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Mise en perspective
Vous avez regardé la finale du Mondial le 19 juillet ? Vous regardiez aussi le dernier jour de notation du Ballon d’or 2026. France Football juge sa 70e édition sur une période qui s’ouvre le 3 août 2025 et se referme le soir de cette finale, gagnée par l’Espagne devant l’Argentine. Le trophée, lui, sera remis le 26 octobre à Londres.
Trente-neuf jours de Coupe du monde logés dans 350 jours de période notée. Le tournoi tient dans la fenêtre comme un mois de vacances dans une année de travail : 11 % du temps, et la dernière chose que les votants ont vue. C’est peu, et c’est placé au meilleur endroit.

L’Équipe a passé les nommés en revue, catégorie par catégorie.
Le fait
La liste est tombée le 8 septembre. Cinq Français figurent parmi les 30 nommés au Ballon d’or 2026, jugés sur une période allant du 3 août 2025 au 19 juillet 2026, Coupe du monde comprise. Ousmane Dembélé, tenant du titre, Kylian Mbappé, Michael Olise, William Saliba et Dayot Upamecano seront tous de la soirée londonienne.
L’Espagne, sacrée championne du monde cet été, est « logiquement bien représentée » dans la liste des 30 : Fabián Ruiz, Ferran Torres, Pau Cubarsí, Marc Cucurella, Lamine Yamal et Rodri. Six Espagnols, cinq Français, quatre Portugais. Le champion du monde fournit le gros du plateau.
Le cadre, lui, est connu de tous. La 70e cérémonie est organisée par France Football, elle se tient au London Palladium, et elle départage trente nommés chez les hommes comme chez les femmes.
Notre regard
La fenêtre ne fait pas que contenir le Mondial : elle s’arrête dessus. Le 3 août 2025, quand elle s’ouvre, les championnats n’ont pas commencé. Le 19 juillet 2026, quand elle se ferme, le stade du New Jersey se vide à peine. Un votant a donc vu passer une saison entière puis un tournoi planétaire, dans cet ordre. La mémoire ne range pas les souvenirs par ordre d’importance.
Ce détail de calendrier a déjà pesé. En 1998, Zinédine Zidane rafle le trophée avec 244 points contre 68 à Davor Šuker. Le milieu français venait de gagner la Coupe du monde en marquant deux buts en finale. Trois fois et demie le total de son dauphin.
Vingt ans plus tard, Luka Modrić n’est même pas champion du monde. Finaliste malheureux avec la Croatie, élu meilleur joueur du tournoi, il termine quand même à 753 points contre 476 à Cristiano Ronaldo. Perdre la finale suffisait.
Pour les cinq Français, la fenêtre est à double tranchant. Elle offre une scène mondiale à ceux qui ont brillé en juin et juillet. Elle plafonne les autres : dix mois de club irréprochables pèsent moins lourd quand le dernier souvenir des votants porte un maillot rouge.
La nuance
L’archive refuse pourtant d’en faire une loi. En 2010, le trophée part à Lionel Messi alors que l’Argentine n’a pas atteint la finale, et que c’est Andrés Iniesta qui a marqué le but décisif pour l’Espagne. En 2014, il revient à Cristiano Ronaldo, l’année où l’Allemagne bat l’Argentine en finale.
Le calendrier du scrutin a changé entre-temps, et ça compte. Selon la fiche de l’édition, c’est seulement la cinquième fois que le Ballon d’or se juge sur une saison et non sur une année civile. En 1998, 2010, 2014 et 2018, le Mondial de juillet était suivi de cinq mois de football de club avant le vote de décembre. Le temps de confirmer, ou de s’écrouler.
Cette fois, rien ne suit. Restent tout de même 311 jours de football de club dans la fenêtre : un championnat, une Ligue des champions, dix mois de régularité face à cinq semaines d’intensité. Le calendrier ne demande l’avis de personne.
Un grand Mondial peut aussi rester invisible. Un joueur éliminé au premier tour repart avec une poignée de matches en vitrine, un finaliste avec un mois entier de projecteurs.
| Année | Lauréat | Son Mondial |
|---|---|---|
| 1998 | Zinédine Zidane | champion du monde, deux buts en finale |
| 2010 | Lionel Messi | Argentine absente de la finale |
| 2014 | Cristiano Ronaldo | absent de la finale Allemagne-Argentine |
| 2018 | Luka Modrić | finaliste avec la Croatie, meilleur joueur du tournoi |
À surveiller
Le 26 octobre, une seule statuette et 30 candidats. Le résultat se fabrique au barème : chaque votant classe ses joueurs et les points s’additionnent, comme le barème du scrutin le détaille.
Trois choses méritent un œil d’ici là. La dispersion des six Espagnols, d’abord : un contingent nombreux attire les voix autant qu’il les divise. La défense de son titre par Dembélé ensuite, lui qui n’est pas champion du monde. Et l’arbitrage que rendront les votants entre une saison de club entière et cinq semaines de juillet.
Une dernière donnée mérite d’être gardée en tête. Sur quatre éditions décernées une année de Coupe du monde depuis 1998, deux lauréats n’avaient pas joué la finale du tournoi. La fenêtre ouvre une porte, elle ne la franchit pour personne.
Le 8 septembre a livré les noms, la soirée londonienne livrera le classement. Entre les deux, près de sept semaines de pronostics qui pèseront exactement zéro point.
Rendez-vous au London Palladium le 26 octobre. Les bulletins, eux, sont arrêtés depuis le 19 juillet.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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