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On croyait le zoo de Fréjus éternel. Le dimanche 30 août 2026 à 20 heures, le parc varois fermera pourtant définitivement ses portes après 55 ans, son terrain ayant été vendu, et ses quelque 450 animaux rejoindront progressivement d’autres établissements zoologiques en France et en Europe. La date est arrêtée, le calendrier des départs aussi. Ce qui manque encore, c’est la réponse à la question que se posent toutes les familles venues défiler une dernière fois devant les enclos : où vont-ils partir, exactement ?
La réponse honnête tient en deux temps. Ce qui est acquis : les transferts commenceront dès le lundi 31 août 2026, sous le contrôle des autorités, vers des parcs choisis un par un. Ce qui ne l’est pas : à la date du 19 août 2026, aucune destination n’a été rendue publique, pour aucune espèce. Cette absence est une information, et elle mérite d’être dite telle quelle plutôt que comblée par des rumeurs.
Ce que le parc annonce pour ses 450 pensionnaires
Sur la page consacrée à l’avenir des animaux, le parc zoologique de Fréjus l’écrit noir sur blanc : à compter du 31 août 2026, ses quelque 450 pensionnaires rejoindront progressivement des établissements zoologiques « soigneusement sélectionnés, en France et en Europe ». Trois critères guideront chaque départ : les besoins propres à chaque espèce, la situation individuelle de chaque animal et les capacités d’accueil des structures candidates. Aucun nom de parc, aucune date de convoi : le cadre est posé, pas la carte.
Le parc ajoute que ces transferts seront organisés « en lien avec les autorités compétentes et dans le respect des recommandations et des programmes zoologiques concernés ». Le site spécialisé Anigaido, qui documentait la fermeture dès le 24 juillet 2026, précise que les animaux seront « accompagnés et suivis par leurs soigneurs jusqu’au bout ». Un déménagement d’animal de parc n’a d’ailleurs rien d’une formalité : AAP racontait récemment la brève cavale d’un vautour fauve échappé du zoo de La Flèche, preuve que la moindre manipulation se prépare longuement.
Espèce par espèce, ce que l’on sait vraiment
Lions, singes, girafes et oiseaux : voilà les animaux que cite la presse locale, dont Fréquence Sud le 18 août 2026, pour décrire un cheptel de plus de 110 espèces. Aucun d’entre eux n’a, publiquement, de destination nommée. Ni le parc ni la mairie n’ont diffusé de liste croisant chaque espèce et son futur point de chute, et quiconque affirme aujourd’hui que les lions partent ici ou que les girafes iront là extrapole au-delà des sources. Sur ce point, la seule réponse exacte à la question du titre est : on ne le sait pas encore, et c’est officiel.
Deux garde-fous encadrent pourtant ces départs. Le premier est contractuel : selon Var Actu, la Ville assure avoir intégré aux actes de vente des clauses destinées à garantir la traçabilité du devenir de chaque animal, avec l’objectif affiché que chaque pensionnaire rejoigne une structure offrant des conditions d’accueil adaptées. Le second est associatif : Code Animal, qui avait déposé plainte contre l’établissement après une enquête menée en 2019, dit suivre le dossier et plaide pour des structures d’accueil situées dans la région « lorsque cela est envisageable ».
Le scénario du sanctuaire, souvent réclamé par les défenseurs des animaux, restera vraisemblablement minoritaire : « les places disponibles dans les sanctuaires européens sont limitées », reconnaît la même association, qui juge probable un transfert vers d’autres parcs zoologiques. La plupart des 450 pensionnaires de Fréjus resteront donc des animaux de zoo, ailleurs.

Pourquoi le rideau tombe après 55 ans
Le parc, fondé en 1971 par Hubert Masquefa, n’a pas choisi son calendrier. Son terrain a été vendu en 2024, avec deux ans de jouissance laissés à l’exploitant, et l’équipe n’a pas trouvé de nouveau site à Fréjus dans les délais pour y reconstruire le parc repensé qu’elle projetait. La Ville de Fréjus et l’agglomération Estérel Côte d’Azur se sont portées acquéreuses des terrains, où Code Animal décrit un futur quartier mêlant logements, équipements publics et espaces verts.
Les mots choisis de part et d’autre disent le malaise. La municipalité assume, estimant que « le rapport de la société à la captivité des animaux sauvages a évolué ». Le parc, lui, parle d’une fermeture « subie mais mûrement réfléchie ». Ce déplacement du regard dépasse largement le Var : en Indonésie, des zoos ont mis fin aux balades à dos d’éléphant, signe que la relation aux animaux captifs se rediscute un peu partout.
D’ici au 30 août 2026, le parc joue les prolongations : il est ouvert tous les jours de 9 heures à 20 heures, des horaires élargis pensés pour les fortes chaleurs de l’été. Beaucoup de visiteurs viennent moins observer des animaux que refermer un chapitre : 55 ans de sorties scolaires, de dimanches en famille et de photos jaunies devant les girafes.
Restera ensuite à vérifier que les promesses tiennent. Les clauses de traçabilité inscrites aux actes de vente donnent, en principe, un moyen de suivre chaque animal jusqu’à son nouvel enclos. « Tant que nous n’anticiperons pas la reconversion des zoos, chaque fermeture restera une urgence pour les animaux », prévient Code Animal. La liste des destinations, quand elle sera publiée, dira si celle de Fréjus a échappé à l’urgence.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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