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Décryptage
Vos 50 litres de gazole sont passés à 120,05 € au relevé du 28 septembre 2026. Entre le 7 et le 28 septembre 2026, le gazole est passé de 2,275 € à 2,401 € le litre en France, soit 6,30 € de plus sur un plein de 50 litres. La cause se loge entre le baril et la pompe, dans les raffineries du Golfe. Les taxes n’ont pas bougé d’un centime.
Le fait
AAP mesurait 2,275 € le litre le 7 septembre 2026, dans son baromètre du 7 septembre. Le 21 septembre, la moyenne nationale touchait 2,415 €. Le relevé du 28 septembre redescend à 2,401 €, soit 1,4 centime de moins sur une semaine. La série est tenue dans l’observatoire des carburants, à partir du fichier officiel des prix.
Un détail compte pour qui roule au diesel : le gazole coûte plus cher que l’essence. Au même relevé du 28 septembre, le SP95-E10 s’affichait à 2,179 € le litre et le SP98 à 2,285 €. Le gazole les dépasse de 22 et de 12 centimes. Le superéthanol E85 restait à 0,897 € et le GPL à 1,052 €.
La forme de la courbe compte autant que son niveau. Jusqu’à la fin du mois d’août, le litre oscillait autour de 2,22 €. Depuis le 31 août, il n’a reculé qu’une seule fois.

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Le seul mois de septembre a ajouté 8,95 € au plein de 50 litres.
Notre regard
Sur le litre payé 2,401 €, l’État prend 1,008 €. Un euro, à huit millièmes près. L’accise sur le gazole est fixée à 60,75 € par hectolitre, soit 0,6075 € par litre, par le tarif inscrit au code. La TVA à 20 % ajoute 0,400 € : elle frappe le prix accise comprise, une première fois chez l’importateur, puis à la vente au consommateur final (AFP, 22 septembre 2026). Reste 1,393 € pour le brut, le raffinage, le transport et la station.
Sur les 12,6 centimes pris entre le 7 et le 28 septembre, 2,1 viennent de la TVA, puisqu’elle suit le prix. Les 10,5 centimes restants se forment avant la pompe. Zéro centime d’accise en plus.
Le tarif fixe de l’accise produit un effet contre-intuitif : plus le litre monte, moins la part de l’État y pèse. Elle est passée de 45,1 % le 22 juillet à 42,0 % le 28 septembre 2026.
| Relevé 2026 | Gazole (€/L) | Taxes (€/L) | Part des taxes |
|---|---|---|---|
| 22 juillet | 2,140 | 0,964 | 45,1 % |
| 3 août | 2,232 | 0,980 | 43,9 % |
| 17 août | 2,214 | 0,977 | 44,1 % |
| 24 août | 2,244 | 0,982 | 43,7 % |
| 31 août | 2,222 | 0,978 | 44,0 % |
| 7 septembre | 2,275 | 0,987 | 43,4 % |
| 14 septembre | 2,314 | 0,993 | 42,9 % |
| 21 septembre | 2,415 | 1,010 | 41,8 % |
| 28 septembre | 2,401 | 1,008 | 42,0 % |
Prix : moyenne nationale des relevés en station. Taxes : accise de 60,75 € par hectolitre et TVA à 20 % appliquée au prix accise comprise.
La nuance
Le brut est revenu dans le détroit d’Ormuz. Au 30 septembre, 13,5 millions de barils par jour y transitaient, soit 98 % du volume d’avant-conflit, selon les flux suivis par Kpler (Ormuz rouvert au brut, EconomieMatin, 1er octobre 2026). Les produits raffinés restent loin derrière.
Dans son rapport pétrolier mensuel du 11 septembre 2026, l’Agence internationale de l’énergie chiffre les exportations nettes de gazole des pays du Golfe à 390 000 barils par jour en août, soit un peu plus du quart du niveau d’avant-guerre. Produits raffinés et GPL confondus, il manque encore 3,7 millions de barils par jour par rapport à février. Golfe et Russie réunis, les exportations nettes de gazole ont perdu 1,6 million de barils par jour sur la même période. L’écart entre le brut et les produits raffinés a poussé les marges de raffinage à des niveaux record dans le bassin atlantique, note l’agence.
La pompe suit donc le produit raffiné, dont l’offre reste amputée. Un point résiste à la décomposition : les 1,393 € qui ne sont pas de la taxe mélangent le brut, le raffinage, le transport et la marge de la station, que le relevé en station ne sépare pas. Le recul de 1,4 centime du 28 septembre montre que la mécanique fonctionne aussi vers le bas.
À surveiller
Entre le début du conflit et le 20 septembre 2026, les carburants ont rapporté 710 millions d’euros de TVA supplémentaires à l’État et lui ont coûté 1,117 milliard d’euros d’accise, a détaillé David Amiel dans une dépêche de l’AFP. Les volumes vendus baissent, et l’accise est assise sur les litres : elle doit rapporter 15,3 milliards d’euros en 2026, contre 16 milliards en 2024.
Le gouvernement prépare pour le budget 2027 une règle d’or : que « les éventuels surplus de TVA générés par les carburants soient restitués aux Français », sous « la forme d’aides supplémentaires ». Au 20 septembre, ce solde était négatif de 407 millions d’euros.
Sur un an, le litre de gazole a pris 75,5 centimes. Entre le département le moins cher et le plus cher, le même plein de 50 litres variait encore de 9,60 € au 28 septembre, et cet écart-là se récupère station par station. Pour un trajet partagé, le tarif du covoiturage au kilomètre répartit ce plein entre passagers.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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