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Sommaire
- Devinez avant de lire
- En bref
- Six personnes sur dix partent, un quart renonce pour l’argent
- Ce que coûte une journée de vacances
- Où dorment les vacanciers : le camping devant l’hôtel
- Une nuitée sur trois n’est pas française
- Ce que l’été rapporte au pays
- Les aides existent, encore faut-il les demander
- Questions courantes
Devinez avant de lire
Combien de nuitées les hébergements collectifs de tourisme français ont-ils enregistré durant la saison d’été 2025 ?
La réponse :
Panorama
Vous avez l’impression que toute la France est à la plage au mois d’août. Les chiffres officiels disponibles cet été 2026 racontent autre chose : en France, 63 % des 15-69 ans sont partis au moins une fois en vacances en 2025 selon le Crédoc, et 25,9 % de cette même tranche d’âge sont restés chez eux faute de moyens. Le reste de ce panorama tient dans une poignée de données publiques : qui part, où l’on dort, ce que coûte une journée.
En bref
- 63 % des 15-69 ans sont partis au moins une fois en vacances en 2025, contre 43 % en 2021.
- Selon nos calculs, 25,9 % de cette tranche d’âge sont restés chez eux pour des raisons financières.
- L’été 2025 a totalisé 257,8 millions de nuitées dans les hébergements collectifs de tourisme, en hausse de 3,7 % sur un an.
- Le camping pèse 124,9 millions de nuitées, devant l’hôtellerie et ses 90,4 millions.
- Un vacancier dépense 85 euros par jour en moyenne, pour une médiane de 58 euros.
Six personnes sur dix partent, un quart renonce pour l’argent
Le Crédoc mesure le taux de départ pour l’Agence nationale pour les chèques-vacances. Dans sa dernière publication, il s’établit à 63 % en 2025, contre 43 % en 2021, année encore marquée par les restrictions sanitaires. Le complément arithmétique est tout aussi parlant : 37 % des 15-69 ans n’ont pas pris de vacances au cours des douze derniers mois. Parmi eux, 70 % pointent des impossibilités financières, et 14 % de la tranche d’âge déclarent ne partir « jamais ».
Selon nos calculs, 25,9 % des 15-69 ans en France ne sont pas partis en vacances en 2025 pour des raisons financières : 37 % de non-partants sur douze mois, dont 70 % invoquent l’argent (Crédoc, juillet 2026). Aucune des deux statistiques ne pose ce taux : il rapporte le frein budgétaire à la classe d’âge entière, et non aux seuls non-partants. Autrement dit, un adulte sur quatre reste à la maison pour une raison de portefeuille.
Ce taux mérite d’être manié avec précaution : il repose sur du déclaratif, sur les douze mois précédant l’enquête, et ne dit rien de la durée ni de la qualité des séjours. Il fixe en revanche un ordre de grandeur que les images de plages bondées effacent chaque été.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
La lecture du graphique tient en une phrase : le camp des non-partants n’a rien de résiduel, il pèse plus d’un tiers de la classe d’âge, et les trois quarts de ce tiers renoncent pour une question d’argent.
Série AAP
Nous suivions déjà ce chiffre : le 15 juillet, AAP mesurait 14 % de Français qui ne partent jamais en vacances. Le taux 2025 du Crédoc confirme ce socle, et notre calcul y ajoute les 25,9 % qui renoncent pour des raisons financières.
Ce que coûte une journée de vacances
Le bilan de la saison estivale publié par le ministère de l’Économie et le ministère du Tourisme donne la dépense quotidienne d’un vacancier en France : 85 euros par jour en moyenne, pour une médiane de 58 euros. L’écart entre les deux dit l’essentiel. Il atteint 27 euros, soit une moyenne supérieure de 46,6 % à la médiane selon nos calculs : une minorité de gros budgets tire l’indicateur vers le haut, et la moitié des vacanciers dépense en réalité moins de 58 euros par jour.
Le même bilan chiffre les arbitrages de l’été : un quart des vacanciers ont réduit la durée de leur séjour, un tiers ont changé de destination et un sur cinq a diminué son budget. Les coupes visent d’abord la restauration, citée par 60 % de ceux qui rognent. Nous avions mesuré la même tension côté porte-monnaie avec le budget vacances 2026, retombé à 1 748 euros.
