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Sommaire
Décryptage
3 803 mètres de dénivelé attendent les coureurs de la course en ligne des Mondiaux dimanche à Montréal. Le relief n’arrive pas au compte-gouttes : il est empilé dans les douze tours d’un circuit de 13,4 km tracé autour du mont Royal, le 27 septembre, quand le reste de la journée ne monte presque pas.
Le maillot arc-en-ciel se jouera sans son tenant. Tadej Pogacar, blessé à la clavicule au Tour d’Espagne en août, ne prendra pas le départ, rapporte Radio-Canada. Remco Evenepoel arrive donc en position de force, une semaine après son quatrième sacre consécutif sur le contre-la-montre, où le Français Paul Seixas a décroché le bronze à 19 ans.
En bref
- 273,7 km et 3 803 m de dénivelé dimanche 27 septembre, de Brossard au parc Jeanne-Mance.
- Une approche de 112,9 km presque plate, puis douze tours d’un circuit de 13,4 km qui pèsent 269 m chacun.
- La voie Camillien-Houde, 2,3 km à 6,2 %, gravie douze fois, vaut à elle seule 45 % du dénivelé.
- Chemin de la Polytechnique à plus de 11 %, arrivée en faux plat montant avenue du Parc.
- Tadej Pogacar, tenant du titre, est forfait ; les femmes courent la veille sur 180,4 km et 2 570 m.
Cent treize kilomètres avant la vraie course
Le départ est donné au Quartier Dix30, à Brossard, sur la rive sud du Saint-Laurent. Le peloton traverse la Montérégie, franchit le pont Samuel-De Champlain, puis rejoint le mont Royal. Le comité organisateur a prévu la même entrée en matière pour les deux courses en ligne élites, comme l’indiquent les parcours dévoilés à l’automne dernier.
Pendant cent treize kilomètres, il ne se passera à peu près rien d’autre qu’une échappée à laisser filer. Aucune difficulté ne vient trier le peloton avant le fleuve.
Retirez les douze tours de circuit des 273,7 km de la fiche d’épreuve, il reste 112,9 kilomètres d’approche. Ce ruban ne pèse que 575 mètres de dénivelé, soit cinq mètres de montée par kilomètre. Sur le circuit, chaque tour en aligne 269 pour 13,4 kilomètres, c’est-à-dire vingt mètres par kilomètre. Quatre fois plus.
La courbe du dénivelé cumulé montre cette bascule mieux qu’un profil d’étape.

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Camillien-Houde, douze fois
La voie Camillien-Houde est l’escalier principal du tour. Le comité organisateur l’annonce à 2,3 kilomètres à 6,2 % de moyenne. La fiche de l’UCI, qui ne retient que la partie raide, donne 1,67 kilomètre à 7,4 % avec un maximum à 10 %. Deux mesures, une seule côte, prise à deux endroits.
À 6,2 % sur 2,3 kilomètres, chaque passage vaut environ 142 mètres de montée, une quarantaine d’étages. La seule Camillien-Houde apporte donc près de 1 710 mètres de dénivelé sur la journée, soit 45 % du total. Douze fois la même pente.
Trop courte pour créer un écart définitif, assez longue pour entamer un rouleur : elle travaille par accumulation. Au huitième passage, le compteur affichera déjà 2 727 mètres de montée, et il restera quatre tours à faire. C’est là, et pas avant, que le parcours commence à répondre.

