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24 participants ont passé un coton-tige dans leur nombril pour des chercheurs allemands. L’institut Fraunhofer IIS d’Erlangen et la clinique de l’odorat de Dresde ont publié leur résultat le 21 septembre 2026 dans Scientific Reports. L’odeur de la peau, lue par un laser infrarouge, y sépare quatre groupes : maladie de Parkinson, déclin cognitif léger, Covid-19 et témoins en bonne santé.
En France, 2,63 personnes sur 1 000 étaient traitées pour une maladie de Parkinson en 2020, soit environ 175 000 patients (Santé publique France, données 2020). L’âge moyen au début des traitements est de 75 ans. Le diagnostic arrive donc quand les signes moteurs sont installés, et c’est ce retard qui intéresse les chercheurs en odorat.
Trois zones de peau, dix secondes de frottement chacune : le prélèvement tient dans un coton-tige stérile. Les écouvillons sont ensuite enfermés dans un porte-échantillon étanche et balayés d’air synthétique sec. Leurs vapeurs passent devant trois lasers à cascade quantique couvrant 5,6 à 12,9 micromètres (Scientific Reports, 21 septembre 2026).
Pourquoi le nombril, et pourquoi il n’arrive pas premier
Les trois zones ont été choisies parce qu’elles sont « relativement moins exposées au parfum, au savon et aux autres produits d’hygiène », écrivent les auteurs. Le nombril, la conque de l’oreille et l’entrée du nez donnent selon eux un accès commode au volatilome corporel. Le savon y passe moins souvent qu’ailleurs.
Sur la mesure qui compte, le nombril finit pourtant dernier des trois. La distance de Mahalanobis chiffre l’écartement des groupes : 1,827 pour le nez, 1,8084 pour l’oreille, 1,7715 pour le nombril. Entre le meilleur et le moins bon site, l’écart tient dans 0,0555 point. Les auteurs retiennent le nez et le nombril comme les deux zones aux distinctions les plus nettes, en particulier entre témoins et patients en déclin cognitif léger.
Sur les données du nombril, le premier axe de l’analyse concentre 69,1 % de la variance. Il sépare surtout le groupe « déclin cognitif léger » du reste, quand les patients Parkinson et Covid se chevauchent partiellement. Cinq longueurs d’onde suffisent par ailleurs à remplacer tout le spectre, et cette démonstration a été faite sur les prélèvements de nez : 1,823 contre 1,827.

De l’infirmière écossaise au laser de Dresde
L’idée d’une odeur de Parkinson vient de Joy Milne, infirmière écossaise qui percevait un changement chez son mari avant le diagnostic. Une équipe de Manchester a cherché les molécules derrière cette perception. Publiée en 2019 dans ACS Central Science, l’analyse a porté sur le sébum du haut du dos de 43 malades et 21 témoins. Elle a pointé l’aldéhyde périllique et l’eicosane. Sept ans plus tard, le laser prend la suite.
Le laser allemand travaille autrement. Il lit une signature d’absorption dans l’infrarouge moyen, puis laisse une analyse en composantes principales dessiner les groupes. Aucune molécule n’est nommée. Les auteurs parlent d’une preuve de concept obtenue en conditions de laboratoire contrôlées.
Et chez nous ?
Ce qui manque avant de parler de dépistage
Près de 26 000 personnes ont commencé un traitement antiparkinsonien en France en 2020 (Santé publique France). Un test par l’odeur viserait ces malades-là, plus tôt, avant les tremblements. L’étude allemande ne le promet pas. Six malades par groupe, pas un de plus.
L’âge et le diagnostic varient ensemble dans cet échantillon. Impossible, donc, de dire si la machine reconnaît la maladie ou les années de vie. Les auteurs le notent eux-mêmes et réclament une cohorte appariée en âge, ou couvrant un large éventail d’âges dans chaque groupe. Un point tient bon : trois prélèvements Parkinson refaits deux semaines plus tard se sont rangés avec le groupe d’origine.
Entre un appareil qui trie des signaux et un examen de routine, il reste la distance qu’il y a entre un test d’attention et un diagnostic. Un programme de dépistage se juge ensuite sur sa fréquentation, comme le rappelle la participation par région au dépistage du cancer du sein. Pour l’instant, le laser sait dire que ces 24 personnes ne sentaient pas pareil.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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