Deux mains tiennent un smartphone près d’une fenêtre, dans un appartement parisien lumineux.

Bloqueur de pub Firefox sur iPhone, comment l’activer

Le bloqueur de publicités de Firefox sur iPhone s’active dans Settings puis Browsing, réglage Ad Blocker. Il est éteint par défaut et laisse passer trois familles de publicités.

Sommaire
  1. Pourquoi des publicités restent-elles affichées ?
  2. En bref
  3. Ce que la case à cocher coupe
  4. Les trois choses qu’il ne coupe pas
  5. Pourquoi c’est un réglage et pas une extension
  6. Ce qu’un bloqueur iOS sait faire, et rien de plus
  7. Sur quelle part de la navigation française
  8. Couper l’affichage ne coupe pas le consentement
  9. Questions courantes

Décryptage

Publié le 2 septembre 2026 · Mis à jour le 19 septembre 2026 à 9h44

Pour bloquer la publicité dans Firefox sur iPhone, activez le réglage Ad Blocker, rangé dans Settings puis Browsing. La fonction est arrivée le 1er septembre 2026, elle est éteinte par défaut et ne demande aucune extension.

Pourquoi des publicités restent-elles affichées ?

Parce que Mozilla a exclu trois familles du blocage. Les publicités servies directement par le site visité passent, celles des résultats de recherche aussi, comme les contenus sponsorisés de Firefox à l’ouverture d’un onglet, précise l’éditeur. Le filtre repose sur la technologie WebKit Content Blocker d’Apple et la liste EasyList : il coupe les régies tierces, pas ce qui fait corps avec la page. Les raccourcis sponsorisés dépendent d’un autre réglage, celui de la page d’accueil.

Votre iPhone peut couper une partie des publicités dans Firefox depuis une case à cocher. Mozilla a publié l’annonce le 1er septembre 2026 et a laissé le réglage éteint : « It’s off by default, so you decide whether to use it. »

Concrètement, la fonction s’appelle Ad Blocker et vit dans Settings > Browsing > Ad Blocker. Trois catégories de publicités continueront pourtant de s’afficher une fois l’option activée, et l’éditeur les écrit lui-même dans son billet.

Le bloqueur de publicités de Firefox sur iOS, annoncé par Mozilla le 1er septembre 2026, est désactivé par défaut et ne concerne au mieux que les 7,35 % du trafic navigateurs français mesurés par StatCounter en août 2026. Cela représente moins d’une page vue sur treize.

En bref

  • 7,35 % du trafic navigateurs français au maximum : le bloqueur est livré éteint et s’active à la main dans Settings > Browsing > Ad Blocker.
  • Trois familles de publicités restent affichées : celles servies par le site visité, celles des résultats de recherche, et les raccourcis sponsorisés de Firefox.
  • Pas d’extension à installer : le blocage passe par la technologie WebKit Content Blocker d’Apple et la liste EasyList.
  • Chrome et Safari réunis pèsent 78,52 % du trafic navigateurs français en août 2026, contre 7,35 % pour Firefox.

Ce que la case à cocher coupe

Le réglage bloque des publicités tierces et des traqueurs publicitaires avant leur chargement. Mozilla écrit que la fonction « blocks many third-party ads and ad-related trackers before they load ». Le verbe compte : la ressource n’est pas téléchargée puis cachée, elle n’arrive pas.

La mécanique n’a rien de maison. Firefox s’appuie sur la technologie WebKit Content Blocker d’Apple et sur la liste de filtres EasyList, celle que la plupart des bloqueurs du web utilisent déjà. Il n’y a rien à installer à côté : le blocage est codé dans le navigateur.

Le chemin tient en trois gestes : Settings, puis Browsing, puis Ad Blocker. L’interrupteur est livré éteint, donc personne ne le verra bouger sans être allé le chercher.

Un smartphone posé sur une table de café en bois, à côté d’une tasse d’espresso.
Trois gestes suffisent pour activer l’option : Settings, Browsing, Ad Blocker.

Les trois choses qu’il ne coupe pas

Mozilla ne laisse pas la question ouverte : trois familles de publicités passeront quand même. Les publicités servies directement par le site visité et celles affichées dans les résultats de recherche « will still appear », écrit l’éditeur.

La troisième famille est la plus inattendue. Ce sont les raccourcis sponsorisés et les autres contenus sponsorisés que Firefox affiche lui-même à l’ouverture d’un nouvel onglet : Mozilla les décrit comme distincts des publicités du web et écrit que « Ad Blocker doesn’t affect them ». Le navigateur filtre donc les emplacements des autres et conserve les siens, ce qui est écrit dans l’annonce et non déduit.

Le tableau ci-dessous reprend chaque ligne telle que le billet la formule.

Ce que le bloqueur de Firefox sur iOS traite, et ce qu’il laisse passer (Mozilla, 1er septembre 2026)
ÉlémentStatut annoncéCe que Mozilla écrit
Publicités tierces et traqueurs publicitairesBloqués avant chargement« blocks many third-party ads and ad-related trackers before they load »
Publicités servies par le site visitéToujours affichées« Ads served directly by the site you’re visiting […] will still appear »
Publicités des résultats de rechercheToujours affichées« ads shown in search results will still appear »
Raccourcis sponsorisés de Firefox (nouvel onglet)Non concernés« Ad Blocker doesn’t affect them »
Protection renforcée contre le pistageInchangée, fonctionne à côté« works alongside the privacy protections already built into Firefox »

Une précision utile avant d’aller plus loin : l’éditeur ne chiffre nulle part la proportion de publicités concernée. Il écrit « many », pas un pourcentage.

