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Le 17 juillet 2026, le zoo britannique de Whipsnade a annoncé une naissance peu commune : sept bébés guépards, venus au monde dans une seule portée, comme l’a raconté la chaîne régionale ICI. Rapportés aux huit guépardeaux du Nord seulement recensés dans les parcs partenaires entre janvier et la fin mai, d’après le suivi des zoos spécialisés, ces sept petits pèsent lourd : à eux seuls, ils valent presque un semestre de naissances pour la sous-espèce. Et derrière la nichée, un fil discret relie la Normandie à l’Angleterre.
Sept petits, deux mères nées en Normandie
Les deux femelles qui viennent de mettre bas sont nées en France. Elles ont vu le jour au parc animalier Cerza, dans le Calvados, en mars 2021, avant de rejoindre Whipsnade le 3 novembre 2025 dans le cadre d’un programme d’élevage européen.
Cerza figure parmi les rares parcs du continent à reproduire ces guépards, et garde un oeil sur ses pensionnaires même après leur départ. Voir deux de ses guépardes devenir mères de l’autre côté de la Manche, quelques mois seulement après le transfert, a été salué comme une réussite du réseau plus que comme un simple coup de chance.

La scène, il faut l’imaginer sans la romancer : sept boules de poils tremblantes, une mère qui veille, des soigneurs qui retiennent leur souffle. Les premières semaines restent le passage le plus fragile chez les guépardeaux.
Un guépard qui n’est pas tout à fait comme les autres
Ces bébés n’appartiennent pas au guépard des savanes que l’on voit à la télévision. Ce sont des guépards du Nord (Acinonyx jubatus soemmeringii), aussi appelés guépards du Soudan, une sous-espèce d’Afrique du Nord-Est classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN.
À l’état sauvage, il n’en resterait qu’environ 500. En captivité, la population européenne se compte presque sur les doigts : une cinquantaine d’individus répartis dans une quinzaine de zoos, dont cinq établissements en France seulement. Chaque naissance viable devient donc un petit événement pour l’ensemble du réseau.
À quoi sert vraiment un programme d’élevage européen
Un programme d’élevage européen, ou EEP, organise les naissances à l’échelle du continent pour maintenir une population de secours en bonne santé génétique. Un coordinateur, ici le parc irlandais de Fota, décide quels animaux réunir afin d’éviter la consanguinité et de préserver la diversité du groupe.
La reproduction du guépard ne s’improvise pas. Mâles et femelles ne cohabitent pas en permanence : on les rapproche par étapes, d’abord par l’odeur, puis à vue, avant une rencontre directe. Trois mois de gestation plus tard, une portée arrive, ou pas. C’est ce travail patient qui fait circuler des animaux entre la Normandie, l’Angleterre et l’Écosse.

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Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
| Repère | Chiffre |
|---|---|
| Zoos partenaires (janv.-mai) | 8 |
| Cette portée (17 juillet) | 7 |
Rapportée au rythme habituel, la portée de Whipsnade impressionne : selon nos calculs, sept petits d’un coup équivalent à presque tout un semestre de naissances pour la sous-espèce. Entre janvier et la fin mai, huit guépardeaux du Nord seulement étaient nés dans l’ensemble des parcs partenaires, en France, au Royaume-Uni et aux Émirats. Sept d’un coup, c’est presque autant que tout ce premier semestre réuni.
Ce qu’une portée change, et ce qu’elle ne dit pas
Pour une sous-espèce aussi rare, sept petits renforcent nettement la population de secours gérée par les zoos et la variété génétique dont dépend son avenir. Une portée de guépard dépasse d’ailleurs rarement une poignée de petits : sept, c’est nettement au-dessus de l’ordinaire, ce qui explique la fierté affichée par les équipes britanniques et normandes. Encore faut-il que tous passent le cap des premières semaines, toujours incertain chez les guépardeaux.
Une naissance en parc ne remet pas non plus un animal dans la nature du jour au lendemain. Le vrai enjeu du guépard du Nord se joue en Afrique du Nord-Est, entre habitat qui recule, proies qui se raréfient et conflits avec les activités humaines. Le réseau des zoos garde une réserve vivante ; il ne remplace pas la protection sur le terrain.

Reste l’image, difficile à bouder : sept petits guépards tachetés dans un enclos anglais, dont les mères couraient il y a peu dans un parc normand. Une bonne nouvelle, à condition de se rappeler ce qu’elle protège.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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