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Publié le 4 septembre 2026 · Mis à jour le 6 septembre 2026 à 13h55
Le 23 octobre 2025, l’équipe du Massachusetts General Hospital a retiré le rein de porc. L’organe génétiquement modifié avait fonctionné 271 jours sans dialyse chez Tim Andrews, 66 ans au moment de la xénogreffe, qui a reçu un rein humain de donneur décédé le 13 janvier 2026 : c’est ce parcours que Mass General Brigham détaille dans The Lancet du 3 septembre 2026.
Vous attendez un rein, ou quelqu’un près de vous l’attend, et la question arrive vite : est-ce que cela change quelque chose pour lui ? Non, pas aujourd’hui. L’étude porte sur un patient, un seul, opéré au titre d’un accès compassionnel autorisé par l’agence américaine du médicament, dans une étude pilote que l’hôpital prévoyait de clore avec un troisième receveur. Aucun de ces organes n’est un traitement disponible, ni une alternative au don d’organe ou à la dialyse.
Pourquoi la greffe de porc a pris fin
La séquence tient en trois temps, et c’est elle que les reprises grand public laissent de côté. Au bout d’environ six mois, l’immunosuppression a été réduite en raison d’une infection. Le greffon a ensuite développé une atteinte microvasculaire et une inflammation qui ont progressé jusqu’à la défaillance de l’organe, retiré le 23 octobre 2025 d’après le récit de CNN. Avant cela, un épisode précoce de rejet à médiation cellulaire T avait été traité avec succès, et aucune transmission d’agent pathogène porcin n’a été détectée pendant le suivi.
C’est ce mécanisme, plus que la durée, que l’équipe présente comme son apport : aucune étude n’avait documenté jusqu’ici les causes d’une défaillance tardive de xénogreffon chez un receveur vivant. L’atteinte microvasculaire ouvre trois chantiers nommés dans le communiqué de l’hôpital : les stratégies d’immunosuppression, les modifications génétiques du porc donneur et la surveillance des essais à venir. Ces 271 jours sont une durée mesurée par une équipe médicale et publiée dans The Lancet le 3 septembre 2026, pas un titre homologué par un organisme comme le Guinness World Records : notre dossier sur les records du monde explique ce qui sépare ces deux façons de compter et ce que la procédure d’homologation exige comme preuves.

Ce que la greffe humaine qui a suivi a établi
Le rein humain a fonctionné immédiatement et aucun signe de sensibilisation n’a été relevé pendant le suivi, indique la présentation de l’étude. La sensibilisation désigne la fabrication d’anticorps qui rendent ensuite les greffons humains compatibles plus rares et plus difficiles à accepter : c’est le risque qu’on prêtait à une exposition prolongée à un organe animal. Sur un cas, l’observation ne vaut pas règle, mais c’est le résultat clinique que l’équipe met en avant.
Le receveur, lui, a résumé sa situation en une phrase, rapportée par CNN en janvier 2026 : « Je suis le premier à avoir traversé le pont. » Un autre cas américain, hors de cet hôpital, avait atteint 130 jours au printemps 2024, toujours selon la chaîne. Le même hôpital de Boston avait réalisé en 2024 la première xénogreffe rénale chez un receveur vivant : ce patient avait vécu 52 jours, avant un décès de cause cardiaque sans lien avec la greffe.

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Le décompte français
Au 1er janvier 2026, 23 294 patients sont inscrits sur la liste nationale d’attente de greffe en France, tous organes confondus, quand le rein de porc greffé à Boston a tenu 271 jours sans dialyse avant d’être retiré le 23 octobre 2025. Sur cette liste, 11 642 personnes figurent en liste active, et 966 patients sont morts en attente au cours de l’année 2025, selon le bilan de l’Agence de la biomédecine publié le 19 février 2026.
Combien de reins greffe-t-on ici, chaque année ? L’Agence publie 603 greffes rénales avec donneur vivant en 2025 et précise qu’elles pèsent 15,6 % du total : le total reconstitué approche 3 865 greffes rénales sur l’année soit près de deux greffes d’organes sur trois toutes disciplines confondues. La part étant arrondie au dixième, ce total tient dans une fourchette de 3 853 à 3 878.
Série AAP : le 30 août 2026, nous racontions un premier cœur greffé qui a tenu vingt-cinq ans depuis 1979. Entre vingt-cinq ans et moins d’une année, la médecine n’est pas la même : l’un est un greffon humain installé pour durer, l’autre un organe animal posé pour tenir le temps d’une attente.
Rien de tout cela ne modifie une prise en charge, et ces lignes ne valent pas avis médical : l’inscription sur la liste, les délais et les modalités de dialyse se discutent avec l’équipe de néphrologie qui suit le dossier. Le levier à votre portée est ailleurs : 74 % des Français se déclarent favorables au don de leurs organes après leur mort, 49 % seulement l’ont dit à leur entourage, et c’est cet entourage que l’hôpital consultera. Le dire une fois suffit.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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