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Questions-réponses
Qui a le droit de vous injecter du botox ou de l’acide hyaluronique ? Une seule catégorie de professionnels : les médecins. Le reste est illégal, et parfois mortel. Après la mort d’une femme de 25 ans dans un salon d’esthétique clandestin à Nice le 27 juillet, voici les réponses nettes et vérifiables à se donner avant de s’allonger.
Qui a le droit d’injecter ? Une esthéticienne, jamais ? Comment vérifier le praticien ? Quels signaux doivent alerter ? Que risque un injecteur illégal ? Une complication, on fait quoi ?
Qui a le droit de vous injecter ?
Un médecin, et lui seul. L’agence du médicament est catégorique : pour l’acide hyaluronique à visée esthétique, seuls les médecins sont autorisés à réaliser ces injections. La même règle vaut pour la toxine botulique (le botox), un médicament délivré sur ordonnance. Peu importe la spécialité d’origine : dermatologue, chirurgien, médecin esthétique ou généraliste formé, c’est le titre de docteur en médecine qui fait foi. Seule exception ciblée : un chirurgien-dentiste peut employer ces produits pour certaines indications, au niveau des lèvres et du sillon nasogénien.
Une esthéticienne peut-elle le faire ?
Non, jamais. Une esthéticienne, une infirmière agissant seule ou un « injecteur » formé sur les réseaux : aucun n’a le droit de piquer un produit de comblement ou du botox. C’est précisément la dérive que dénoncent 5 000 médecins dans une tribune parue le 1er août. Selon eux, 40 % des personnes qui demandent des injections esthétiques se tournent désormais vers des non-professionnels de santé, souvent recrutés via Instagram ou TikTok à prix cassés. Deux femmes en sont mortes en quatre mois, à Villeurbanne puis à Nice.

Comment vérifier que votre praticien est bien médecin ?
Faites deux gestes simples avant le rendez-vous. Demandez le numéro RPPS (le matricule qui identifie chaque professionnel de santé) et croisez-le avec l’annuaire de l’Ordre des médecins, qui recense les praticiens régulièrement inscrits. Un médecin doit posséder un diplôme de docteur en médecine et une inscription au Conseil de l’Ordre. Exigez aussi la traçabilité : l’ANSM rappelle que le numéro de lot du produit doit être conservé, tout comme votre consentement éclairé. C’est le même réflexe que face aux faux garages : un vrai professionnel se vérifie sur un registre officiel, pas sur une story.
Quels signaux doivent vous faire fuir ?
Repérez les drapeaux rouges. Un prix très inférieur au marché, un rendez-vous à domicile ou dans l’arrière-salle d’un institut, des produits sortis sans boîte ni numéro de lot ou achetés sur les réseaux, l’absence de diplôme affiché et de consentement écrit : chacun de ces points suffit à renoncer. Les injections mal réalisées exposent à des infections, à des nécroses des tissus, voire à une perte de vision si le produit atteint un vaisseau, avertit l’ANSM. Le doute doit toujours jouer contre le rendez-vous.
Que risque celui qui vous injecte illégalement ?
Beaucoup. Injecter sans être médecin relève de l’exercice illégal de la médecine, réprimé par le code de la santé publique (articles L4161-1 et L4161-5). La peine peut atteindre deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l’a rappelé après le drame niçois : « la pratique illégale de la médecine est une infraction pénale ». Dans cette affaire, la gérante du salon et une employée ont été placées en détention provisoire.
Une complication survient : que faites-vous ?
Vous agissez vite. Douleur intense, blanchiment de la peau, trouble visuel ou fièvre après une injection : appelez le 15 (Samu) sans attendre et rendez-vous aux urgences, car une nécrose ou une atteinte vasculaire se traite dans les premières heures. Gardez le nom du produit et son numéro de lot si vous les avez, et signalez le praticien : votre déclaration peut éviter le prochain drame. La règle à retenir tient en une ligne : un doute sur le titre du médecin, et vous ne vous allongez pas.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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