
Reconnaître enfin la traite transatlantique comme crime contre l’humanité, ce n’est pas du pur symbole : c’est aussi une mémoire publique qui se redresse

Certains mots officiels arrivent tard. Leur force tient parfois précisément à ce retard. Quand l’ONU reconnaît la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage comme le plus grave des crimes contre l’humanité, le déplacement est aussi lexical, public et pédagogique : il change la manière dont l’histoire peut être dite en commun.











