
Dans une chambre d’EHPAD, il suffit parfois d’un miroir posé au bon endroit. Une serviette sur les épaules, une mèche remise en forme, un rouge à lèvres discret, et la pièce change de température humaine. Miss Grand-Mère 2026 n’est pas un concours de beauté comme les autres : c’est un concours national de coiffure qui transforme des lieux de vie très ordinaires en petites scènes de fierté.
Le site officiel de Miss Grand-Mère affiche les résultats 2026 : Thérèse, de l’EHPAD les Trois Vallées avec l’École Terrade Le Mans, est Miss Grand-Mère ; Joséphine, de l’EHPAD de Lembeye avec CMA Formation de Pau, est première dauphine ; Ginette, de l’EHPAD AFEJI Edilys avec Terrade, est deuxième dauphine. Mais le plus intéressant se joue peut-être avant la couronne : dans le moment où une résidente accepte de se regarder à nouveau autrement.

Un concours national, mais une scène minuscule
Le principe est volontairement simple. L’EHPAD ou l’école de coiffure trouve son partenaire, les élèves coiffent gratuitement les résidentes volontaires, puis des photos avant/après sont prises dans le respect de leur dignité. Le concours avance ensuite par étapes : vote interne, élection départementale, élection régionale, puis finale nationale avec un jury de professionnels.
En 2026, la finale s’est déroulée du 24 avril au 11 mai, avec des résultats promulgués le 15 mai. Le site officiel annonce aussi les chiffres clés de l’édition : 760 grands-mères participantes, 116 écoles de coiffure et 116 EHPAD. Ces nombres racontent moins une compétition qu’un réseau : des résidences, des apprentis, des équipes, des familles, et une même idée très concrète de l’estime de soi.
Maud Perault, infirmière en EHPAD et fondatrice du concours, est présentée par le site officiel comme l’initiatrice du projet. L’objectif affiché est clair : mettre à l’honneur la coiffure et la personne âgée, revaloriser l’estime de soi, apporter du bien-être et renforcer les liens intergénérationnels.
Ce que le brushing change vraiment
Vu de loin, un brushing pourrait sembler anecdotique. Vu de près, il touche à quelque chose de plus profond : l’envie de plaire encore, d’être choisie, d’être photographiée, d’être applaudie sans être réduite à un dossier de soins. À Bourges, l’IFA raconte par exemple une rencontre avec neuf résidentes de l’EHPAD de Bellevue, autour d’un brushing, d’une légère coupe et d’un maquillage, avec des élèves en coiffure.
La force du concours tient à cette réciprocité. Les résidentes ne reçoivent pas seulement un soin esthétique ; les élèves apprennent aussi une attention, une lenteur, une manière d’entrer dans une chambre qui n’est pas un salon ordinaire. Le geste technique devient relationnel : demander, écouter, ajuster, attendre que la personne se reconnaisse.
Ehpadia résume le fonctionnement du concours autour des photos avant/après, d’un jury et de votes publics aux niveaux départemental, régional et national. Mais l’image la plus forte reste celle d’un avant/après intérieur : une résidente qui redresse les épaules, une équipe qui la regarde autrement, un apprenti qui comprend que la coiffure peut aussi réparer un peu de présence.

Pourquoi ce format parle autant aux familles
Le succès de Miss Grand-Mère tient probablement à son équilibre : l’événement est joyeux, mais il ne nie pas la dépendance ; il célèbre, mais sans transformer les résidentes en décor. Les établissements volontaires peuvent proposer leur participation, les écoles peuvent rejoindre l’aventure, et les familles retrouvent un récit positif autour de lieux souvent associés à la fragilité.
C’est là que le concours devient plus qu’une parenthèse. Dans un EHPAD, beaucoup d’animations sont utiles. Celle-ci a une puissance particulière parce qu’elle laisse une trace visible : une photo, un sourire, une coiffure, parfois une couronne. Pour les proches, ces images disent quelque chose de précieux : la personne aimée n’est pas seulement accompagnée, elle est encore regardée.
La scène ne tient pas dans un grand podium. Elle tient dans trois mètres carrés : une chaise, un miroir, une main experte, une résidente qui relève le menton. Et parfois, ce minuscule décor suffit à remettre une vie entière au premier plan.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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