuite la différence de buts générale, puis le total de buts marqués, et seulement en sixième position les points de fair-play. L’ultime recours, en 2026, n’est plus un tirage au sort mais le classement mondial FIFA.
Le fair-play a-t-il décidé une qualification au Mondial 2026 ?
À l’échelle du tournoi, la colonne fair-play a surtout servi à désigner le lauréat du Prix du Fair-Play, revenu aux Pays-Bas après la finale. Le critère reste un juge de paix de dernier ressort, placé au sixième rang du départage.
En bref
- La FIFA a ajouté le 20 juin une colonne « PFP » (points fair-play) aux classements officiels du Mondial 2026, prévue par l’annexe 2 du règlement (Orange Sports).
- Le barème va de -1 pour un carton jaune à -5 pour un jaune suivi d’un rouge direct, le meilleur score possible étant zéro.
- Le fair-play arrive au 6e rang des critères de départage, derrière les buts et la confrontation directe.
- Le précédent existe : en 2018, le Sénégal a été éliminé à cause de ces cartons, le Japon passant grâce à eux.
Dans quel ordre la FIFA départage-t-elle les équipes ?
La réponse tient en une liste, et le fair-play n’y apparaît que tout en bas. Quand deux sélections terminent la poule à égalité de points, la FIFA déroule ses critères dans cet ordre précis, selon la grille officielle reprise par la MLS :
- les points obtenus dans la confrontation directe entre les équipes à égalité ;
- la différence de buts dans ces confrontations directes ;
- les buts marqués dans ces confrontations directes ;
- la différence de buts sur l’ensemble du groupe ;
- les buts marqués sur l’ensemble du groupe ;
- les points fair-play (le décompte des cartons) ;
- en tout dernier recours, un tirage au sort de la FIFA.
Autrement dit, il faut que tout le reste soit rigoureusement identique pour que la discipline tranche. Mais avec 48 équipes et un format élargi, où les huit meilleurs troisièmes se faufilent aussi en seizièmes, les égalités au cordeau deviennent mécaniquement plus fréquentes.
Mise à jour du 28 juillet 2026. PFP = points de fair-play : c’est la colonne discipline des classements du Mondial 2026. Le barème du règlement FIFA (annexe 2) retire 1 point par carton jaune, 3 pour un second jaune synonyme d’expulsion, 4 pour un rouge direct et 5 pour un jaune suivi d’un rouge direct ; le meilleur score possible est donc 0.
Comment sont départagées deux équipes à égalité ?
La FIFA épuise d’abord la confrontation directe, la différence de buts et le nombre de buts inscrits ; les points de fair-play n’interviennent qu’en sixième position, juste avant l’ultime recours du classement mondial FIFA. Le contexte disciplinaire du tournoi est raconté dans notre analyse des 13 cartons rouges et le suivi des huit arbitres français du Mondial.
Un barème qui chiffre la discipline
Le principe est simple à lire, brutal à encaisser. Chaque sanction reçue pendant les matchs de poule retire des points à l’équipe, et ce total négatif sert ensuite à départager. Un carton jaune coûte un point. Un deuxième jaune synonyme d’expulsion en coûte trois. Un rouge direct, quatre. Et le pire scénario, un joueur averti puis exclu d’un rouge direct, en coûte cinq d’un coup. Le meilleur élève affiche donc un grand zéro, comme la France après son entrée en lice contre le Sénégal, d’après le détail publié par Orange Sports.
Pour mesurer ce que ça donne grandeur nature, regardez l’Afrique du Sud : déjà à -12 après deux rouges et deux jaunes lors de sa défaite inaugurale face au Mexique, elle ferme le classement de son groupe. Voilà comment quelques gestes mal maîtrisés se transforment en handicap comptable.

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Le graphique ci-dessus remet les sanctions dans l’ordre de leur coût. Plus la barre est longue, plus la note grimpe, et plus l’addition se rapproche du chiffre fatidique qui peut peser au moment du tri final.
Le sixième juge de paix
Reste à savoir quand ce compteur entre vraiment en scène. La réponse : assez tard, mais pas assez pour l’ignorer. Le fair-play, lui aussi tranché par les arbitres du Mondial, n’arrive qu’en sixième position, juste avant le tout dernier recours, le tirage au sort.
Le carton de trop, pris à la 88e minute d’un match déjà perdu, peut coûter une qualification trois jours plus tard. C’est tout le paradoxe de ce critère : il récompense la retenue au moment où la tension est à son comble.

2018, la leçon que personne n’a oubliée
Si le fair-play fait soudain parler, c’est qu’il a déjà fait une victime célèbre. En 2018, le Sénégal et le Japon terminaient leur groupe avec le même nombre de points, la même différence de buts et le même total de buts marqués. Impossible de les départager sur le terrain. C’est le décompte des cartons qui a parlé, et le Japon, moins sanctionné, est passé. Première fois dans l’histoire de la Coupe du monde qu’une équipe était éliminée par sa seule indiscipline, comme l’a rappelé FOX Sports.
Le souvenir reste vif, et il change la donne sur le banc. Un sélectionneur qui sait son équipe à la limite peut demander à ses joueurs de lever le pied sur les contacts en fin de poule, de ne pas protester, de ne pas perdre de temps bêtement. La valeur morale d’hier devient un calcul d’aujourd’hui, presque une variable de coaching, dans la lignée des innovations disciplinaires qui gagnent le football.

Et il y a même un trophée à la clé : à la fin du tournoi, la nation la plus exemplaire repart avec un prix du fair-play et un chèque de 44 000 euros, selon le barème détaillé par la FIFA.
Le fair-play n’a donc jamais été aussi concret. Longtemps brandi comme une jolie idée, le voilà inscrit noir sur blanc dans une colonne, prêt à départager des géants sur un carton jaune. La prochaine fois que vous verrez ces trois lettres dans un classement, vous saurez qu’elles ne décorent pas le tableau : elles peuvent le réécrire.
Ce Mondial 2026 restera aussi celui de ses six femmes au sifflet et de sa première médecin-chef.
Questions courantes
Dans quel ordre sont départagées les équipes au Mondial 2026 ?
Après les points, la FIFA regarde la confrontation directe (points, puis différence de buts, puis buts marqués entre les équipes concernées), ensuite la différence de buts générale, les buts marqués sur l’ensemble du groupe, puis les points fair-play, et enfin un tirage au sort.
Que veut dire PFP dans les classements du Mondial 2026 ?
PFP signifie « points fair-play ». C’est une colonne, à valeur négative, qui comptabilise les cartons reçus par chaque équipe pendant la phase de groupes.
Comment sont calculés les points fair-play ?
Un carton jaune retire un point, un deuxième jaune avec expulsion trois points, un rouge direct quatre points, et un jaune suivi d’un rouge direct cinq points. Le meilleur total possible est zéro.
Un précédent existe-t-il ?
Oui. En 2018, le Sénégal a été éliminé au profit du Japon uniquement à cause d’un plus grand nombre de cartons, une première dans l’histoire de la compétition.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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