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Le chiffre
Cinq jours de festival, 55 500 cartes d’abonnement écoulées. Avignon Festival & Compagnies a annoncé le chiffre le 9 juillet 2026, et le média spécialisé News Tank Culture l’a rapporté le jour même : la carte Off progresse de 8 % sur un an. Ce n’est pourtant pas ce nombre qui raconte le mieux la 60e édition. C’est celui qui se cache derrière, quand vous divisez les places par les cartes.
55 500cartes Off vendues en cinq jours
Le Off ne vit pas d’un guichet unique. Il vit d’un abonnement, la carte Off, qui ouvre droit à 30 % de réduction minimum sur plus de 1 700 spectacles, et d’une plateforme de contremarques, Ticket’Off, gérée par l’association. Deux compteurs, donc. Et ils ne tournent pas à la même vitesse.
Deux compteurs, deux vitesses
Au 9 juillet, 55 500 cartes et 160 000 contremarques étaient vendues, contre 51 600 et 127 000 un an plus tôt au même stade. Les cartes gagnent 8 %. Les contremarques, 17 %.

L’écart entre ces deux pourcentages n’est pas un détail comptable : il dit que les gens qui achètent une carte ne se contentent plus du même nombre de spectacles. Encore faut-il le mesurer.
Le chiffre que personne ne publie
Nous avons fait la division que les communiqués ne font pas. En 2025, 127 000 contremarques pour 51 600 cartes donnaient 2,46 places par carte au cinquième jour. En 2026, 160 000 pour 55 500 en donnent 2,88. Chaque détenteur de carte a donc pris en moyenne quatre dixièmes de spectacle de plus que l’an dernier, à date identique.
Contremarques par carte, 5e jour 2025 : 2,46
Contremarques par carte, 5e jour 2026 : 2,88
Unité : contremarques Ticket’Off vendues, divisées par cartes Off vendues. Période : du 4 au 9 juillet 2026, comparée aux cinq premiers jours de l’édition 2025. Limite : Ticket’Off ne porte qu’une partie de la billetterie du festival, les compagnies et les théâtres n’y mettant en vente qu’un quota de places. Ces chiffres mesurent une plateforme, pas la fréquentation totale du Off.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Cette moyenne est modeste en apparence. Elle compte pourtant, parce qu’AF&C a elle-même fixé le seuil qui lui donne son sens.
Pourquoi trois est le seuil qui compte
Sur sa page d’abonnement, l’association l’écrit noir sur blanc : la carte « est rentabilisée dès l’achat de 3 spectacles ». À 22 euros au plein tarif, frais de gestion compris, il faut donc trois places pour que l’abonné rentre dans ses frais. Au cinquième jour de 2025, le détenteur moyen était à 2,46, nettement en dessous. Cette année, il est à 2,88, presque au seuil, avec seize jours de festival encore devant lui. C’est le mouvement, plus que le niveau, qui compte ici.
Ce que cela change pour les compagnies
Chaque contremarque vendue sur Ticket’Off alimente indirectement les artistes. AF&C indique que son fonds Émergence & Création est abondé par les cartes d’accréditation professionnelles et par une partie des frais de gestion perçus sur la plateforme. Autrement dit, plus les cartes servent, plus le fonds respire.
Ce fonds reste pourtant un appoint, et l’association ne le cache pas. L’aide s’élève à 55 euros par jour et par artiste au plateau, quand le règlement impose aux compagnies bénéficiaires un cachet d’au moins 124,50 euros brut. Le fonds couvre donc un peu moins de la moitié d’un cachet. En 2025, doté de 226 899,75 euros, il avait accompagné 74 spectacles et 230 artistes.
Voilà pourquoi 2,88 n’est pas un chiffre de statisticien. Une compagnie du Off ne se demande pas combien de festivaliers sont venus à Avignon. Elle se demande combien de fois, dans la journée, une carte déjà achetée se transformera en place assise dans sa salle. Le Off n’est d’ailleurs pas seul à jouer sa saison sur cet arbitrage : la même question traverse un festival gratuit comme les scènes payantes, à l’image des annulations du Hellfest.

Le festival se termine le 25 juillet. D’ici là, le compteur des contremarques continuera de tourner plus vite que celui des cartes, et la moyenne franchira sans doute le seuil des trois spectacles. Mais retenez la mécanique plutôt que le résultat : dans cette économie, le succès ne se mesure pas au nombre de personnes qui poussent la porte du festival. Il se mesure au nombre de fois où elles la repoussent.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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