Pourquoi c’est un réglage et pas une extension

Sur iOS, un éditeur de navigateur ne peut pas se contenter de porter ses extensions. Mozilla justifie son choix en écrivant que les extensions n’y sont pas disponibles de la même façon, et qu’il a donc construit le blocage directement dans le navigateur.

La contrainte vient d’Apple. La règle 2.5.6 de l’App Store impose que les applications qui naviguent sur le web utilisent le framework WebKit et le JavaScript de WebKit ; un développeur peut demander une autorisation pour employer un autre moteur, ouverte à l’Union européenne et au Japon. La porte est donc entrouverte, mais le bloqueur annoncé par Mozilla repose bien sur la brique WebKit d’Apple.

Le corollaire se lit ailleurs. Sur le wiki d’uBlock Origin, les mainteneurs rappellent que le support de Safari a existé « several years ago, but not anymore » et qu’aucune date de retour n’est fixée. Le bloqueur le plus installé du web de bureau n’a pas d’équivalent officiel sur iPhone, ce qui explique une partie de l’attente autour de l’annonce.

Ce qu’un bloqueur iOS sait faire, et rien de plus

Un content blocker n’est pas un programme qui inspecte les pages en direct. La documentation d’Apple décrit un fichier de règles en JSON, chaque règle associant un déclencheur et une action, compilé en bytecode par Xcode. Safari n’a pas à consulter l’application pendant le chargement de la page.

Le vocabulaire est court. Il existe cinq types d’action : bloquer le chargement d’une ressource, retirer les cookies de l’en-tête, masquer un élément via un sélecteur CSS, ignorer les règles précédentes et forcer une adresse en HTTPS. Trois seulement retirent quelque chose à la page ; les deux autres organisent les règles entre elles.

Cette économie éclaire les trous listés plus haut. Les déclencheurs se règlent sur des motifs d’URL, un type de ressource et l’origine, première ou tierce partie. Rien dans ce vocabulaire ne distingue une publicité maison du reste des contenus servis par le même domaine.

Sur quelle part de la navigation française

La réponse tient en une ligne : une petite. Firefox pesait 7,35 % du trafic navigateurs en France en août 2026 selon StatCounter, contre 61,25 % pour Chrome, 17,27 % pour Safari et 7,03 % pour Edge.

Le graphique ci-dessous remet l’annonce à son échelle.

Le réglage annoncé par Mozilla vit dans le navigateur le moins utilisé du trio de tête : StatCounter mesure des pages vues, tous appareils confondus, et non des utilisateurs.
Le réglage annoncé par Mozilla vit dans le navigateur le moins utilisé du trio de tête : StatCounter mesure des pages vues, tous appareils confondus, et non des utilisateurs.
Reprendre ce graphique ou citer ce chiffre

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Ou réutilisez ce graphique librement sur votre site, attribution incluse :

À eux deux, Chrome et Safari représentent 78,52 % des pages vues françaises du mois, soit près de onze fois le poids de Firefox. L’option ne touche donc qu’une fraction de ce que voit un internaute français, et seulement sur iOS.

Le filtrage publicitaire se joue de plus en plus au niveau du navigateur lui-même : notre calendrier des bloqueurs recensait déjà les échéances annoncées éditeur par éditeur. L’annonce du 1er septembre ajoute une case, elle ne change pas ce calendrier.

Couper l’affichage ne coupe pas le consentement

Un bloqueur agit dans votre navigateur, jamais sur les obligations du site. La CNIL a sanctionné le 30 décembre 2025 une société de 3,5 millions d’euros, avec un volet cookies précis : onze cookies soumis à consentement étaient déposés sur le terminal avant même que la personne ait exprimé un choix.

En cas de refus, ces onze cookies « n’étaient pas supprimés du navigateur et continuaient à être lus », indique la décision de la CNIL. Le traitement concernait plus de 10,5 millions de personnes.

Un ordinateur portable et un smartphone posés côte à côte sur un bureau, à la lumière du jour.
Bloquer l’affichage d’une publicité ne retire pas les cookies déjà déposés par un site.

Publicité affichée, traceur déposé et profilage publicitaire sont trois objets distincts qu’un même bouton ne règle pas. Nous avions détaillé six failles d’iOS 26.6 touchant le fingerprinting et l’historique de navigation : elles vivent à un autre étage que la case Ad Blocker. Le billet de Mozilla, lui, ne publie ni chiffre de performance ni calendrier de déploiement par pays.

Questions courantes

Bloquer les publicités prive-t-il les sites de leurs revenus ?
Mozilla écrit que la publicité finance une grande partie du web ouvert et soutient les éditeurs, les créateurs et les sites dont les gens dépendent. L’éditeur laisse le réglage éteint et écrit que la décision vous revient.

Le bloqueur voit-il les sites que je visite ?
Non. La documentation d’Apple précise que les content blockers n’ont aucune connaissance de l’historique des utilisateurs ni des sites qu’ils visitent, parce que les règles sont fournies au navigateur à l’avance et compilées.

Ce réglage remplace-t-il la protection contre le pistage déjà présente dans Firefox ?
Non. Mozilla écrit que le bloqueur fonctionne aux côtés des protections déjà intégrées, dont la protection renforcée contre le pistage, qui bloque de nombreux traqueurs et limite le suivi à travers le web.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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