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78 % des 4 861 nourrissons morts subitement aux États-Unis entre 2020 et 2024 avaient de la literie molle dans leur espace de sommeil. Les Centers for Disease Control and Prevention ont publié le 10 septembre 2026 l’analyse de leur registre de Santé publique France. »>morts inattendues du nourrisson, qui couvre 31 juridictions.
Des facteurs de couchage à risque ont été identifiés dans au moins 73 % des cas, résume le rapport. Le registre français OMIN a recensé en moyenne 210 morts inattendues du nourrisson par an sur la période 2016-2020 (Santé publique France). Le recueil n’y est pas exhaustif dans tous les départements, précisent les données de l’agence.
Cinq circonstances, classées par fréquence
Le registre américain note ce que l’enquête a documenté autour de l’enfant, sans désigner une cause unique. La literie molle arrive en tête : couverture, oreiller, tour de lit ou doudou, présents dans 78 % des dossiers. Soit 3 814 bébés sur 4 861.

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La surface de couchage suit à 75 % : autant d’enfants qui n’ont pas été retrouvés dans un lit à barreaux ni dans un couffin. Le partage de la surface de couchage avec une autre personne ou un animal concerne 59 % des dossiers. Une position autre que sur le dos apparaît dans 46 % des cas, une obstruction complète des voies aériennes dans 28 %. Un même dossier cumule souvent plusieurs de ces circonstances, et les parts ne s’additionnent donc pas.
Le registre s’appelle SUID and Sudden Death in the Young Case Registry. Il rassemble les enquêtes de décès menées dans 31 juridictions américaines, de l’Alaska au Vermont, et code les circonstances retrouvées sur place : la surface, la literie, la position, la présence d’un autre dormeur.
74 % de ces enfants étaient nés à terme, à 37 semaines ou plus. 66 % avaient entre 0 et 3 mois, et 57 % étaient des garçons. Aux États-Unis, le taux de ces décès est passé de 92,9 à 100,9 pour 100 000 naissances vivantes entre 2020 et 2022.
Et chez nous ?
En France, des consignes écrites depuis les années 1990
Santé publique France désigne le couchage sur le ventre ou sur le côté comme le facteur de risque majeur, et le tabagisme maternel pendant la grossesse comme le deuxième. Le partage du lit multiplie par cinq le risque avant 3 mois. Elle reprend les recommandations de l’Académie américaine de pédiatrie : un couchage strictement sur le dos, en turbulette adaptée, sur un matelas ferme et dans un lit à barreaux. Ni coussin, ni drap, ni couette, ni oreiller.
Les campagnes des années 1990 ont fait reculer ces décès de plus des trois quarts. La courbe s’est aplatie depuis les années 2000, et environ la moitié des cas actuels resteraient évitables si les consignes étaient suivies. Ces recommandations situent la température de la chambre entre 18 et 20 °C, conseillent de partager la chambre sans partager le lit pendant au moins six mois, et encouragent l’allaitement sur la même période.
La mort inattendue du nourrisson reste la première circonstance de décès en France chez les nourrissons entre 28 jours et 1 an. Mises côte à côte, les deux listes de circonstances et de consignes se recouvrent presque entièrement.
| Circonstance relevée | Part des 4 861 décès | Consigne de Santé publique France |
|---|---|---|
| Literie molle présente | 78 % (3 814) | Ni coussin, ni drap, ni couette, ni oreiller dans le lit |
| Surface autre qu’un lit à barreaux | 75 % | Matelas ferme, lit à barreaux |
| Partage de la surface de couchage | 59 % (2 869) | Partager la chambre, pas le lit (risque multiplié par cinq avant 3 mois) |
| Position autre que sur le dos | 46 % (2 223) | Couchage strictement sur le dos |
| Obstruction complète des voies aériennes | 28 % (1 347) | Turbulette adaptée, rien d’autre dans le lit |
Ce qui se vérifie au-dessus du lit
Quatre gestes couvrent l’essentiel de ce que le registre documente. Coucher l’enfant sur le dos, à la sieste comme la nuit. Le poser sur un matelas ferme, dans son propre lit à barreaux ou son couffin. Vider ce lit : pas de couverture, pas d’oreiller, pas de tour de lit, pas de doudou volumineux. Garder le lit dans la chambre des parents les six premiers mois, sans le partager.
Le lit conforme tient en deux objets : un matelas ferme et un drap-housse. La turbulette remplace la couverture, elle ne s’y ajoute pas. Et le partage de la chambre se distingue du partage du lit : l’agence conseille le premier et déconseille le second.
Ces consignes couvrent la première année. Après, le sujet devient la régularité des heures de coucher, mesurée jusqu’aux nuits irrégulières des ados.
Une autopsie a été réalisée dans 98 % des dossiers américains, un test génétique dans 14 % seulement, selon le détail du rapport. C’est par là que passera la part de ces décès qu’aucun geste de couchage n’explique.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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