
Sommaire
Questions-réponses
Deux équipes battues la veille, un stade de Miami, un match que beaucoup zapperont et que beaucoup regarderont quand même. Ce samedi 18 juillet, la France affronte l’Angleterre pour la petite finale de la Coupe du monde, le match de la troisième place. La France n’est montée que deux fois sur ce podium mondial, en 1958 et en 1986, et elle en garde un souvenir doré. À quoi sert vraiment ce match ? Réponse en cinq questions.
À quoi sert la petite finale ?Qui la joue cette année, et où ?La France y a-t-elle déjà brillé ?Pourquoi veut-on la supprimer, et qui l’a déjà fait ?Qu’est-ce qui se joue concrètement ?
Commençons par le principe, avant de passer à l’affiche du soir.

Un match pour le bronze, cela paraît anecdotique. Ça l’est beaucoup moins qu’il n’y paraît.
À quoi sert la petite finale ?
Elle désigne le troisième du tournoi, entre les deux équipes éliminées en demi-finales. Concrètement, c’est un match de classement : il attribue la médaille de bronze, une prime et des points au classement mondial, sans rien enlever à la finale du lendemain. La FIFA la programme depuis des décennies, en lever de rideau de la finale, pour offrir un dernier rendez-vous aux deux perdants des demies et à leurs supporters. Ce n’est pas la finale, mais ce n’est pas rien non plus : une médaille se joue, et un tournoi se referme sur une victoire ou sur une défaite.
Qui la joue cette année, et où ?
La France et l’Angleterre, battues respectivement par l’Espagne et l’Argentine. Le coup d’envoi est prévu ce samedi 18 juillet à 23 heures, heure de Paris, au Hard Rock Stadium de Miami. Le match est diffusé en clair sur M6 et en simultané sur beIN Sports 1. La finale, elle, oppose l’Espagne à l’Argentine le lendemain, dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium de la région de New York. Pour les Bleus, c’est l’occasion de refermer un tournoi que le staff a mené sous une chaleur écrasante.
La France y a-t-elle déjà brillé ?
Oui, et deux fois de belle manière. En 1958, en Suède, les Bleus de Just Fontaine avaient étrillé l’Allemagne 6-3 pour la troisième place, Fontaine y ajoutant quatre buts à un total de treize resté record. En 1986, au Mexique, la France de Michel Platini avait à nouveau fini troisième en dominant la Belgique 4-2 après prolongation. Ce sont, à ce jour, les deux seules médailles de bronze mondiales des Bleus. Deux troisièmes places qui, avant les sacres de 1998 et 2018, ont longtemps compté parmi les plus belles pages de l’histoire tricolore.
Reste la question qui fâche : ce match a-t-il encore un sens ?

Certaines compétitions ont tranché, d’autres pas.
Pourquoi veut-on la supprimer, et qui l’a déjà fait ?
Parce qu’on lui reproche d’être un match sans véritable enjeu, joué par des équipes déçues et fatiguées, avec un risque de blessure inutile. Le Championnat d’Europe des nations a suivi ce raisonnement : l’UEFA a supprimé la petite finale de l’Euro après 1980, la dernière ayant vu la Tchécoslovaquie battre l’Italie aux tirs au but. La FIFA, elle, l’a maintenue en Coupe du monde, jugeant qu’elle offre un match de plus au public et un lot de consolation à défendre. Et le public, justement, ne boude pas toujours : libérées de la peur de perdre, ces rencontres sont souvent ouvertes et prolifiques, et réservent parfois plus de buts qu’une finale crispée.
Qu’est-ce qui se joue concrètement ?
Plus qu’on ne le croit. La troisième place rapporte une dotation supérieure à la quatrième, et le match, officiel, compte pour le classement mondial FIFA au même titre que les autres. Il y a aussi la fierté de finir un tournoi sur une victoire plutôt que sur une défaite, et, pour un sélectionneur, l’occasion de faire jouer des cadres remplaçants. Un match pour rien, disent certains. Pour ceux qui le disputent, c’est encore un maillot national à honorer.
Alors oui, on peut hausser les épaules devant un match pour le bronze. Mais souvenez-vous de 1958 et de ses treize buts : parfois, c’est dans ces rencontres-là que naissent les légendes.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Grève easyJet : un préavis sans aucune date, et une loi qui ne prévient les passagers que 24 heures avant - 2
L’Odyssée de Nolan en IMAX 70 mm : la seule salle de France est à Montpellier - 3
Musées gratuits le premier dimanche du mois : la règle et les pièges - 4
Conseillers numériques : le budget passe de 40 à 14 millions d’euros, et les démarches bloquent toujours - 5
600e de Taratata : ce que France 2 a rediffusé jeudi soir avait été tourné dix mois plus tôt
Nos dossiers
- France486
- Santé208
- Science207
- Prévention194
- Culture184
- Consommation178
- Biodiversité171
- IA149
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

