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Publié le 19 août 2026 · Mis à jour le 19 septembre 2026 à 13h40
Le parc zoologique de Fréjus a fermé au public le dimanche 30 août 2026 à 20 heures, après 55 ans d’histoire, et les premiers départs d’animaux ont commencé le lendemain. Au 5 septembre 2026, aucune destination précise n’a été rendue publique : ni l’exploitant ni la Ville n’ont diffusé de liste croisant chaque espèce et son futur point de chute, et les quelque 450 pensionnaires s’en vont au fil de convois dont le calendrier n’est pas communiqué.
Cette absence est une information, et elle mérite d’être dite telle quelle plutôt que comblée par des rumeurs. L’annonce, elle, a été tenue : la fermeture a eu lieu à la date prévue et les transferts se font progressivement, sous le contrôle des autorités, vers des parcs choisis un par un. Mais à la date du 5 septembre 2026, aucun nom d’établissement d’accueil n’a filtré, pour aucune espèce.
Ce que le parc annonce pour ses 450 pensionnaires
Sur la page consacrée à l’avenir des animaux, le parc zoologique de Fréjus l’écrit noir sur blanc : à compter du 31 août 2026, ses quelque 450 pensionnaires rejoindront progressivement des établissements zoologiques « soigneusement sélectionnés, en France et en Europe ». Trois critères guideront chaque départ : les besoins propres à chaque espèce, la situation individuelle de chaque animal et les capacités d’accueil des structures candidates. Aucun nom de parc, aucune date de convoi : le cadre est posé, pas la carte.
Le parc ajoute que ces transferts seront organisés « en lien avec les autorités compétentes et dans le respect des recommandations et des programmes zoologiques concernés ». Le site spécialisé Anigaido, qui documentait la fermeture dès le 24 juillet 2026, précise que les animaux seront « accompagnés et suivis par leurs soigneurs jusqu’au bout ». Un déménagement d’animal de parc n’a d’ailleurs rien d’une formalité : AAP racontait récemment la brève cavale d’un vautour fauve échappé du zoo de La Flèche, preuve que la moindre manipulation se prépare longuement.
Espèce par espèce, ce qui est nommé et ce qui ne l’est pas
Lions, singes, girafes et oiseaux : voilà les animaux que cite la presse locale, dont Fréquence Sud le 18 août 2026, pour décrire un cheptel de plus de 110 espèces. Aucun d’entre eux n’a, publiquement, de destination nommée. Ni le parc ni la mairie n’ont diffusé de liste croisant chaque espèce et son futur point de chute, et quiconque affirme que les lions partent ici ou que les girafes iront là extrapole au-delà des sources. Vérification faite le 5 septembre 2026, la page du parc consacrée à l’avenir des animaux, réécrite depuis la fermeture, s’en tient toujours à des établissements « soigneusement sélectionnés, en France et en Europe », sans en nommer un seul. Sur ce point, la seule réponse exacte à la question du titre est : on ne le sait pas encore, et c’est officiel.
Deux garde-fous encadrent pourtant ces départs. Le premier est contractuel : selon Var Actu, la Ville assure avoir intégré aux actes de vente des clauses destinées à garantir la traçabilité du devenir de chaque animal, avec l’objectif affiché que chaque pensionnaire rejoigne une structure offrant des conditions d’accueil adaptées. Le second est associatif : Code Animal, qui avait déposé plainte contre l’établissement après une enquête menée en 2019, dit suivre le dossier et plaide pour des structures d’accueil situées dans la région « lorsque cela est envisageable ».
Le scénario du sanctuaire, souvent réclamé par les défenseurs des animaux, restera vraisemblablement minoritaire : « les places disponibles dans les sanctuaires européens sont limitées », reconnaît la même association, qui juge probable un transfert vers d’autres parcs zoologiques. La plupart des 450 pensionnaires de Fréjus resteront donc des animaux de zoo, ailleurs.

