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Flash
Une mouche virtuelle se promène désormais entre les icônes des Mac, et son cerveau sort d’un vrai laboratoire. Le développeur indépendant Denis Sergeevitch a publié desktop-fly, un logiciel open source devenu viral le 18 août sur Hacker News : sa drosophile 3D est pilotée en direct par une simulation à décharges du connectome FlyWire, la carte réelle du câblage neuronal de la mouche du vinaigre.
Concrètement, le dépôt GitHub décrit un petit laboratoire de poche. Une fenêtre affiche le cerveau de l’animal ; cliquer une région stimule la soixantaine de neurones les plus proches pendant 400 millisecondes, à la manière de l’optogénétique. Stimuler le Giant Fiber, le nerf de la fuite, fait détaler la mouche ; les neurones DNg11 lancent le toilettage ; DNa01 et DNa02 activés d’un seul côté la font virer. Approcher le curseur excite même ses détecteurs visuels de menace, et la fuite part en 4 millisecondes environ, une latence conforme à l’animal. Il faut un Mac sous macOS 13 au minimum.
À retenir
- Desktop-fly anime une mouche 3D sur le bureau macOS à partir du connectome FlyWire, cartographié sur une vraie drosophile adulte.
- Le logiciel simule en continu 668 neurones et environ 19 000 connexions synaptiques réelles, à 1 000 pas de calcul par seconde.
- Le connectome complet compte 139 255 neurones et plus de 50 millions de synapses, publiés dans Nature en octobre 2024.
- Selon nos calculs, la mouche du bureau ne fait tourner que 0,5 % du cerveau cartographié de son espèce : 668 neurones simulés sur les 139 255 vérifiés.
La science derrière le jouet est bien réelle. Le connectome FlyWire, assemblé par des centaines de scientifiques autour des laboratoires Murthy et Seung de l’université de Princeton, cartographie 139 255 neurones et plus de 50 millions de synapses d’une drosophile adulte. Les résultats ont paru dans une collection de la revue Nature en octobre 2024, et nous racontions ce connectome complet dès le 13 juin. La nouveauté du 18 août tient en une phrase : cette carte est devenue assez publique pour qu’un curieux la télécharge et clique dessus.
Un tamagotchi scientifique, avec ses limites
Il faut aussi dire ce que desktop-fly n’est pas. Le corps de la mouche reste une animation procédurale classique : FlyWire décrit le câblage, pas les muscles. Seule une sélection de 668 neurones tourne en continu, soit 0,5 % du connectome (668 divisés par 139 255), choisie pour la vision des menaces, la fuite, le toilettage et le virage. Et le modèle ajoute ses propres hypothèses au graphe réel, des constantes électriques aux signes des neurotransmetteurs. Personne n’a donc mis une mouche dans un Mac. Ce qui existe, c’est un cerveau entièrement cartographié que chacun peut manipuler depuis son bureau, comme un tamagotchi de laboratoire. Reste la vraie question des années qui viennent : après la lecture complète de ce câblage, que saura-t-on faire tourner, et jusqu’à quel animal ?
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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