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Votre bloqueur de pub : qui coupe, qui garde, et à quelle date

Chrome a coupé, Edge a commencé, Firefox et Brave n’annoncent aucune date. Nous avons croisé les calendriers publiés par les cinq éditeurs et chiffré le préavis laissé aux utilisateurs : 416 jours pour Chrome, 146 pour Edge.

Sommaire
  1. Mon bloqueur de pub marche-t-il encore aujourd’hui ?
  2. Pourquoi Chrome et Edge coupent-ils, et pas Firefox ?
  3. Quelles sont les dates exactes, navigateur par navigateur ?
  4. uBlock Origin Lite, est-ce la même chose en plus petit ?
  5. Faut-il changer de navigateur, et qu’est-ce qu’on perd ?
  6. Et sur téléphone, qu’est-ce qui change ?

Questions-réponses

Votre bloqueur de pub fonctionne encore ce matin. Sur Chrome, non : Google a coupé le 24 juillet 2025. Sur Edge, l’extinction a commencé ce mois-ci. Sur Firefox et Brave, rien n’a bougé.

La réponse dépend du navigateur ouvert devant vous. Nous avons mis les cinq calendriers côte à côte.

Mon bloqueur de pub marche-t-il encore aujourd’hui ?

Au 15 août 2026, cela dépend du navigateur. Sur Chrome, non : la documentation de Google date du 24 juillet 2025 la désactivation des extensions au format Manifest V2 pour tous les utilisateurs, sans réactivation possible, et fixe au 31 août 2026 leur retrait du Chrome Web Store.

Sur Microsoft Edge, oui pour l’instant : l’éditeur a annoncé le 7 août 2026 le démarrage de la transition grand public. Sur Firefox et sur Brave, oui, sans échéance annoncée. Sur Safari, la question ne se pose pas : ce navigateur n’a jamais accueilli ce type d’extension.

Pourquoi Chrome et Edge coupent-ils, et pas Firefox ?

À cause d’une fonction unique, remplacée par une autre. Un bloqueur s’appuyait jusqu’ici sur webRequestBlocking : l’extension inspectait chaque requête réseau sortante et pouvait l’arrêter. Le format Manifest V3, adopté par Chromium, la remplace par declarativeNetRequest : l’extension déclare ses règles à l’avance, et c’est le navigateur qui filtre.

La différence se chiffre. Google plafonne ces règles à 30 000 règles statiques garanties et 30 000 règles dynamiques par extension, selon sa référence d’API. Mozilla a tranché dans l’autre sens sur son blog développeurs : « Mozilla will maintain support for blocking WebRequest in MV3 ». Firefox n’est donc pas en retard sur Chrome, il a fait le choix inverse.

Quelles sont les dates exactes, navigateur par navigateur ?

Aucun éditeur ne cite le calendrier des autres, et personne ne tient cette matrice à jour pour le grand public. Nous avons croisé les calendriers annoncés par Google, Microsoft, Mozilla, Apple et Brave dans leurs propres documentations développeur, et selon nos calculs, Microsoft Edge laisse 146 jours de préavis entre son annonce du 7 août et son objectif de fin 2026, contre 416 jours à Chrome entre le bandeau d’avertissement du 3 juin 2024 et l’extinction du 24 juillet 2025.

Edge boucle en 146 jours ce que Chrome a étalé sur 416 : d’un navigateur à l’autre, le préavis est divisé par près de trois. Limite : le préavis Edge est compté jusqu’à l’objectif « fin 2026 » annoncé le 7 août 2026, Microsoft n’ayant pas publié de date au jour près.
Edge boucle en 146 jours ce que Chrome a étalé sur 416 : d’un navigateur à l’autre, le préavis est divisé par près de trois. Limite : le préavis Edge est compté jusqu’à l’objectif « fin 2026 » annoncé le 7 août 2026, Microsoft n’ayant pas publié de date au jour près.
Reprendre ce graphique

Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :

Lecture : le préavis n’a rien d’une norme du secteur, il a été divisé par près de trois entre les deux navigateurs qui coupent.

Filtrage complet par extension : état au 15 août 2026 et échéances annoncées
NavigateurMoteurLe 15 août 2026Échéance annoncée
ChromeChromiumNon, coupé le 24 juillet 202531 août 2026 : retrait du Chrome Web Store
EdgeChromiumOui, extinction entamée en août 2026Fin 2026 grand public, début 2027 entreprises
FirefoxGeckoOui, blocage webRequest maintenu en Manifest V3Aucune
BraveChromiumOui, quatre extensions MV2 hébergées depuis la version 1.81Aucune
SafariWebKitNon, modèle déclaratif d’origineSans objet

Deux dates seulement engagent un éditeur : le 31 août 2026 pour le magasin de Chrome, dans seize jours, et la fin 2026 pour Edge.

Page de calendrier mural en papier, trois dates entourées au stylo rouge, un stylo posé en travers, lumière naturelle rasante.
Deux dates seulement engagent un éditeur à ce jour : le 31 août 2026 pour le magasin de Chrome, la fin 2026 pour Edge.

uBlock Origin Lite, est-ce la même chose en plus petit ?

Non, et le projet le documente lui-même. Sa FAQ officielle rappelle qu’uBO Lite fonctionne entièrement de manière déclarative, dans le cadre imposé par Manifest V3, et liste ce que ce cadre interdit : le filtrage dynamique par site, les interrupteurs « pas de polices distantes » et « pas de scripts », le blocage des gros éléments multimédias, les filtres qui lisent les en-têtes de réponse. Beaucoup de filtres à base d’expressions régulières sont refusés par l’API.

Dernier écart, le moins visible : les listes de filtres ne se mettent à jour qu’avec l’extension. La fiche Mozilla d’uBlock Origin affichait 10 458 336 utilisateurs le 15 août 2026.

Faut-il changer de navigateur, et qu’est-ce qu’on perd ?

C’est la seule décision qui vous revienne ici, et elle a un coût. Deux navigateurs gardent un bloqueur à filtrage complet sans échéance annoncée. Firefox, dont nous avions détaillé la feuille de route. Brave, qui héberge lui-même quatre extensions Manifest V2 (AdGuard, NoScript, uBlock Origin, uMatrix) depuis sa version 1.81, et dont le filtrage natif ne dépend d’aucune extension, explique l’éditeur.

Ce que vous perdez en quittant Chrome : les extensions absentes de l’autre catalogue et une synchronisation à refaire. Nous ne publions pas de manipulation pour réactiver une extension désactivée par un navigateur : ces procédures sortent du cadre prévu par l’éditeur.

Et sur téléphone, qu’est-ce qui change ?

Le partage est le même, avec une nuance. Le dépôt officiel du bloqueur indique qu’uBlock Origin est distribué pour Firefox en version bureau et Android : c’est le chemin grand public vers un filtrage complet sur mobile. Sur iPhone et iPad, Safari passe par des content blockers dont Apple décrit le principe dans sa documentation développeur : l’application indique à l’avance quels contenus bloquer, le navigateur ne la consulte pas pendant le chargement, et les règles sont compilées en bytecode. Ce modèle est déclaratif, comme celui vers lequel Chrome et Edge basculent.

Série AAP

Nous suivions déjà ce dossier le 13 août avec son renoncement sur Facebook. Ce renoncement portait sur un site précis ; le calendrier ci-dessus porte sur les navigateurs eux-mêmes.

Le repère à garder : tant qu’un éditeur ne publie pas de date, rien ne bouge chez vous. Ouvrez la page des extensions de votre navigateur et revérifiez après le 31 août.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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