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Publié le 13 juin 2026 · Mis à jour le 19 juillet 2026 à 12h51
Le 18 juin, à la neuvième journée du Mondial 2026, une femme a dirigé un match de la Coupe du monde masculine pour la deuxième fois seulement de l’histoire. L’Américaine Tori Penso a sifflé République tchèque – Afrique du Sud (1-1), avec trois cartons jaunes et un penalty accordé aux Bafana Bafana en fin de partie. Elle fait partie des six femmes retenues par la FIFA parmi 170 officiels, le plus grand contingent jamais réuni, et c’est ce total resté identique à celui de 2022 qui raconte le mieux la bascule en cours.
En bref
- La FIFA a retenu six femmes parmi les officiels du Mondial 2026, dont deux arbitres centrales.
- Le 18 juin, Tori Penso est devenue la deuxième femme à arbitrer un match de Coupe du monde masculine, sur République tchèque – Afrique du Sud.
- Le contingent total est le plus fourni de l’histoire : 170 officiels, soit 41 de plus qu’au Qatar en 2022.
- Stéphanie Frappart, première femme au sifflet d’un Mondial masculin en 2022, n’a pas été retenue cette fois.
- La finale du 19 juillet, Espagne : Argentine, est confiée au Slovène Slavko Vinčić ; aucune femme n’a encore dirigé une finale de Coupe du monde masculine.
Tori Penso au sifflet, la désignation devenue réalité
La liste laissait la porte ouverte, le terrain l’a confirmée. Le 18 juin, pour le 25e match du tournoi, Tori Penso est devenue la deuxième femme à arbitrer une rencontre de Coupe du monde chez les hommes, quatre ans après Stéphanie Frappart. À 39 ans, l’Américaine n’était pas une inconnue : elle avait déjà officié sur un Argentine – Venezuela en octobre 2025 et sur deux matchs de la Coupe du monde des clubs, comme le rappelle le récit de sa désignation. Elle a dirigé les débats avec autorité, trois cartons jaunes sortis et un penalty sifflé en fin de match.
Elle n’est pas la seule concernée. Katia García, du Mexique, figure aussi parmi les arbitres centrales retenues, aux côtés de trois assistantes et d’une arbitre vidéo. Six femmes, toutes issues de la région qui accueille le tournoi. Le mot juste, ici, n’est pas première fois : on l’a déjà entendu en 2022. Ce qui se joue en 2026 est plus discret et peut-être plus solide, la normalisation. Quand un fait historique se répète, il cesse d’être un événement pour devenir une habitude.

Le même chiffre qu’en 2022, mais pas la même histoire
Voilà le détail qui surprend quand on aligne les deux éditions. Au Qatar, six femmes officiaient déjà, dont trois au centre. Quatre ans plus tard, le total est identique, six, mais la répartition a bougé : deux centrales au lieu de trois. À première vue, on pourrait y voir un recul. C’est l’inverse qu’il faut lire.
En 2022, faire arbitrer une femme au centre d’un Mondial masculin relevait de la décision symbolique, soigneusement mise en scène. En 2026, la sélection se fait sur les mêmes critères que pour les hommes, performance et régularité évaluées sur plusieurs saisons, et la barre est devenue si haute que deux femmes seulement la franchissent cette année. Le chiffre stagne parce que le sujet s’est banalisé, pas parce qu’il recule. C’est le paradoxe des mouvements qui réussissent : ils deviennent invisibles.
| Édition | Centrales | Assistantes | Vidéo | Total femmes |
|---|---|---|---|---|
| Qatar 2022 | 3 | 3 | 0 | 6 |
| 2026 (USA, Mexique, Canada) | 2 | 3 | 1 | 6 |
Cette stabilité se lit dans un ensemble qui, lui, a explosé. La FIFA a retenu 170 officiels au total, 52 arbitres centraux, 88 assistants et 30 arbitres vidéo, soit le plus grand contingent de son histoire et 41 de plus qu’au Qatar, comme l’indique le communiqué officiel de la FIFA. Le tournoi est passé de 32 à 48 équipes, il fallait plus d’arbitres partout. Dans cette marée, la part féminine ne progresse pas en nombre, elle se maintient, ce qui est déjà une forme de victoire tranquille.

