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Sommaire
Récit
Le deuxième jour après le séisme, Anton Wenemoser est descendu vers ce que tout le monde appelait déjà le « point zéro » de Caracas, la zone la plus touchée, sans aucune couverture réseau. Cofondateur de CoMaps, il avait déjà l’application sur son téléphone : une carte issue d’OpenStreetMap qui continue de fonctionner sans internet, et qui a guidé quelques jours plus tard une équipe de secours venue du Salvador. Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT) a publié son récit le 26 août 2026.
En bref
- 590 contributeurs ont tracé près de 97 000 bâtiments à Caracas et La Guaira après le séisme du 24 juin 2026, environ 164 chacun.
- CoMaps a fait tomber la fabrication de ses cartes d’environ 10 jours à 3, et à 35 heures quand une urgence est priorisée.
- La publication est hebdomadaire et mondiale : la carte d’une rando en zone blanche sort de la même chaîne.
Une équipe salvadorienne et une seule carte
Anton Wenemoser a rejoint comme volontaire une équipe venue du Salvador : des pompiers, la protection civile et plusieurs unités de sauvetage, pilotés depuis un centre de commandement resté dans leur pays. La plupart ne connaissaient pas CoMaps, et une seule personne disposait d’une carte pour guider les autres, rapporte HOT. Il s’est retrouvé à la logistique : quand le commandement demandait de déplacer l’équipe d’un point à un autre, c’était à lui de trouver la destination, à condition qu’elle soit cartographiée.
« CoMaps s’est révélé vraiment utile pour moi parce que je suis entré dans une zone sans couverture et que j’en avais besoin tout de suite », raconte-t-il. Le coordinateur carte de l’équipe travaillait avec une application de navigation beaucoup plus limitée, sans le détail que produit une communauté de bénévoles ni la capacité de tourner entièrement hors ligne.

Le verrou avait sauté quelques mois plus tôt
Pendant sa première année, CoMaps traînait un handicap : chaque mise à jour de carte dépendait d’une mise à jour de l’application, donc du calendrier de validation des magasins d’applications. Entre avril 2026 et le séisme, l’équipe a découplé les deux et pris un serveur plus puissant. Le temps de traitement est tombé d’environ 10 jours à environ 3, avec des cartes fraîches publiées chaque semaine pour la planète entière.
Le 26 août 2026, l’équipe de CoMaps indique pouvoir rendre une carte à jour téléchargeable sur le terrain en 35 heures, contre environ 10 jours de traitement avant avril 2026, pour une publication hebdomadaire qui couvre la planète entière, France comprise. Selon nos calculs, ramenés à la même unité, ces deux régimes tiennent en 240 heures contre 35 : le délai a été divisé par près de 7.
Les trois régimes de fabrication se lisent mieux sur un même axe.

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Quand Emilio Mariscal, de HOT, a demandé s’il était possible d’obtenir des cartes fraîches du Venezuela, CoMaps en produisait déjà une. Les bâtiments venaient du Tasking Manager : deux semaines après la secousse, 590 contributeurs avaient tracé près de 97 000 bâtiments à Caracas et La Guaira, alors que ces zones n’avaient quasiment aucun bâti en données ouvertes.
Ce que la même chaîne vaut depuis la France
Le circuit tient en quatre maillons : des bénévoles tracent dans le Tasking Manager de HOT, CoMaps transforme les données OpenStreetMap en cartes, l’utilisateur télécharge sa région, puis le téléphone se débrouille avec le seul GPS. Le site de CoMaps précise que l’application est non commerciale, entièrement open source et fonctionne à 100 % hors ligne une fois la carte de la région téléchargée.
Ce dernier maillon vaut pour un massif français sans réseau comme pour Caracas, à une condition écrite noir sur blanc dans le guide 2026 : télécharger la carte avant de partir. CoMaps est un fork d’Organic Maps et de Maps.Me, ces cartes hors ligne bâties sur la même base OpenStreetMap.
L’équipe vise désormais des mises à jour par région toutes les 12 heures, au lieu d’une publication hebdomadaire mondiale, pour que les secours aient ce qui vient d’être cartographié, pas ce qui l’a été une semaine plus tôt.
Questions courantes
Combien coûte CoMaps ?
Rien. Le projet est non commercial, entièrement open source et porté par des bénévoles, et son site indique qu’il ne collecte aucune information sur ses utilisateurs.
Comment aider depuis la France ?
HOT indique qu’un tutoriel d’une vingtaine de minutes suffit pour tracer son premier bâtiment dans le Tasking Manager, et qu’apprendre à valider des dégâts depuis son téléphone avec MapSwipe prend environ cinq minutes.
Où trouve-t-on l’application et les cartes ?
Le guide 2026 renvoie vers l’App Store, le Play Store et F-Droid, puis vers l’écran de téléchargement des cartes, organisées par pays puis par région.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
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