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Questions-réponses
Vous avez eu la varicelle enfant, et le virus ne vous a jamais quitté. Le virus varicelle-zona s’installe à vie dans les neurones des ganglions nerveux après cette première infection, il concerne plus de 90 % de la population mondiale, et une synthèse parue le 3 septembre 2026 dans Nature Reviews Disease Primers rappelle que son réveil ne prend pas toujours la forme de plaques sur la peau.
Trois choses distinctes se cachent derrière ce virus : le porter, le voir se réactiver, déclarer une maladie. Le portage est la règle chez l’adulte. La réactivation concerne au moins un porteur sur trois au cours de la vie, selon la synthèse coordonnée par Maria Nagel, professeure de neurologie et d’ophtalmologie à l’université du Colorado Anschutz. La maladie déclarée, elle, se compte autrement.
M6 Info a filmé la forme la plus connue de ce réveil, celle qui donne une éruption.
Où le virus se cache-t-il entre la varicelle et le zona ?
Dans les cellules nerveuses. Après la varicelle, le virus varicelle-zona reste en latence à vie dans les neurones des ganglions nerveux, ces relais logés le long de la colonne vertébrale et à la base du crâne. Il n’y fait rien tant que la surveillance immunitaire tient. Quand celle-ci se relâche, avec l’âge ou sous l’effet d’un traitement immunosuppresseur, le virus peut repartir le long des nerfs, décrit la synthèse de référence.
Combien de personnes le portent, et combien tombent malades ?
L’écart entre les deux est large. Plus de 90 % de la population mondiale héberge le virus, au moins un porteur sur trois connaîtra une réactivation, et environ 20 % de la population française déclarera au moins un épisode de zona au cours de sa vie, indique Vaccination Info Service. En France, le zona représentait 346 nouveaux cas pour 100 000 habitants en médecine générale en 2022, soit environ 239 000 épisodes par an rapportés aux 69,1 millions d’habitants comptés par l’Insee au 1er janvier 2026. Ce second chiffre est le nôtre : selon nos calculs, le taux relevé en médecine générale appliqué à la population Insee donne 239 086 épisodes, soit 0,35 % des habitants en une année. L’âge médian de survenue était de 65 ans en 2022.
Le graphique met ces deux ordres de grandeur côte à côte, le portage d’un côté, la maladie de l’autre.

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Le tableau reprend les trois étages, chacun avec sa population, son pays et son année de référence.
| Étage | Ce que ça décrit | Chiffre (population, pays, année) |
|---|---|---|
| Portage | Le virus dort dans les ganglions nerveux, sans rien provoquer | Plus de 90 % de la population mondiale (synthèse 2026) |
| Réactivation | Le virus repart du ganglion, avec ou sans éruption | Au moins 1 porteur sur 3 au cours de la vie (monde, 2026) |
| Maladie déclarée | Un épisode de zona identifié | Environ 20 % de la population française sur une vie entière (France, 2025) |
| Risque annuel après 60 ans | Épisodes survenus dans l’année | 5 à 10 cas pour 1 000 personnes de 60 ans et plus (France, 2025) |
Un zona peut-il exister sans la moindre plaque ?
Oui, et c’est la forme la moins repérée. Quand le virus repart du ganglion, il peut voyager vers la peau et donner l’éruption classique, ou s’enfoncer vers les vaisseaux et les organes sans rien montrer à la surface. Cette forme interne porte un nom, le zoster sine herpete. « Le VZV est un virus extraordinairement furtif, parce qu’il peut provoquer une maladie un peu partout dans le corps sans nécessairement signaler sa présence par une éruption », déclare Maria Nagel dans le communiqué de l’université (traduit de l’anglais). Elle y décrit des patients qui arrivent avec une douleur brûlante d’un seul côté du corps et une imagerie normale.
Quelles autres formes le réveil peut-il prendre ?
La synthèse en liste plusieurs au-delà de l’éruption : la névralgie post-zostérienne, cette douleur qui persiste après l’épisode ; le syndrome de Ramsay Hunt, qui associe un zona dans l’oreille et une paralysie faciale d’un côté ; des atteintes de la vision ; des atteintes des vaisseaux, avec un risque accru d’accident vasculaire cérébral et d’événements cardiovasculaires après un zona. Elles se reconnaissent mal parce qu’elles ressemblent à autre chose. En France, le zona a donné 36 198 séjours hospitaliers entre 2008 et 2021, soit 2 586 par an en moyenne. Une douleur inexpliquée d’un seul côté du corps se raconte à un médecin, qui décidera de la suite.

Que prévoit la vaccination contre le zona en France ?
Depuis mars 2024, la Haute Autorité de santé recommande le Shingrix aux adultes de 65 ans et plus, ainsi qu’aux personnes immunodéprimées à partir de 18 ans, et l’Assurance maladie le rembourse à 65 % depuis le 14 décembre 2024. AAP mesurait le 28 août 2026, sur 509 926 personnes de 66 ans et plus, ce que l’étude zona-démence montre vraiment, et le 2 août 2026 le saut de couverture qu’une recommandation de la HAS déplace sur le pneumocoque. Savoir si vous entrez dans l’un de ces cas prend trois minutes : la question se pose au prochain rendez-vous chez un médecin ou un pharmacien.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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