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Questions-réponses
Que faire quand l’orage vous rattrape à 2 700 mètres, à une heure de tout abri ?
La question n’a rien de théorique. Lundi 3 août, deux randonneurs de 14 et 21 ans ont été frappés par la foudre vers 2 700 mètres sur le GR10, entre les refuges des Oulettes de Gaube et de Bayssellance, près de Cauterets. Ils marchaient dans un groupe de quinze personnes, sans accompagnateur. Héliportés par les CRS Pyrénées, les deux blessés étaient en urgence absolue, pronostic vital engagé. Voici, source par source, ce que disent réellement les secours en montagne et Météo-France, et que les dépêches sur l’accident n’assemblent jamais.
Nous avons compilé le protocole officiel dispersé entre Météo-France et le Club Alpin Suisse : descendre des points hauts, s’accroupir pieds joints, appliquer la règle du 30-30 et démarrer la réanimation sans attendre.
Que faire d’abord ? Ce qu’il ne faut PAS faire La position de sécurité Distance et timing Après l’impact Anticiper avant de partir
Que faire dès que l’orage approche ?
Descendre vite, et fuir tout ce qui dépasse du paysage. Météo-France est net : il faut éviter les arêtes et les sommets, et si l’on est surpris sur un point haut, « descendre le plus bas et le plus rapidement possible ». On vise un creux de terrain, un replat, une cuvette : le contraire d’une crête. On ne cherche pas l’abri le plus proche mais l’endroit le moins exposé, quitte à renoncer au sommet. En groupe, on se disperse au lieu de rester agglutinés, un réflexe sur lequel on revient plus bas.
Ce qu’il ne faut surtout PAS faire ?
Ne jamais s’abriter sous un arbre isolé ni sous un surplomb rocheux. On croit qu’un grand arbre protège de la pluie, sauf qu’il agit comme un paratonnerre et projette le courant sur qui se tient dessous : les consignes officielles le répètent, on ne s’abrite pas sous un arbre. Météo-France ajoute de ne pas s’allonger ni s’appuyer contre une paroi, de s’éloigner des objets métalliques (piolets, crampons, bâtons télescopiques) et de ne pas toucher l’eau qui ruisselle, excellent conducteur. Le réflexe de la grotte ou de la corniche est l’un des plus dangereux.

Quelle est la position de sécurité ?
S’accroupir, pieds joints, jambes repliées contre soi, en réduisant au maximum le contact avec le sol. L’idée : présenter la plus petite surface possible et couper les points d’entrée du courant. On s’isole du sol avec ce qu’on a de sec, un sac à dos, une corde, un tapis de sol. Surtout, on ne se couche pas : allongé, le corps offre une plus grande prise aux courants qui circulent dans le sol après un impact. Le métal (bâtons, piolet) part au fond du sac, posé à quelques mètres de soi.
À quelle distance, et pendant combien de temps ?
Le repère tient en deux chiffres. Le Club Alpin Suisse rappelle la règle du 30-30 : il y a danger dès qu’on peut compter jusqu’à 30 entre l’éclair et le tonnerre, soit environ dix kilomètres, et l’on ne quitte sa position de sécurité que 30 minutes après le dernier éclair. Entre marcheurs, on garde plusieurs mètres d’écart pour limiter les courants de sol et les arcs électriques d’un corps à l’autre : c’est exactement ce qui manque à un groupe serré comme celui de Cauterets. Près d’une paroi, on se tient à un ou deux mètres du pied de la roche.
Que faire après l’impact ?
Agir vite, sans se mettre soi-même en danger. Une personne foudroyée ne reste pas « chargée » : on peut la toucher immédiatement. Le Club Alpin Suisse place la réanimation cardio-respiratoire en priorité absolue, à démarrer sans attendre si la victime ne respire plus, une fois sortie de la zone exposée. Des pupilles dilatées ne signent pas forcément un traumatisme irréversible : on réanime quand même. Tout foudroyé, même conscient, doit être conduit à l’hôpital. Et l’on pense à alerter les secours le plus tôt possible.
Comment anticiper avant de partir ?
La meilleure position de sécurité, c’est de ne pas y être. En août, la chaleur accumulée nourrit des orages d’après-midi qui se lèvent souvent en moins d’une heure. On consulte la vigilance de Météo-France la veille et le matin, on part tôt, on vise le sommet avant midi et l’on redescend avant que les cumulus ne bourgeonnent. Un ciel qui noircit et un vent qui tourne valent tous les signaux : on renonce sans discuter, un sommet se remet à un autre jour.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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