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Sommaire
- En bref
- Départ volontaire chez Microsoft : combien d’indemnité ?
- Qui peut partir de Microsoft avec cette offre ?
- Départ volontaire : combien d’indemnité en France comparé à Microsoft ?
- Comment fonctionne un départ volontaire en France ?
- Pourquoi Microsoft préfère-t-il les départs volontaires aux licenciements ?
- Questions courantes
Décryptage
Une semaine de salaire de base par semestre d’ancienneté : c’est l’indemnité que Microsoft offre depuis le 26 octobre 2026 à la plupart des salariés invités à partir volontairement. Les niveaux plus élevés touchent deux semaines par semestre, avec un plafond de 39 semaines, selon la presse américaine.
Microsoft propose un départ volontaire à environ 60 000 salariés, plus d’un quart de ses 223 000 employés, avec une décision attendue début décembre 2026. L’offre vise les États-Unis, le Canada, l’Inde et le Royaume-Uni : les salariés de Microsoft France n’y ont pas accès. En France, un tel départ passerait par une rupture conventionnelle collective, dont le plancher légal est près de deux fois plus bas pour dix ans de maison.
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En bref
- Combien : 1 semaine de salaire par semestre d’ancienneté jusqu’au niveau 64, 2 semaines du niveau 65 au niveau 67, plafond de 39 semaines ; 12 mois de salaire à partir du niveau 68.
- Qui : environ 60 000 salariés jusqu’au niveau de vice-président, dans les équipes participantes de quatre pays.
- Quand : réponse attendue début décembre, départ au 31 décembre 2026.
- En France : pas d’offre ; un départ volontaire collectif y exige un accord majoritaire validé par l’administration et une indemnité au moins égale à l’indemnité légale de licenciement.
Départ volontaire chez Microsoft : combien d’indemnité ?
Le montant dépend de deux choses : le niveau interne et l’ancienneté. Jusqu’au niveau 64, qui regroupe la plupart des postes, le salarié reçoit une semaine de salaire de base pour chaque semestre passé dans l’entreprise. Du niveau 65 au niveau 67, c’est deux semaines par semestre, selon SiliconANGLE. Dans les deux cas, l’indemnité plafonne à 39 semaines, soit neuf mois de salaire, précise Outlook India.
À partir du niveau 68, l’offre passe à douze mois de salaire. S’y ajoutent six à douze mois d’actions qui continuent d’être acquises selon l’ancienneté, une couverture santé prolongée et un accompagnement vers un nouvel emploi. Ces conditions sont proches de l’indemnité de licenciement standard de Microsoft, rapporte TechCrunch.
Un ingénieur de niveau 63 qui a dix ans de maison partirait ainsi avec vingt semaines de salaire, un peu plus de quatre mois et demi. Au niveau 66, la même ancienneté touche déjà le plafond.
Le groupe n’en est pas à son premier guichet. En avril 2026, il avait proposé une retraite anticipée à environ 8 750 salariés américains. Plus de 30 % l’ont acceptée, selon TechCrunch.
Qui peut partir de Microsoft avec cette offre ?
Le programme est annoncé dans un mémo d’Amy Coleman, directrice des ressources humaines du groupe, publié le 26 octobre 2026 sur le blog officiel de Microsoft. Il s’adresse aux salariés de niveau 70 et en dessous, au Canada, en Inde, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Le niveau 70 correspond aux vice-présidents, selon TechCrunch : presque toute l’entreprise est éligible, hors très haute direction.
Encore faut-il être dans la bonne équipe. « Certaines organisations proposent l’offre de départ volontaire, d’autres non », précise le mémo. Xbox, Windows et appareils, Copilot, la finance et les ressources humaines en font partie, d’après NBC News. Le marketing, l’activité commerciale et la sécurité en sont exclus.
Les salariés éligibles ont reçu le détail de leur offre par courriel dans les heures qui ont suivi l’annonce, selon NBC News. Ils ont jusqu’à début décembre pour répondre. Ceux qui acceptent quitteront l’entreprise le 31 décembre 2026, selon Outlook India.
Les salariés français, eux, ne figurent pas dans la liste des quatre pays.
Et chez nous ?
Départ volontaire : combien d’indemnité en France comparé à Microsoft ?
En France, l’indemnité d’un départ volontaire collectif ne peut pas descendre sous l’indemnité légale de licenciement, rappelle la fiche du ministère du Travail. Ce plancher vaut un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà, selon Service-public.fr. L’accord d’entreprise peut prévoir plus, jamais moins.
Pour dix ans de maison, le minimum légal français garantit à peine onze semaines de salaire, contre vingt chez Microsoft pour la plupart des postes.
