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Questions-réponses
Au printemps, le Soleil entre dans la constellation des Poissons, mais toujours dans le signe du Bélier. La formule est de l’Observatoire de Paris, et elle vaut pour toutes les saisons du zodiaque, Balance comprise. En cause, un vacillement très lent : l’axe de rotation de la Terre garde son inclinaison de 23°27’, et il décrit un cercle complet en 25 800 ans autour du pôle de l’écliptique. Les signes et les constellations qui leur ont prêté leur nom ne se superposent plus.
Quel est mon vrai signe, alors ?
Celui d’avant, en général. L’Observatoire de Paris donne l’exemple qui fixe la règle : les Gémeaux « se trouvent maintenant dans le signe du Cancer ». Quand l’astrologie place le Soleil dans un signe, l’astre traverse en réalité la constellation qui précède. Un natif de la Balance a donc vu le Soleil dans la Vierge, un natif du Bélier dans les Poissons. La règle tient pour les douze signes. Presque.
Pourquoi le ciel a-t-il glissé ?
À cause de la précession des équinoxes. L’IMCCE rappelle que l’écliptique est découpé en douze signes égaux de 30° chacun, comptés depuis le point vernal, l’intersection de l’écliptique et de l’équateur. Ce point ne tient pas en place : il recule avec l’axe terrestre. L’axe de la Terre boucle son cercle en 25 800 ans et douze signes se partagent ce cycle, soit un cran de zodiaque tous les 2 150 ans : depuis Hipparque, au IIe siècle avant notre ère, signes et constellations ont pris environ un signe d’écart. Le mouvement est si lent qu’il faut environ soixante-douze ans pour gagner un seul degré. L’encyclopédie Larousse, qui attribue la découverte du phénomène à Hipparque, chiffre le recul du point vernal à 28° environ.
Les astrologues le savent-ils ?
Oui, et ils ne répondent pas tous pareil. « Les astrologues sidéralistes en tiennent compte et se réfèrent aux étoiles », écrit l’Observatoire de Paris ; les tropicalistes s’en tiennent aux signes. L’astrologie occidentale courante relève du second camp : elle raisonne sur les saisons, et son Bélier s’ouvre à l’équinoxe de mars quoi qu’il arrive dans le ciel. Le décalage n’est donc pas un oubli, c’est un choix de repère. L’IMCCE y voit tout de même une incohérence : garder la symbolique des constellations tout en travaillant sur un zodiaque qui les a quittées.

Et le treizième signe, le Serpentaire ?
Il existe, et il ressort chaque année. L’IMCCE le situe sans détour : Ophiuchus, « entre le Sagittaire et le Scorpion », omis de la bande du zodiaque. Deux découpages se superposent mal. Les signes sont douze tranches strictement égales de 30°. Les constellations sont des polygones de tailles très inégales, dont l’Union astronomique internationale a fait approuver les limites à Leyde en 1928, publiées en 1930 dans la Délimitation scientifique des constellations. D’où un temps de passage du Soleil très différent d’une constellation à l’autre, et une règle du signe précédent qui se dérègle en bordure de calendrier.
Comment vérifier son vrai signe soi-même ?
Avec Stellarium, le planétarium gratuit que recommande l’Observatoire de Paris. On installe le logiciel, puis on choisit son lieu de naissance « dans l’option Fenêtre de positionnement ». On entre ensuite sa date et son heure de naissance « dans la Fenêtre date/heure ». Il reste à activer l’affichage des limites des constellations dans la configuration du ciel, puis à regarder où se tient le Soleil. Les frontières de 1930 s’affichent autour de l’astre, et la réponse se lit sans une équation. C’est plus sûr que la règle du signe précédent, précisément parce que ces frontières sont inégales. Pour le reste du ciel, l’œil nu suffit souvent.
La précession change-t-elle autre chose que l’horoscope ?
Beaucoup plus. Le même vacillement déplace le pôle céleste, et la précession « explique aussi que l’étoile dite Polaire puisse varier au cours des millénaires », note Larousse. Les catalogues d’étoiles portent pour cette raison une date de référence, sans laquelle leurs coordonnées vieillissent doucement. Le ciel réel a cette habitude de corriger ce qu’on croyait fixe, jusqu’au plafond des tempêtes solaires. En attendant, la Balance a encore un mois devant elle, et la Vierge lui sert de décor.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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