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À Lamadong, les dalles de la formation Jiufotang ont livré un squelette de dinosaure long de 57 centimètres. Norellraptor barsboldi a été décrit le 29 septembre 2026 dans Nature Communications par l’équipe de Xuri Wang, à la Chinese Academy of Geological Sciences. Ce microraptorien de l’ouest du Liaoning porte des plumes de vol sur les bras et sur la queue. Sa place dans l’arbre des Paraves conduit ses auteurs à une hypothèse forte : le vol aurait été inventé au moins deux fois.
Environ 30 % des caractères propres aux microraptoriens ont été acquis séparément par la lignée des oiseaux, selon l’étude parue le 29 septembre 2026 dans Nature Communications. Surtout, l’ordre dans lequel ces nouveautés apparaissent diffère d’une lignée à l’autre. De là vient l’hypothèse de deux assemblages séparés du même appareil de vol.
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Ce que montre le squelette de Lamadong
Le squelette est presque complet et porte le numéro 130108-MHGU-F4281, au musée de la Hebei GEO University, à Shijiazhuang. Il sort des dalles du bourg de Lamadong, dans le district de Jianchang. Ces couches du Crétacé inférieur sont datées d’environ 120 millions d’années.
Le membre antérieur porte, médialement à la main droite, ce que la description du spécimen appelle des plumes pennacées asymétriques. C’est la forme qui compte en aérodynamique. Les plumes de l’extrémité de la queue sont dominées par leur rachis, et le reste du plumage est simple et serré. Cinquante-sept centimètres, moins qu’une baguette.
La coupe du radius montre deux lignes d’arrêt de croissance. L’animal avait au moins trois ans et avait dépassé le stade juvénile. Son avant-bras aurait donc fini de grandir tôt, à l’inverse des oiseaux volants actuels, d’après le résumé de ScienceAlert. Les auteurs y lisent l’indice d’un modèle de croissance des membres propre aux microraptoriens.
Pourquoi les auteurs comptent deux origines
Dans l’arbre reconstruit par l’équipe, Norellraptor se place parmi les microraptoriens tardifs, en espèce sœur de Zhongjianosaurus. Les deux partagent un bout d’ulna renflé, des métatarsiens soudés à la base et un pied dit arctométatarsalien. L’assemblage des adaptations aériennes y progresse par paliers successifs.
L’étude compare moins des listes de traits que l’ordre dans lequel ils apparaissent le long des deux branches. C’est cet ordre qui diverge. Les auteurs en concluent que le même jeu d’adaptations aériennes a été monté deux fois, par deux chemins distincts.
« Les histoires évolutives distinctes des Microraptorinae et des Avialae n’écartent pas seulement l’origine commune de leurs appareils de vol : elles mettent aussi en question l’hypothèse selon laquelle un régime de développement partagé aurait servi d’unique “homologie profonde” à l’évolution multiple et variée de la locomotion aérienne chez les Paraves. »
Xuri Wang et ses coauteurs, Nature Communications
Le débat n’est pas neuf. Les microraptoriens portaient-ils un appareil de vol hérité de l’ancêtre commun des Paraves, ou monté pour leur propre compte ? Les deux lectures circulaient. L’équipe tranche pour la seconde, en s’appuyant sur l’ordre des caractères et sur l’histologie.
Zhongjianosaurus yangi, son espèce sœur, est connu par un adulte de 0,31 kilogramme trouvé à Sihedang, dans le district de Lingyuan. Sa description de 2017 le rattache à la formation Yixian. Les deux espèces sœurs sortent donc de deux formations différentes du Jehol. La seconde origine du vol se lit dans l’ordre des caractères, pas dans un autre âge ni un autre continent.
| Critère | Norellraptor barsboldi | Zhongjianosaurus yangi |
|---|---|---|
| Formation | Jiufotang | Yixian |
| Lieu de découverte | Lamadong, district de Jianchang | Sihedang, district de Lingyuan |
| Spécimen décrit | Squelette presque complet de 57 cm, âgé d’au moins trois ans | Adulte de 0,31 kg |
| Année de description | 2026 | 2017 |
Ce qu’un fossile ne dira pas
Aucun de ces os n’a volé devant témoin. Le vol s’infère de la forme des plumes, de la longueur des membres et de la structure interne des os. L’étude reste d’ailleurs prudente sur le plumage du membre antérieur, qu’elle dit « probablement » pennacé et asymétrique : les empreintes sont partielles. La convergence évolutive se démontre par des arbres et des séquences, à défaut d’observation directe.
Nommer une espèce nouvelle n’exige pas toujours un chantier de fouilles. Un os de dinosaure antarctique est sorti d’un tiroir de musée, et la dixième espèce de requin marcheur a été reconnue sur un récif à marée basse. Le fossile de Lamadong est arrivé entier, plumage compris.
Le genre honore l’Américain Mark Allen Norell (1957-2025), l’espèce le Mongol Rinchen Barsbold (1935-2025). Deux paléontologues disparus la même année donnent leur nom au même squelette.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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