L’écart se resserre ensuite : le barème français accélère après dix ans, quand celui de Microsoft bute sur son plafond. À quinze ans d’ancienneté, Microsoft verse 30 semaines pour les postes jusqu’au niveau 64, contre 18 pour le minimum français. À vingt ans, l’offre américaine atteint son maximum de 39 semaines. Le plancher français, lui, continue de grimper d’un tiers de mois par année. Selon notre calcul, il dépasse le plafond de Microsoft à partir de vingt-neuf ans et demi d’ancienneté.
| Ancienneté | Microsoft, niveaux jusqu’à 64 (semaines) | Microsoft, niveaux 65 à 67 (semaines) | France, minimum légal (mois) | France, minimum légal (semaines) |
|---|---|---|---|---|
| 2 ans | 4 | 8 | 0,5 | 2,2 |
| 5 ans | 10 | 20 | 1,25 | 5,4 |
| 10 ans | 20 | 39 | 2,5 | 10,8 |
| 15 ans | 30 | 39 | 4,17 | 18,1 |
| 20 ans | 39 | 39 | 5,83 | 25,3 |
| 30 ans | 39 | 39 | 9,17 | 39,7 |
La comparaison oppose une offre réelle à un minimum légal. Elle laisse de côté les actions, la couverture santé et les suppléments qu’un accord français peut négocier. Elle omet aussi un atout français : le salarié parti en rupture conventionnelle collective a droit à l’assurance chômage.
Comment fonctionne un départ volontaire en France ?
Le départ volontaire collectif passe par la rupture conventionnelle collective. Le dispositif « ne peut être imposé par l’employeur, ou constituer un droit pour le salarié », précise le ministère du Travail. Pas de courriel envoyé du jour au lendemain, donc : tout se négocie avant.
Il faut d’abord un accord collectif majoritaire, signé avec les syndicats au niveau du groupe, de l’entreprise ou de l’établissement, explique Force ouvrière. Cet accord fixe le nombre maximal de départs, les conditions pour en bénéficier, les critères de choix entre candidats et le calcul des indemnités. L’employeur s’y engage à maintenir l’emploi des salariés qui ne sont pas volontaires. La DREETS valide ensuite le texte.
Microsoft France connaît la procédure : en septembre 2025, la filiale a lancé une rupture conventionnelle collective visant environ 200 postes, 10 % de ses quelque 2 000 salariés, avec des candidatures ouvertes jusqu’à fin octobre, selon le Journal du Geek. Elle avait déjà réduit ses effectifs français de 10 % l’année précédente.
Pourquoi Microsoft préfère-t-il les départs volontaires aux licenciements ?
Le mémo le dit sans détour : l’offre donne aux organisations participantes « un autre moyen d’adapter leurs effectifs à des besoins qui changent ». Elle s’appuie sur ce que l’entreprise a appris de sa retraite anticipée du printemps.
« Cette offre donne aux salariés éligibles qui envisagent peut-être un avenir hors de l’entreprise un nouveau choix : faire cette transition maintenant, avec un accompagnement. »
Amy Coleman, directrice des ressources humaines de Microsoft, mémo du 26 octobre 2026
Les coupes se succèdent : en 2025, Microsoft a supprimé environ 6 000 postes en mai puis 9 000 en juillet, selon le Journal du Geek. En juillet 2026, le groupe a annoncé 4 800 suppressions, soit 2,1 % de ses effectifs mondiaux, en réorganisant sa branche jeux vidéo Xbox, rapporte NBC News. Avec un départ volontaire, l’entreprise paie des indemnités mais ne désigne pas qui part.
Et l’intelligence artificielle ? Le mémo ne la mentionne pas. Microsoft prévoit pourtant 175 milliards de dollars de dépenses d’investissement sur l’année 2026, selon NBC News, un effort tourné vers les centres de données et les puces de l’IA. Les équipes des centres de données restent, elles, hors de l’offre, selon TechCrunch.
Questions courantes
L’indemnité de rupture conventionnelle collective est-elle imposable ?
Non. Elle n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu et elle est exonérée de cotisations sociales dans la limite de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, selon Force ouvrière.
Sur quel salaire se calcule l’indemnité légale de licenciement ?
Sur le salaire brut, en retenant la formule la plus avantageuse : la moyenne des douze derniers mois ou celle des trois derniers mois, primes annuelles proratisées, selon Service-public.fr.
Faut-il une ancienneté minimale pour toucher l’indemnité légale de licenciement ?
Oui. Il faut au moins huit mois d’ancienneté ininterrompus dans l’entreprise, selon Service-public.fr.
Un salarié en CDD peut-il partir en rupture conventionnelle collective ?
Non. Le dispositif concerne les salariés en CDI, selon Force ouvrière.
Microsoft prévoit-il d’autres vagues de départs volontaires ?
Pas dans l’immédiat, selon Outlook India. Le groupe ne garantit pas pour autant aux salariés qui refusent l’offre d’échapper à une future restructuration.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
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