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Sommaire
Récit
Dans 1 319 dossiers de l’université de Virginie analysés en 2026, le délai médian tombe à 12 mois après une mort brutale, contre 21 mois après une mort attendue. Ce délai sépare la mort qu’un enfant dit avoir vécue de sa propre naissance. Deux chercheurs de la Division of Perceptual Studies l’ont publié dans une revue de l’Association américaine de psychologie ; l’université l’a annoncé le 21 août 2026.
Dès deux ans, James Leininger, un petit Américain, rêvait d’un avion abattu, avec des détails qui correspondaient, selon l’université, à un pilote tué pendant la Seconde Guerre mondiale. L’étude de 2026 ne raconte aucun cas : elle compte des mois.
Comment les chercheurs ont-ils mesuré ce délai ?
Saeedeh Sadeghi, chercheuse en neurosciences cognitives, et Philip Cozzolino, psychologue social, sont repartis de 1 678 dossiers où un défunt avait été identifié. Pour 1 319 d’entre eux, les dates permettent de calculer l’« entracte » : le temps écoulé entre la mort de cette personne et la naissance de l’enfant. La médiane d’ensemble est de 16 mois, rapporte ScienceAlert.
Une mort brutale, dans l’étude, est due à un accident, à une violence ou à une crise médicale soudaine. Entre les morts les moins et les plus inattendues, la médiane raccourcit de 40 à 45 %. L’écart résiste aux contrôles de l’équipe : qualité de la vérification, exactitude des déclarations de l’enfant, liens antérieurs entre les familles, statut social, croyances religieuses.
D’où viennent ces récits d’enfants ?
Ils dorment dans les archives que l’université constitue depuis les enquêtes du psychiatre Ian Stevenson, fondateur du programme : plus de 2 500 cas en cinquante ans, recueillis dans le monde entier. Les enfants en parlent en général entre 2 et 5 ans. Vers 7 ans, ces « souvenirs » s’effacent le plus souvent. Environ 30 % des dossiers mentionnent une tache de naissance ou une malformation qui correspondrait, selon l’université, à une blessure du défunt.
Les morts violentes y abondent : un relevé de 1983 en comptait dans 51 % des cas résolus, entre accidents, meurtres, suicides et guerres.
Le motif est-il nouveau ?
Pas vraiment. Ian Stevenson avait mesuré un entracte médian de 15 mois sur 616 cas résolus (chiffres de 1986), et une étude de 1988 liait déjà les morts violentes à des délais plus courts. L’équipe de 2026 retrouve cette régularité sur un échantillon bien plus large, tiré des mêmes archives. La médiane d’ensemble a à peine bougé en quarante ans. C’est la cause du décès qui déplace l’aiguille.

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Cela prouve-t-il la réincarnation ?
Non, et les auteurs ne le prétendent pas. « Les données sont observationnelles et nous veillons à rester agnostiques sur le mécanisme », dit Saeedeh Sadeghi. Pour elle, des régularités sur un grand nombre de cas sont « beaucoup plus difficiles à expliquer par l’exagération, l’imagination ou la fabrication » qu’un cas isolé. Philip Cozzolino ajoute que l’effet était même plus fort dans les familles dont la religion ne soutient pas la réincarnation.
Le lien reste ténu : la cause du décès n’explique que 2 à 3 % des différences de délai d’un dossier à l’autre. Et l’étude ne dit rien de l’origine des récits eux-mêmes.
Que répondent les sceptiques ?
Le philosophe Paul Edwards, dans Reincarnation: A Critical Examination (1996), attribuait ces histoires aux faux souvenirs, à la pensée sélective et à la suggestion. Keith Augustine, qui dirige l’association américaine Internet Infidels, soutient que les familles croyant à la réincarnation transforment sans le vouloir les fantaisies ordinaires de l’enfant en « souvenirs ». Ces objections visent la collecte des récits, que l’étude de 2026 ne refait pas : elle mesure des dates déjà consignées.
La psychologie de l’enfant donne du poids à la piste des faux souvenirs. En 1997, à l’université Cornell, le psychologue Stephen Ceci a interrogé chaque semaine des enfants de 3 et 4 ans sur des événements inventés. Au bout de dix semaines, plus de la moitié les racontaient avec des détails. Sur les vidéos, des spécialistes n’ont pas su distinguer leurs récits faux des vrais. Ni leurs parents ni les chercheurs n’ont pu convaincre 27 % de ces enfants que l’événement inventé n’avait jamais eu lieu.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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