Où en est le dossier au 5 septembre 2026
Six jours après la fermeture, le point d’étape tient en trois faits vérifiables. Le parc a bien fermé au public le 30 août à 20 heures, et sa page consacrée à l’avenir des animaux en parle désormais au passé. Les départs ont commencé le lendemain, comme annoncé, et le parc a depuis réécrit sa page pour dater ces transferts « depuis ce 31 août 2026 ». Et aucune liste d’accueil n’a été publiée, ni par le parc, ni par la Ville, ni par les associations qui suivent le dossier.
Ce silence n’a rien d’irrégulier. La destination de chaque animal doit figurer dans le registre d’entrée et de sortie que tout détenteur d’espèces non domestiques est tenu de remplir, mais aucun texte n’impose de rendre ce registre public. AAP a détaillé cette chaîne, du certificat de capacité délivré par le préfet au certificat CITES exigé pour les espèces les plus protégées, dans un article consacré à qui autorise le départ d’un animal et qui vérifie.
Reste le délai, et un précédent français en donne l’échelle. Le Marineland d’Antibes a fermé le 5 janvier 2025 ; le premier convoi de cétacés, huit dauphins partis vers un parc espagnol près de Malaga, n’a quitté le site que le 22 juillet 2026, dix-huit mois plus tard, les deux orques restant sans destination arrêtée. Les deux dossiers ne sont pas comparables, mais aucun délai réglementaire n’encadre le replacement lui-même. Les noms finissent en général par sortir côté arrivée, comme pour les trente fauves de l’ex-zoo argentin de Luján, annoncés par les structures qui les recevaient.
Quant aux animaux encore sur place, le parc ne publie aucun chiffre. Il écrit en revanche que « TOUS nos soigneurs sont présents à temps plein, surveillants jour et nuit nos pensionnaires, jusqu’au départ du dernier animal présent sur le parc », dit avoir recruté « huit collaborateurs supplémentaires » et travaillé avec une vétérinaire spécialisée en faune sauvage depuis la reprise du site. Selon Var Actu, chaque établissement d’accueil doit recevoir de quoi connaître « l’état de santé, l’alimentation, le comportement, les habitudes et les éventuels besoins particuliers » de l’animal qu’il récupère.
Pourquoi le rideau tombe après 55 ans
Le parc, fondé en 1971 par Hubert Masquefa, n’a pas choisi son calendrier. Son terrain a été vendu en 2024, avec deux ans de jouissance laissés à l’exploitant, et l’équipe n’a pas trouvé de nouveau site à Fréjus dans les délais pour y reconstruire le parc repensé qu’elle projetait. La Ville de Fréjus et l’agglomération Estérel Côte d’Azur se sont portées acquéreuses des terrains, où Code Animal décrit un futur quartier mêlant logements, équipements publics et espaces verts.
Les mots choisis de part et d’autre disent le malaise. La municipalité assume, estimant que « le rapport de la société à la captivité des animaux sauvages a évolué ». Le parc, lui, parle d’une fermeture « subie mais mûrement réfléchie ». Ce déplacement du regard dépasse largement le Var : en Indonésie, des zoos ont mis fin aux balades à dos d’éléphant, signe que la relation aux animaux captifs se rediscute un peu partout.
Jusqu’au bout, le parc a joué les prolongations : ouvert tous les jours de 9 heures à 20 heures, des horaires élargis pensés pour les fortes chaleurs de l’été. Le dernier dimanche, beaucoup de visiteurs venaient moins observer des animaux que refermer un chapitre : 55 ans de sorties scolaires, de dimanches en famille et de photos jaunies devant les girafes. France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur est allée filmer ces adieux.
Reste à vérifier que les promesses tiennent. Les clauses de traçabilité inscrites aux actes de vente donnent, en principe, un moyen de suivre chaque animal jusqu’à son nouvel enclos, et Code Animal dit vouloir suivre « le devenir de chacun des animaux du zoo de Fréjus ». « Tant que nous n’anticiperons pas la reconversion des zoos, chaque fermeture restera une urgence pour les animaux », prévient l’association. L’exploitant, lui, écrit que le 30 août « a marqué la fin du Parc Zoologique de Fréjus sur son site historique, mais peut-être pas la fin de son histoire ». La liste des destinations, quand elle sera publiée, dira si celle de Fréjus a échappé à l’urgence. Cet article est actualisé à chaque nom rendu public.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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