Le pont français : l’absence qui raconte le succès
Pour le public français, le vrai pincement est ailleurs. Stéphanie Frappart, devenue en 2022 la première femme à arbitrer un match de phase de groupes d’un Mondial masculin (Allemagne, Costa Rica), n’a pas été retenue pour 2026. Côté tricolore, la FIFA a sélectionné François Letexier, désigné meilleur arbitre du monde 2024 par l’IFFHS, et Clément Turpin, qui dispute là son troisième Mondial. Deux hommes, et la pionnière sur le banc.
C’est ici que le mouvement qu’elle a ouvert se retourne presque contre elle, et c’est plutôt bon signe. Frappart a montré la voie, d’autres l’ont empruntée, et la sélection est désormais assez compétitive pour qu’une figure historique puisse en sortir une année donnée sans que cela soit lu comme un renoncement. Sur le terrain, la discipline n’a jamais autant compté : les trois cartons jaunes distribués par Penso le 18 juin rappellent que les cartons peuvent départager deux équipes à égalité en fin de poule. Le sport féminin avance de la même manière partout, par paliers qui finissent par tenir : c’est ce qu’on observait déjà quand le sport féminin a franchi le seuil des trois milliards de dollars de revenus et a cessé d’être un pari pour devenir un marché.
Reste une question ouverte pour 2030. Quand une femme arbitrera un huitième, un quart, voire mieux, sans qu’aucun communiqué ne le souligne, on saura que la bascule est complète. Pour l’instant, six femmes sur 170, deux au centre, et une première désignation déjà honorée le 18 juin sans demander la permission.
La finale, elle, se joue encore sans femme au sifflet
Le tournoi se referme ce dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, et il donne au chiffre du titre son point final. Pour la finale entre l’Espagne et l’Argentine, la FIFA a désigné Slavko Vinčić, 46 ans : vingt-troisième arbitre d’une finale de Coupe du monde, premier Slovène à cet honneur, après cinq matchs dirigés dans ce Mondial, dont un seizième de finale. Le décompte qui nous intéresse est ailleurs : sur vingt-trois finales masculines arbitrées depuis 1930, aucune ne l’a été par une femme.
Ce n’est pas effacer le pas franchi en 2026 : six femmes retenues, un match dirigé par Tori Penso, une normalisation qui avance palier par palier. C’est le mesurer. Comme Suzanne Huurman, seule femme médecin-cheffe de ce Mondial, les pionnières de 2026 occupent encore des cases uniques. Le dernier palier du sifflet, celui d’une finale, reste à prendre : rendez-vous en 2030.
Questions courantes
Qui arbitre la finale de la Coupe du monde 2026 ?
Le Slovène Slavko Vinčić, désigné par la FIFA, dirige la finale Espagne : Argentine du 19 juillet au MetLife Stadium. Il est le vingt-troisième arbitre d’une finale de Coupe du monde ; aucune femme n’a encore tenu ce rôle.
Qui a arbitré un match du Mondial 2026 côté femmes ?
L’Américaine Tori Penso a dirigé République tchèque – Afrique du Sud le 18 juin, devenant la deuxième femme à arbitrer un match de Coupe du monde masculine après Stéphanie Frappart en 2022.
Combien de femmes arbitrent au Mondial 2026 ?
Six femmes figurent parmi les officiels retenus par la FIFA : deux arbitres centrales, trois assistantes et une arbitre vidéo.
Qui sont les deux arbitres centrales ?
Tori Penso (États-Unis) et Katia García (Mexique). Elles deviennent les premières de leur pays respectif à arbitrer au centre un match de Coupe du monde masculine.
Pourquoi Stéphanie Frappart n’est-elle pas sélectionnée ?
La FIFA n’a pas retenu Frappart pour 2026. La sélection se fait sur la performance évaluée sur plusieurs saisons ; cette année, deux autres femmes ont été désignées au centre. Les deux arbitres français retenus sont François Letexier et Clément Turpin.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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