Mains d'un pharmacien posant une boîte de médicament blanche à côté d'une ordonnance et d'une carte bancaire sur un comptoir

Refuser le biosimilaire au comptoir obligera à avancer les frais au 1er septembre

À partir du 1er septembre 2026, refuser en pharmacie le biosimilaire ou l'hybride proposé à la place du médicament de référence fera perdre le tiers payant. Ce qui se passera au comptoir, ce qu'est un biosimilaire, et les deux cas où l'avance de frais est évitée.

Flash

Vous tendez votre ordonnance et le pharmacien propose une autre boîte. À partir du 1er septembre 2026, dire non à cette proposition changera votre façon de payer. Vous perdrez la dispense d’avance de frais sur ce médicament, vous réglerez la totalité de la boîte au comptoir, et l’Assurance maladie vous remboursera ensuite, comme l’écrit l’actualité officielle publiée le 29 juillet 2026. Le remboursement sera calculé sur le prix du biosimilaire ou de l’hybride le plus élevé du groupe de substitution, précise l’Assurance maladie : si le médicament de référence coûte plus cher, la différence reste à votre charge.

Un biosimilaire est une version très proche d’un médicament biologique de référence, fabriqué à partir de cellules ou d’organismes vivants (insulines, hormones de croissance, vaccins). D’où la confusion à lever avec le générique : le générique reproduit une molécule chimique, quand le vivant ne se copie pas à l’identique. Les textes officiels parlent donc, pour le biosimilaire, de légères différences avec la référence, jamais d’une copie exacte. Le troisième cas visé est le médicament hybride : même substance active que la référence, mais une forme, un dosage ou une voie d’administration différents (un sirop plutôt qu’un comprimé).

À retenir

  • Concerné : tout assuré à qui le pharmacien proposera, à partir du 1er septembre 2026, un biosimilaire ou un hybride à la place du médicament de référence prescrit.
  • Avant la délivrance, le pharmacien devra informer le patient des conséquences de son refus.
  • En cas de refus : paiement intégral au comptoir, puis remboursement calculé sur le prix le plus élevé du groupe de substitution.
  • Le tiers payant restera acquis si le médecin a porté une mention non substituable justifiée sur l’ordonnance, ou si le médicament d’origine coûte autant ou moins que le substitut proposé.

Ce qui ne change pas

Votre ordonnance reste servie. Refuser la substitution n’empêche pas d’obtenir le médicament prescrit : cela déplace le moment où vous sortez la carte bancaire. Le pharmacien n’a toujours pas le droit de remplacer le traitement de référence si votre médecin a exclu cette possibilité sur l’ordonnance. Et la règle ne dit rien de ce qu’il faudrait accepter ou refuser : accepter un biosimilaire ou le refuser reste une décision entre le patient, son médecin et son pharmacien. Cet article expose une règle de remboursement, il ne donne aucun conseil médical. La mesure s’ajoute aux autres changements du 1er septembre.

Pourquoi ça compte

Le levier vise un retard chiffré. Les biosimilaires représentaient 32 % des volumes de vente de leur marché de référence en 2023, soit 3 points de plus qu’en 2022, pour un objectif public de 80 % fixé pour 2024. Une soustraction suffit à mesurer la marche : 48 points d’écart. C’est ce trou que le tiers payant vient chercher, au comptoir plutôt que par la persuasion.

Le geste utile tient en une question, à poser avant de répondre : demandez au pharmacien le prix de la boîte que vous emporteriez et la base de remboursement retenue. Vous saurez alors ce que coûte votre réponse. Si l’avance de frais pose un problème réel, c’est en consultation qu’elle se règle, pas devant la caisse.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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