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Marlen Reusser a avalé les 21 kilomètres du contre-la-montre entre Gevrey-Chambertin et Dijon en 27 minutes et 30 secondes, mardi 4 août, et le Tour de France Femmes a changé de mains. La Suissesse, championne du monde de la discipline, a devancé Lieke Nooijen de 4 secondes et Demi Vollering de 18, selon le compte rendu de l’étape. Sigrid Haugset, maillot jaune depuis son solo de 88 kilomètres la veille, a rendu la tunique en une vingtaine de minutes d’effort solitaire.
- Un seul contre-la-montre dans toute l’édition 2026 : 21 kilomètres, au quatrième jour, entre les vignes et les faubourgs dijonnais.
- Reusser a pris le maillot jaune ; Demi Vollering la suit à 14 secondes au général, Cédrine Kerbaol à 54 secondes.
- Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, a concédé 2 minutes et 14 secondes sur cette seule étape chronométrée.
Une édition entière peut basculer sur ce format parce qu’il n’y en a qu’un. Les organisateurs l’ont posé au quatrième jour comme une charnière entre les étapes roulantes du début et la montagne à venir, relève Escape Collective. Résultat : les spécialistes du chrono n’ont qu’une carte à jouer, les grimpeuses n’ont qu’une facture à payer, et tout le peloton connaît la date depuis la présentation du parcours.
Un contre-la-montre mesure ce que le peloton dissimule. Pas de roue à suivre, pas d’équipière pour ramener, pas d’abri : il reste le moteur, la position sur le vélo et la lucidité dans les virages. C’est la seule journée où le classement ne doit rien aux alliances. Et selon nos calculs, 21 kilomètres bouclés en 27 minutes et 30 secondes, cela donne une moyenne de 45,8 km/h, tenue seule, sans un mètre d’aspiration.
Quelques secondes, un général redessiné
Quatorze secondes séparent désormais Reusser de Vollering, moins qu’un ravitaillement raté. Sauf qu’au général, ces secondes-là sont acquises : elles ne se rendent pas dans un sprint, elles se reprennent en côte, à la pédale. Haugset, quatrième à 56 secondes, a payé son style de baroudeuse (3 minutes et 6 secondes lâchées sur l’étape), ce qui ne retire rien à sa journée de la veille.
Reusser a raconté que son équipe travaillait ce rendez-vous depuis Noël, sous un nom de code maison, « Project Dijon », clin d’œil au jaune de la moutarde locale, rapporte Cyclingnews. La course, que nous vous présentions du 1er au 9 août, garde cinq jours devant elle : rien n’est joué, et les secondes prises à Dijon devront tenir jusqu’au bout.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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