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En Indonésie, le rouge sur les paquets veut rendre les courses plus simples

Un code couleur sur le sucre, le sel et le gras promet de transformer un geste banal : comprendre plus vite ce qu’on met dans le panier.

Un paquet rouge, un autre vert, et soudain le rayon demande moins d’énergie. C’est l’idée très concrète que l’Indonésie officialise avec un système nutri-level à code couleur pour signaler les produits trop chargés en sucre, en sel ou en gras, selon un décret détaillé par Reuters.

Le point intéressant n’est pas seulement la nutrition. C’est le moment où une information souvent noyée dans de petits tableaux devient enfin visible à hauteur de courses, comme le rappelle aussi le cadre de la Commission européenne sur l’étiquetage nutritionnel en face avant des emballages Commission européenne. — à lire aussi : Courses : 10 réflexes qui baissent la note sans manger moins bien.

Dans un rayon, la couleur va plus vite qu’un discours

Le décret indonésien prévoit des étiquettes rouges pour les produits les plus chargés et vertes pour ceux qui le sont moins. Les stickers pourront aussi apparaître sur les menus des produits prêts à consommer, et l’obligation doit devenir générale dans les deux ans, après une première phase volontaire sur certaines boissons signalée par Xinhua.

Rayon de produits avec code couleur nutritionnel visible.
Le code couleur apparaît directement sur le devant des produits. L’information se lit ici sans chercher longtemps.

Ce type de repère n’a rien d’exotique. L’OCDE rappelle que 44 pays ont déjà introduit des systèmes simplifiés d’étiquetage nutritionnel, avec un effet possible à la fois sur les achats et sur la reformulation des produits. Autrement dit, le petit rond sur l’emballage ne parle pas qu’au client : il parle aussi au fabricant.

La logique repose sur une réalité simple : dans la vraie vie, très peu de gens comparent calmement des grammes de sodium au milieu d’un supermarché. C’est aussi pour cela que l’OMS en Indonésie défend depuis 2025 un étiquetage de face, plus lisible et accompagné d’autres mesures sur la publicité et la reformulation OMS Indonésie.

Ce que ce rouge peut vraiment changer au moment d’acheter

Le vrai intérêt d’un code couleur est de raccourcir une hésitation banale. On ne devient pas nutritionniste dans un rayon de biscuits, mais on peut éviter plus vite un choix trompeur. La Commission européenne note d’ailleurs que les systèmes couleur figurent parmi les formats les plus prometteurs pour aider les consommateurs à mieux trier ses analyses.

Panier de courses avec plusieurs produits marqués par des couleurs différentes.
Dans un panier banal, les couleurs créent déjà un tri. Le choix paraît moins abstrait que devant un tableau nutritionnel minuscule.

Ce n’est pas une baguette magique. Le décret indonésien ne précise pas encore les sanctions en cas de non-conformité, et le pays a déjà connu du lobbying de la part d’industriels et d’acteurs étrangers, comme l’a rappelé Reuters. Mais le simple fait de déplacer l’information vers l’avant du paquet change déjà le jeu.

On voit aussi pourquoi l’Indonésie s’y met maintenant. L’OMS y décrit une progression rapide de l’obésité adulte et une alimentation de plus en plus tirée par les boissons sucrées, les snacks et les nouilles instantanées dans son point de situation. Quand le problème s’installe dans le quotidien, la réponse la plus utile n’est pas toujours un grand plan : c’est parfois un repère immédiat. — à lire aussi : Au jardin, changer simplement de paillage peut parfois compter plus qu’un grand d….

Pourquoi ce sujet parle bien au-delà de Jakarta

Singapour offre un aperçu concret de ce que peut devenir ce type d’affichage. Son système Nutri-Grade impose déjà un marquage pour certaines boissons notées C ou D, et l’étend désormais à d’autres catégories riches en sodium ou en graisses saturées Health Promotion Board. Cela montre qu’un code couleur peut finir par devenir une habitude de lecture, pas seulement une annonce de santé publique.

Au fond, ce sujet parle de courses plus compréhensibles. Entre un tableau nutritionnel que presque personne ne lit et un code visible en une seconde, il y a une différence très ordinaire : le moment où choisir demande un peu moins de temps, et un peu moins d’aveuglement.

Article créé en collaboration avec l’IA.

Aurore santini
Aurore Santini

Rédactrice économie, conso, emploi, innovation sociale & marchés.
Je rends intelligibles les dynamiques économiques qui touchent le quotidien : prix, tendances, politiques publiques, entreprises.

« Mettre les chiffres en perspective humaine. »

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