La Polytechnique, puis une ligne droite qui monte
La deuxième difficulté arrive juste derrière : le chemin de la Polytechnique, où la pente dépasse 11 % par endroits. Elle est courte, sèche, et tombe au moment où les jambes viennent de basculer.
Un tour qui monte 269 mètres en redescend autant. Le circuit rend chaque fois le terrain gagné, ce qui interdit de compter sur la seule montée pour s’isoler. Il se referme avenue du Parc, un faux plat montant qui sert de ligne d’arrivée à toutes les épreuves de la semaine, jusqu’au parc Jeanne-Mance. Une ligne droite qui a l’air plate et qui ne l’est pas.
Segment par segment, voici ce que la journée impose au peloton.
| Segment | Longueur | Dénivelé | Passages |
|---|---|---|---|
| Approche Brossard, mont Royal | 112,9 km | 575 m | 1 |
| Circuit du mont Royal | 13,4 km | 269 m par tour | 12 |
| Voie Camillien-Houde | 2,3 km à 6,2 % | 142 m par ascension | 12 |
| Chemin de la Polytechnique | passages à plus de 11 % | compris dans les 269 m | 12 |
| Avenue du Parc, arrivée | faux plat montant | compris dans les 269 m | 12 |
| Total hommes, 27 septembre | 273,7 km | 3 803 m | 12 tours |
| Total femmes, 26 septembre | 180,4 km | 2 570 m | 8 tours |
Ce que le chrono a déjà dit
Le contre-la-montre du 20 septembre a servi de premier test, sur un tout autre terrain : 39,2 kilomètres pour 220 mètres de dénivelé. Le tracé passait par le parc Jean-Drapeau et le circuit Gilles-Villeneuve, là où la puissance décide seule.
Remco Evenepoel l’a bouclé en 44 min 53 s, avec 57 secondes d’avance sur l’Italien Filippo Ganna, selon franceinfo. Paul Seixas, en bronze, a terminé à 1 min 13 s. Dimanche, le rapport de force change : le dénivelé est dix-sept fois supérieur, et la course dure près de sept heures au lieu de trois quarts d’heure.
Ce que ce tracé sélectionne
Sur les 3 803 mètres de dénivelé de la course en ligne des Mondiaux de Montréal, le 27 septembre 2026, 3 228 mètres se concentrent dans les douze tours du mont Royal, soit 85 % du total. La sélection se fera donc après le cent treizième kilomètre, par répétition plutôt que par altitude.
Le profil ne récompense ni les purs grimpeurs, qui manquent de longueur pour creuser un écart, ni les sprinteurs, qui auront laissé filer l’arrivée bien avant. Radio-Canada cite Remco Evenepoel, le Mexicain Isaac del Toro, Paul Seixas, le Britannique Tom Pidcock et le Néerlandais Mathieu van der Poel. Cinq coureurs capables de relancer douze fois d’affilée.
Sans le tenant du titre, la lecture change encore. Le coureur qui tient les douze relances et gagne un sprint réduit en haut d’un faux plat part avec un avantage net sur les purs puncheurs.
Les femmes ouvrent le bal la veille, le 26 septembre, sur 180,4 kilomètres et 2 570 mètres de dénivelé. Huit tours au lieu de douze, le même escalier, et une approche réduite à 73 kilomètres.

Dimanche, départ à 9 heures
D’ici là, les espoirs et les juniors se partagent la semaine, du 22 au 25 septembre. Le circuit du mont Royal aura donc été emprunté par toutes les catégories avant les élites, ce qui donnera au peloton une lecture précise de l’endroit où la course casse.
Le départ des hommes est fixé à 9 h à Brossard. AAP convertissait le 12 septembre les créneaux montréalais à l’heure française : soit 15 h en France, pour une course qui occupera tout l’après-midi.
Douze passages plus tard, le maillot arc-en-ciel se jouera sur une avenue qui monte sans le dire.
Questions courantes
À quelle heure la course en ligne hommes doit-elle arriver ?
L’arrivée est attendue vers 15 h 40, heure de Montréal, soit six heures et quarante minutes de course selon le programme du comité organisateur.
Qui sont les favorites de la course en ligne femmes ?
L’UCI cite la Néerlandaise Demi Vollering, qui a dominé les classiques ardennaises au printemps et remporté le maillot jaune, la Belge Lotte Kopecky, championne du monde en 2023 et en 2024, et la Canadienne Madeleine Vallières Mill devant son public.
Combien de titres mondiaux se jouent à Montréal ?
Treize titres sont décernés entre le 20 et le 27 septembre, pour un millier de coureurs venus de cent nations, selon l’UCI.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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