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Publié le 27 août 2026 · Mis à jour le 29 août 2026 à 12h54
Yayoi Kusama est morte le 14 août 2026 dans un hôpital de Tokyo à 97 ans, et son studio ne l’a annoncé que treize jours plus tard, le 27 août 2026. L’artiste japonaise aux pois laisse une rétrospective en tournée européenne dont la troisième étape ouvre à Amsterdam mi-septembre, sans elle.
Pendant ces treize jours, le Stedelijk a continué de préparer l’étape d’Amsterdam, qui ouvre mi-septembre. L’exposition n’a pas changé d’une œuvre. Elle a changé de statut.
Ce que dit le communiqué, et ce qu’il ne dit pas
L’annonce tient en quelques lignes sur son site officiel, signée par Yayoi Kusama Inc. et Yayoi Kusama Studio Inc. Elle donne la date, le lieu et l’âge, puis une phrase sur la fin : l’artiste a « continué à peindre jusqu’à ses derniers jours, sans jamais poser son pinceau ». Le texte a été mis en ligne le 27 août, treize jours après le décès, sans que le délai soit expliqué.
Le texte décrit une carrière qui couvrait « l’art visuel, la performance, la fiction et la poésie », et une exploration de l’amour éternel et de l’âme poursuivie jusqu’au bout. Les deux sociétés écrivent vouloir porter ses volontés et continuer, par l’art, à apporter de l’espoir. Sur les circonstances du décès comme sur une éventuelle cérémonie, le communiqué ne dit rien, et nous n’en écrirons pas davantage.
Peindre quand le corps ne suit plus est une vieille affaire de peintres : AAP en racontait une autre version avec Matisse au Grand Palais. Née en 1929 à Matsumoto, dans le centre du Japon, Kusama avait sept décennies de travail derrière elle.
Une rétrospective qui devient posthume entre deux étapes
La tournée a commencé à la Fondation Beyeler, à Riehen, du 12 octobre 2025 au 25 janvier 2026. Elle est passée par le Museum Ludwig de Cologne, du 14 mars au 2 août 2026. Elle s’achève au Stedelijk d’Amsterdam, jusqu’au 17 janvier 2027.
L’étape allemande a fermé le 2 août 2026, douze jours avant sa mort. Quand elle s’est éteinte, la rétrospective n’était visible nulle part : Cologne avait fermé, Amsterdam n’avait pas ouvert, et les trois cents œuvres attendaient entre deux musées.
Le musée de Cologne annonce plus de trois cents œuvres, du premier dessin daté d’environ 1934 à une installation commandée pour l’exposition. Entre ces deux bornes, ce sont environ quatre-vingt-onze ans de pratique accrochés dans les mêmes salles : peinture, dessin, sculpture, installation, mode, performance, littérature.
Cette installation intègre une salle de miroirs, créditée « Infinity Mirrored Room: The Hope of the Polka Dots Buried in Infinity Will Eternally Cover the Universe » (2025). Elle n’est pas une œuvre posthume qu’Amsterdam dévoilerait dans quinze jours : elle est montrée depuis Riehen, en octobre 2025, et le Stedelijk en sera la troisième et dernière étape.
La Fondation Beyeler, premier musée suisse à recevoir cette rétrospective, précisait que l’ensemble avait été conçu en étroite collaboration avec l’artiste et son studio, et qu’il réunissait des œuvres jamais montrées en Europe à côté de ses créations les plus récentes. La salle de miroirs de 2025 était de celles-là.
La date d’ouverture néerlandaise, elle, n’est pas stabilisée. La page du Stedelijk affiche le 12 septembre 2026 en tête et le 11 septembre dans son texte, quand la Fondation Beyeler annonce le 11 : tant que le musée n’a pas tranché, on écrira mi-septembre. Le commissariat est signé Leontine Coelewij pour Amsterdam et Stephan Diederich pour Cologne, et le musée néerlandais annonce de son côté une version nouvelle, créée spécialement, de ses installations les plus connues.

Ce que la file d’attente achète
Les Infinity Mirror Rooms ont fait de Kusama un phénomène de file d’attente. Ce sont des pièces tapissées de miroirs, où le public entre à une ou deux personnes, pour un temps compté. La Tate a filmé le dispositif dans ses propres salles londoniennes.
Ces salles ont déplacé la ligne entre l’exposition et l’attraction, et les musées européens s’en sont saisis : les trois étapes de la tournée ont été bâties autour d’une pièce neuve, produite avec l’artiste et son studio. C’est cette collaboration qui s’est arrêtée le 14 août. Le Stedelijk montera son accrochage sans que l’artiste puisse le valider.
En France, aucune étape n’est annoncée par les trois musées organisateurs. Le seul point d’attache français de cette tournée est ARTE, partenaire média de l’étape suisse. À Amsterdam, la salle de miroirs de 2025 restera ouverte jusqu’au 17 janvier 2027.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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