Où dorment les vacanciers : le camping devant l’hôtel
L’Insee compte les nuitées des hébergements collectifs de tourisme de mai à août. Selon l’Insee Focus n° 363, la saison 2025 a totalisé 257,8 millions de nuitées, soit 9,1 millions de plus qu’en 2024 et une hausse de 3,7 %. La répartition par type d’hébergement dessine une France qui campe.
| Type d’hébergement | Nuitées (millions) | Part du total |
|---|---|---|
| Campings | 124,9 | 48,4 % |
| Hôtels | 90,4 | 35,1 % |
| Autres hébergements collectifs | 42,5 | 16,5 % |
| Total | 257,8 | 100 % |
La troisième colonne est de nous, rapportée au total de 257,8 millions : le camping capte près d’une nuitée sur deux, l’hôtel un peu plus d’une sur trois. Les résidences de tourisme, villages de vacances et auberges se partagent le reste.
Une nuitée sur trois n’est pas française
La clientèle non résidente pèse 31,9 % des nuitées de l’été 2025, contre 30,9 % un an plus tôt. Traduit en volume, cela donne 82,2 millions de nuitées étrangères et 175,6 millions de nuitées de résidents.
Nous avons rapporté ce second volume à la population française, estimée à 69,1 millions d’habitants au 1er janvier 2026 dans le bilan démographique 2025 : chaque habitant pèse 2,5 nuitées en hébergement collectif de tourisme sur les quatre mois de la saison. Deux nuits et demie par personne et par été, les nuits chez la famille, chez des amis ou en résidence secondaire n’entrant pas dans ce décompte. C’est la mesure la plus sobre de ce que « partir en vacances » représente collectivement.
Ce que l’été rapporte au pays
Le tourisme international a généré 37,3 milliards d’euros de recettes sur la saison, en hausse de 13,7 % sur un an, et la balance commerciale du secteur s’établit à 11,8 milliards d’euros, en progression de 14,9 %. Les arrivées aériennes internationales ont augmenté de 2,5 % sur l’été, et le ministère avance près de 290 millions de nuitées tous hébergements confondus.
Le détail par marché émetteur montre d’où vient cette hausse : les recettes issues de la clientèle allemande progressent de 25,1 %, celles des Pays-Bas de 17,6 %, celles des États-Unis, deuxième marché émetteur, de 12,5 %, et celles du Japon de 10,2 %. L’argent de l’été français vient donc d’abord de ses voisins immédiats.
Les Français, eux, bougent peu au sens géographique : plus de 85 % de leurs séjours estivaux se déroulent en France. Le tourisme de proximité n’est pas une tendance émergente, c’est la norme statistique.
Les aides existent, encore faut-il les demander
37 % des 15-69 ans ont bénéficié d’une aide au départ en 2025, et 36 % des actifs occupés ont reçu des chèques-vacances, soit 17 points de plus qu’en 2008. Le Crédoc conclut que ces aides atteignent bien les ménages modestes, sans lever tous les freins au départ.
Le geste concret tient en une question, à poser une fois pour l’été suivant : demandez à votre employeur, à votre comité social et économique ou à votre caisse d’allocations familiales si un dispositif d’aide au départ vous concerne. Au regard des 25,9 % calculés plus haut, c’est la ligne de partage la plus concrète entre partir et rester.
Questions courantes
Combien de Français partent en vacances ?
63 % des 15-69 ans sont partis au moins une fois en 2025, selon le Crédoc. Ils étaient 43 % en 2021.
Combien coûte une journée de vacances en France ?
La dépense moyenne d’un vacancier atteint 85 euros par jour, pour une médiane de 58 euros, selon le bilan de la saison estivale 2025 du ministère de l’Économie.
Quel hébergement les vacanciers choisissent-ils le plus ?
Le camping, avec 124,9 millions de nuitées durant l’été 2025, devant l’hôtellerie et ses 90,4 millions, selon l’Insee.
Pourquoi certains ménages ne partent-ils pas ?
Parmi les 37 % de 15-69 ans qui ne sont pas partis en douze mois, 70 % invoquent des impossibilités financières. Rapporté à l’ensemble de la tranche d’âge, cela représente 25,9 %, selon nos calculs.
Les vacances des Français se passent-elles surtout en France ?
Oui. Plus de 85 % de leurs séjours estivaux ont lieu en France, selon le bilan de la saison estivale 2025.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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