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Sommaire
- Quel moustique transmet le virus du Nil occidental ?
- Où le virus a-t-il circulé cette année ?
- Et en Île-de-France, où en est-on ?
- Quels symptômes doivent faire consulter ?
- Existe-t-il un vaccin ou un traitement ?
- Qu'est-ce que la surveillance renforcée déclenche ?
- Comment se protéger quand le Culex sort, le soir ?
Questions-réponses
Publié le 13 septembre 2026 · Mis à jour le 20 septembre 2026 à 5h30
L’Aude, la Seine-et-Marne et la Drôme viennent d’enregistrer leurs premières infections humaines au virus du Nil occidental. Le bulletin de surveillance renforcée publié le 9 septembre 2026 par Santé publique France en recense 56 au total en France hexagonale depuis le 1er mai, dans quatorze départements répartis sur cinq régions, Île-de-France comprise.
Le vecteur est le moustique Culex, actif du crépuscule jusqu’à la nuit, et c’est cet horaire qui commande la prévention.
Quel moustique transmet le virus du Nil occidental ?
Le Culex, pas le moustique tigre. L’agence régionale de santé d’Île-de-France nomme deux espèces dans sa fiche de prévention : Culex pipiens et Culex modestus, qui se contaminent en piquant des oiseaux infectés. Les oiseaux migrateurs, puis les oiseaux de jardin, forment le réservoir naturel du virus. L’être humain et le cheval ne sont que des hôtes accidentels et des culs-de-sac épidémiologiques : la quantité de virus dans leur sang ne suffit pas à recontaminer un moustique qui les pique. Il n’existe pas de transmission directe d’une personne à une autre dans les situations courantes.
Où le virus a-t-il circulé cette année ?
Au 6 septembre 2026, Santé publique France dénombrait 56 cas autochtones d’infection à virus West Nile en France hexagonale, contre 62 pour toute l’année 2025. Le bulletin les situe dans trois départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur, quatre d’Occitanie, cinq d’Île-de-France, plus la Drôme et la Gironde : quatorze départements au total, contre dix-sept l’an dernier. Pour six cas, aucun lieu précis de contamination n’a pu être identifié. Le premier cas autochtone de la saison avait été détecté mi-juillet dans les Pyrénées-Orientales, rapportait Vidal.
La nouveauté de 2026 se lit sur la carte plus que dans le total.
| Région | Départements touchés | Première détection humaine en 2026 |
|---|---|---|
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 3 | non |
| Occitanie | 4 | oui, l’Aude |
| Île-de-France | 5 | oui, la Seine-et-Marne |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 1 (Drôme) | oui, la Drôme |
| Nouvelle-Aquitaine | 1 (Gironde) | non |
| Total | 14 | 3 nouveaux départements |
Et en Île-de-France, où en est-on ?
Cinq départements franciliens figurent au bulletin national du 9 septembre. Le point de surveillance régional de Santé publique France, arrêté au 31 août, comptait alors neuf cas humains autochtones dans la région. La Seine-et-Marne y entre pour la première fois. Côté gestes, l’ARS rappelle que les gîtes larvaires se forment dans des eaux stagnantes même en très petite quantité, et que le Culex pique surtout entre le crépuscule et la nuit.
Reste ce que l’infection provoque, quand elle se manifeste.

Quels symptômes doivent faire consulter ?
Dans environ 80 % des cas, l’infection est asymptomatique et passe totalement inaperçue. Quand des signes apparaissent, l’ARS d’Île-de-France décrit une fièvre brutale, des maux de tête, des douleurs musculaires et des douleurs articulaires. Dans moins de 1 % des cas, l’infection évolue vers une forme neuro-invasive grave, méningite ou encéphalite. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies chiffre la létalité de cette forme jusqu’à 17 %, et situe la majorité des cas humains entre juillet et septembre, quand les moustiques sont actifs.
Existe-t-il un vaccin ou un traitement ?
Ni l’un ni l’autre chez l’être humain. Aucun traitement antiviral spécifique ni vaccin contre le virus du Nil occidental n’existe à ce jour pour les personnes, et la prise en charge reste symptomatique. Un vaccin existe en revanche pour les équidés, qui sont comme nous des hôtes accidentels du virus.
Qu’est-ce que la surveillance renforcée déclenche ?
Un point de situation publié chaque semaine pendant la saison, et des mesures de sécurité du sang. L’Établissement français du sang peut instaurer un dépistage renforcé et un ajournement temporaire de certains donneurs. C’est la mécanique hebdomadaire qu’AAP suit déjà sur une autre arbovirose, avec les 25 cas de chikungunya recensés bulletin après bulletin.
Comment se protéger quand le Culex sort, le soir ?
En décalant les gestes habituels sur la fin de journée. L’ARS d’Île-de-France liste les moustiquaires, de préférence imprégnées, l’imprégnation des tissus à l’insectifuge, les vêtements clairs, amples et couvrants, et les répulsifs cutanés. À la maison, il s’agit de vider régulièrement les eaux stagnantes, même en petite quantité : soucoupes de pots, seaux, bâches, gouttières. Tous les produits du commerce ne tiennent pas leurs promesses, et AAP a trié ce qui marche vraiment. L’horaire, lui, commence au crépuscule.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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